Daubigny : les travailleuses et travailleurs dénoncent l'impasse des négociations et réclament des gestes concrets
QUÉBEC, le 1er nov. 2026 /CNW/ -- Des travailleuses et travailleurs des cliniques vétérinaires Daubigny se sont rassemblés, ce dimanche devant le Centre vétérinaire Daubigny, pour dénoncer le peu de progrès réalisé dans leurs négociations. Certaines cliniques sont syndiquées depuis plus d'un an. Les membres demandent à la direction de la multinationale de proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l'impasse.
Au Québec, Daubigny compte plus de 100 cliniques, moins de services, des prix plus élevés et des salarié-es toujours en attente à la table de négociation.
Avec son réseau de plus d'une centaine d'établissements, Daubigny constitue l'un des plus grands regroupements de cliniques vétérinaires au Québec.
« Durant son expansion, le Groupe Daubigny n'a montré aucun signe de manque de liquidités. L'entreprise a acheté, en un temps record, des dizaines et des dizaines de cliniques partout au Québec. Maintenant, lorsqu'il est question de négocier des conventions collectives pour ses salarié-es, nos vis-à-vis nous disent qu'ils n'ont pas les mandats nécessaires pour faire avancer les choses », dénonce la présidente par intérim de la Fédération des professionnèles, Kathrin Peter.
Les négociations traînent depuis plusieurs mois et, pour certaines unités syndicales, l'attente dure depuis plus d'un an. Pour la présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs en santé animale de la Montérégie, Josée Labelle, l'attitude de la partie patronale témoigne d'un profond manque de considération envers les revendications du personnel. « Ça fait des mois que les choses traînent à la table de négociation. Notre employeur essaie clairement de nous décourager en faisant du surplace. Mais nous sommes toujours là, et nous ne lâcherons pas. Nos membres méritent des conditions de travail à la hauteur de leur expertise et de leur engagement. Il est temps que Daubigny prenne ses responsabilités et négocie sérieusement », affirme-t-elle.
La présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs en santé animale de Montréal, Claire Dupuis, souligne pour sa part l'importance du rassemblement devant le siège social de l'entreprise. « Nous sommes rassemblés aujourd'hui devant la principale clinique de Daubigny, pour leur faire comprendre une chose : nous ne nous laisserons pas décourager. Derrière leur image de marque et leur expansion se trouvent des travailleuses et des travailleurs qui font vivre leurs cliniques au quotidien. Nous exigeons du respect, des négociations qui avancent et des résultats concrets. »
La balle est dans le camp de Daubigny.
Les travailleuses et travailleurs ont fait leur part en se mobilisant et en portant leurs revendications à la table de négociation. Il appartient maintenant à la direction de Daubigny de démontrer qu'elle prend ses salarié-es au sérieux. Le développement rapide de l'entreprise ne peut se faire au détriment de celles et ceux qui contribuent chaque jour à son succès.
À propos :
La Fédération des professionnèles (FP-CSN) compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu'elle regroupe représentent près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans six grands secteurs: santé et des services sociaux, éducation, organismes gouvernementaux, économie sociale et action communautaire, santé animale, ainsi que le secteur privé.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour plus d'information : Idriss Amraoui, conseiller aux communications à la CSN 438 871-2263, [email protected]
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