Dans un contexte de remise en question du système fiscal, 51 % des répondants jugent que la Mégadéduction à la productivité favoriserait de nouveaux investissements de capitaux
TORONTO, le 28 oct. 2026 /CNW/ -- Les dirigeants d'entreprise du Canada veulent que le budget fédéral de cette année passe à l'action pour faire avancer les priorités gouvernementales, accélérer la réalisation des grands projets, attirer les investissements et adopter des réformes favorisant la transition économique. Un nouveau sondage de KPMG au Canada révèle que 42 % des entreprises considèrent l'accélération de la réalisation des grands projets et la réduction du fardeau réglementaire, notamment pour les infrastructures et les corridors commerciaux, comme la principale priorité du prochain budget fédéral.
L'investissement demeure une priorité pour les entreprises, 41 % d'entre elles demandant des mesures pour attirer les capitaux étrangers et éviter la fuite des investissements hors du Canada. Par ailleurs, 39 % souhaitent un appui plus important à des secteurs stratégiques comme l'énergie, les minéraux critiques et la fabrication avancée. La moitié (51 %) d'entre elles affirment également que la Mégadéduction à la productivité, mesure phare du gouvernement fédéral, favorisera de nouveaux investissements.
« Les entreprises envoient un signal clair selon lequel la réalisation de grands projets est essentielle à la croissance et à la compétitivité du Canada », a déclaré Kaytlyn Barber, associée et leader nationale, Services en infrastructure, en projets d'immobilisations et en développement durable, KPMG Canada. « Le Canada a l'occasion de construire les infrastructures et de renforcer les secteurs stratégiques qui soutiendront son économie pour les années à venir. Toutefois, le gouvernement ne peut y parvenir seul. Le milieu des affaires canadien a un rôle essentiel à jouer, en mobilisant les capitaux, l'expertise et l'ambition nécessaires pour convertir ces occasions en croissance économique. »
Priorités commerciales pour le budget 2026
« Le contexte actuel des marchés obligataires réduit la souplesse budgétaire des économies avancées, mais le Canada demeure en mesure de générer d'importants gains économiques au moyen de réformes structurelles favorisant sa croissance à long terme », a déclaré Ali Jaffery, associé et économiste en chef de KPMG au Canada. « La simplification de la réglementation est un moyen efficace et peu coûteux d'améliorer le climat d'investissement. Et le moment est venu d'avoir une conversation sérieuse sur la réforme fiscale. Le moyen le plus évident d'y parvenir est de simplifier le système fiscal, en le rendant moins complexe et moins coûteux à administrer pour les entreprises. »
Le sondage indique qu'une forte majorité des répondants souhaite une réforme fiscale : 87 % sont en faveur d'un examen global du régime fiscal, 85 % préconisent une simplification du système et 88 % demandent des mesures plus vigoureuses pour favoriser l'investissement.
La Mégadéduction à la productivité est un catalyseur d'investissement
La nouvelle Mégadéduction à la productivité du gouvernement fédéral, dont le coût est estimé à 36 milliards de dollars sur 5 ans, permet aux entreprises de déduire immédiatement le coût total d'un plus large éventail d'investissements admissibles. Les résultats du sondage indiquent que cette mesure influencera à la fois l'ampleur et le calendrier des décisions d'investissement futures. Lorsqu'on leur a demandé quelle incidence la « Mégadéduction » aura sur leurs plans d'investissement au cours des cinq prochaines années, les chefs d'entreprise ont répondu :
- 51 % affirment qu'elle favorisera les investissements dans de nouvelles machines, de nouveaux équipements, de nouvelles technologies et de nouveaux projets d'immobilisations.
- 44 % affirment qu'elle accélérera les investissements déjà à l'étude
- 49 % affirment qu'elle augmentera leurs investissements au Canada
- 45 % estiment que cette mesure améliore la compétitivité et l'attractivité du Canada à l'égard des investissements à l'échelle mondiale
Les secteurs exigeant des investissements majeurs et récurrents en immobilisations figurent parmi les plus fervents partisans de cette nouvelle déduction. Parmi les répondants des secteurs de l'agriculture, de l'automobile, de la construction et de la fabrication, 69 % affirment que la mesure favoriserait de nouveaux investissements.
