Afin de réduire les freins à la demande d'aide, l'organisme offre désormais la possibilité aux adolescent•e•s de se confier vocalement et à leur rythme.
MONTREAL, le 26 oct. 2026 /CNW/ -- Alors que Tel-jeunes annonçait en août dernier que 84 % des ados québécois•e•s se retiendraient de demander de l'aide même face à un problème qui leur semble insurmontable, l'organisme fait évoluer ses services afin de faciliter le passage vers l'aide. Tel-jeunes devient ainsi le premier service d'intervention professionnelle de première ligne au Québec à intégrer les messages vocaux à son service de clavardage.
Les adolescent•e•s peuvent désormais choisir de se confier à un•e intervenant•e par écrit, par message vocal ou en combinant les deux, selon leurs besoins.
« Depuis plusieurs années, les ados nous demandent d'ajouter les messages vocaux comme moyen de communication dans nos services, souligne Myriam Day Asselin, directrice des services et de l'expertise à Tel-jeunes. Pour beaucoup d'entre eux•elles, c'est devenu une façon naturelle de livrer leurs émotions et de décrire des situations complexes. Savoir qu'il est possible de se confier à leur façon peut faire toute la différence entre demander de l'aide et rester seul•e avec son problème. »
D'ailleurs, l'évaluation menée auprès des utilisateur•trice•s confirme déjà que ce mode de communication fluidifie les confidences. Les intervenant•e•s, de leur côté, observent un gain d'efficacité et de qualité dans les échanges, un facteur déterminant pour aider les jeunes rapidement et adéquatement. À cela s'ajoute une meilleure accessibilité du service, particulièrement pour les jeunes ayant des limitations fonctionnelles.
Une nouvelle porte d'entrée vers l'intervention psychosociale
Aujourd'hui, 80 % des adolescent•e•s qui contactent Tel-jeunes le font par écrit, avec une prédominance marquée pour le clavardage. En intégrant les messages vocaux à ce canal déjà privilégié par les jeunes, l'organisme offre donc une formule hybride qui combine la spontanéité de la voix et la flexibilité de l'écrit. Contrairement à un appel, l'échange n'a pas à se faire entièrement en direct : l'ado peut passer de l'écrit au vocal, et vice versa, selon ce qu'il•elle souhaite exprimer et ce qui lui semble le plus confortable à chaque moment de la conversation. Cette liberté lui permet de garder davantage de contrôle sur son échange, tout en facilitant l'expression d'émotions ou de situations parfois difficiles à mettre par écrit.
Pensée pour laisser aux ados le contrôle sur la façon dont ils•elles souhaitent s'exprimer, la fonctionnalité permet notamment de :
- Réécouter le message avant l'envoi
- Effacer et recommencer selon les besoins de l'adolescent•e
- Passer avec fluidité de l'écrit à l'audio au sein d'une même conversation
Une démarche rigoureuse menée avec et pour les ados
Cette évolution découle d'une démarche d'écoute des jeunes déployée par l'organisme, dans l'optique d'offrir des fonctionnalités qu'ils•elles réclament. En 2025, Tel-jeunes a rencontré son comité consultatif jeunesse et réalisé un sondage auprès d'élèves du secondaire, dans lequel 95 % des jeunes interrogé•e•s se sont montré•e•s favorables à l'intégration des messages vocaux. Par la suite, l'organisation a mené plusieurs phases de tests avec des jeunes et son équipe d'intervention, puis auprès d'ados et d'intervenant•e•s de maisons de jeunes de différentes régions du Québec afin de valider la fonctionnalité dans des contextes variés.
Alors que les demandes d'aide chez Tel-jeunes ont augmenté de près de 20 % en 2025 et que les intervenant•e•s font face à des situations de détresse de plus en plus complexes, ce nouveau moyen de communication offre des repères supplémentaires afin de mieux saisir les besoins des ados et adapter leur intervention. Les tests menés ont notamment fait ressortir le potentiel de la voix pour enrichir l'intervention et faciliter la connexion avec l'ado.
« Pouvoir entendre la voix de l'ado, son débit et son ton, ça nous donne une meilleure idée de son état et ça nous aide à mieux nous ajuster pendant l'échange, relate Emmanuelle Gosselin, intervenante psychosociale à Tel-jeunes. Par exemple, une expérience récente m'a permis de faire des exercices de respiration avec un ado en détresse, les bénéfices ont été directs. »
Afin d'intégrer cette nouvelle dynamique d'écoute tout en maintenant la qualité de la relation d'aide, l'ensemble de l'équipe d'intervention de Tel-jeunes a également bénéficié d'une formation clinique adaptée à l'utilisation des messages vocaux.
Le développement et le déploiement de cette nouvelle fonctionnalité ont été réalisés avec l'appui de partenaires technologiques, dont Levio, firme québécoise de services-conseils en affaires et technologies, qui a accompagné Tel-jeunes dans sa conception et son intégration au service de clavardage, ainsi qu'Amazon Web Services (AWS), ainsi qu'Amazon Web Services (AWS), qui fournit à Tel-jeunes la solution infonuagique la plus complète et la plus largement adoptée au monde pour soutenir son fonctionnement.
La fonctionnalité est disponible dès maintenant sur le service de clavardage de Tel-jeunes, accessible via teljeunes.com.
À propos de Tel-jeunes
Tel-jeunes est un service d'aide professionnelle de première ligne gratuit, destiné aux adolescent•e•s du Québec, ainsi qu'à leurs parents. Fondé en 1991, cet organisme à but non lucratif offre une écoute attentive, rassurante et sans jugement aux jeunes qui contactent son équipe d'intervention professionnelle, quelles que soient leurs questions, craintes ou difficultés. Les services de Tel-jeunes sont offerts 7 jours sur 7, par téléphone, texto et clavardage.
SOURCE Tel-jeunes

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