« La nouvelle Mégadéduction à la productivité pourrait véritablement influencer les décisions d'investissement, particulièrement dans les secteurs nécessitant d'importants investissements initiaux en capital », a déclaré Lachlan Wolfers, leader national, KPMG cabinet juridique. « Dans le cas de projets dont la décision d'investissement est serrée, des conditions fiscales plus avantageuses peuvent faire toute la différence. Selon nos résultats, cette mesure pourrait influencer à la fois le niveau des investissements des entreprises et le calendrier de leur mise en œuvre. »
Toute baisse d'impôt comporte un coût budgétaire
Selon le sondage, 52 % des répondants veulent alléger l'impôt sur le capital et 49 % souhaitent une réduction du taux d'imposition des sociétés pour renforcer la compétitivité de l'économie canadienne. Cependant, les avis divergent sur les moyens que le gouvernement devrait privilégier pour récupérer les revenus perdus en raison d'allégements fiscaux.
Lorsqu'on leur a demandé comment financer d'importantes réductions de l'impôt des particuliers ou des sociétés, les chefs d'entreprise ont privilégié la réduction des dépenses de fonctionnement du gouvernement. Une stratégie reposant sur une combinaison de mesures arrivait tout juste derrière.
Autres constatations :
- 35 % : Réduire les dépenses de fonctionnement du gouvernement
- 32 % : Une combinaison de taxes à la consommation plus élevées, de réductions des dépenses gouvernementales et d'emprunts
- 14 % : Réduire les nouveaux investissements publics dans les projets structurants
- 11 % : Augmenter d'autres taxes, comme les taxes à la consommation (p. ex., la TPS)
- 8 % : Accroître les emprunts gouvernementaux
« Ces résultats illustrent toute la difficulté de mener un débat concret sur la réforme fiscale, a déclaré Brian Ernewein, conseiller principal, Fiscalité nationale, KPMG au Canada. Si certaines propositions visent à déplacer une plus grande part de la charge fiscale du revenu vers la consommation, les dirigeants d'entreprise ne s'entendent pas sur la meilleure façon de financer des allégements fiscaux et de compenser le manque à gagner pour l'État. »
À propos du sondage sur le budget fédéral 2026 de KPMG
KPMG Canada a mené un sondage auprès de 346 propriétaires d'entreprise et décideurs canadiens du 22 septembre au 2 octobre 2026. Tous les répondants sont membres du Angus Reid Forum. Parmi les répondants, 21 % dirigent des entreprises dont les revenus bruts annuels s'élèvent à 1 milliard de dollars ou plus; 34 %, des entreprises affichant des revenus de 500 millions à moins de 1 milliard de dollars; 10 %, de 300 millions à moins de 500 millions de dollars; 16 %, de 100 millions à moins de 300 millions de dollars; et 19 %, de 10 millions à moins de 100 millions de dollars.
Au sein de l'échantillon, 57 % des entreprises sont à capital fermé, 24 % sont détenues par des sociétés de capital-investissement, 17 % sont inscrites en bourse et 2 % sont des filiales de sociétés étrangères. Parmi les entreprises représentées, 48 % étaient établies en Ontario, 16 % en Colombie-Britannique, 15 % au Québec, 11 % en Alberta, 6 % en Saskatchewan et au Manitoba, et 3 % au Canada atlantique.
À propos de KPMG au Canada
KPMG LLP, société à responsabilité limitée, est un cabinet d'audit, de fiscalité et de conseil à service complet, détenu et géré par des Canadiens. Depuis plus de 150 ans, nos professionnels fournissent aux Canadiens tout un éventail de services-conseils, de services de comptabilité et d'audit et de services fiscaux qui inspirent la confiance, favorisent le changement et stimulent l'innovation. Guidé par nos valeurs fondamentales d'intégrité, d'excellence, de courage, de collaboration et d'amélioration, KPMG emploie plus de 10 000 personnes dans plus de 40 sites à travers le Canada, au service de clients des secteurs privé et public. KPMG est régulièrement considéré comme l'un des meilleurs employeurs du Canada et l'un des meilleurs lieux de travail du pays.
Le cabinet est constitué en vertu des lois de l'Ontario et membre de l'organisation mondiale KPMG de cabinets indépendants affiliés à KPMG International Limited, société de droit anglais à responsabilité limitée par garantie. Chaque cabinet KPMG est une entité juridiquement distincte et se décrit comme tel. Pour en savoir plus, consultez le site kpmg.com/ca.
Demandes de renseignements des médias :
Nancy White
Service national des communications et Relations avec les médias
KPMG au Canada
416 777-3306
SOURCE KPMG LLP


Share this article