Ligne de transport cédée à une co-entreprise privée : la réconciliation est possible sans privatisation
MONTRÉAL, le 6 nov. 2026 /CNW/ -- Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) réagit au fait qu'Hydro-Québec va céder au Conseil mohawk de Kahnawà:ke une participation de 50 % dans une co-entreprise privée qui détiendra une ligne de transport d'électricité à destination de l'État de New York à partir du poste Hertel. La communauté mohawk deviendra ainsi actionnaire d'un tronçon de 58 kilomètres de ligne de transport, une première dans l'histoire.
Le SCFP salue l'esprit de la démarche de réconciliation et appuie le principe que la communauté de Kahnawà:ke puisse détenir des actifs du réseau électrique du Québec. Cependant, il s'oppose vivement à la forme choisie dans ce cas-ci, soit une co-entreprise privée et non une entreprise publique. Par exemple, cette forme de propriété ouvre la porte à la revente éventuelle des participations des deux parties à une entreprise multinationale de l'énergie.
Elle pave aussi la voie à la poursuite du démantèlement du caractère public d'Hydro-Québec entrepris par la CAQ de François Legault, Pierre Fitzgibbon et Christine Fréchette, notamment avec le projet de loi 13 adopté en 2023 et le projet de loi 69 adopté en 2025.
« Nous espérons que le nouveau ministre de l'Énergie, Stéphane Paquet, renversera la vapeur, cessera toute forme de privatisation et annoncera que tout actif de production et de distribution d'électricité reviendra sous plein contrôle public. Nous croyons que le nouveau gouvernement du Parti québécois sera sensible au modèle d'émancipation collective légué par René Lévesque et la Révolution tranquille. Tout nouveau partenariat avec une nation autochtone devrait garantir la pérennité du caractère public des actifs », de commenter Frédéric Savard, porte-parole du secteur Énergie du SCFP-Québec.
« La souveraineté populaire quant à l'énergie est primordiale, surtout dans le contexte économique et politique actuel. L'héritage de la CAQ en la matière est clair : liquider des biens publics et permettre à des actionnaires privés de s'emparer de cette richesse sous différents prétextes, comme une supposée transition verte ou la réconciliation avec les nations autochtones », selon Frédéric Savard.
Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente près de 16 500 membres dans le secteur énergie. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l'éducation, les universités, les municipalités, les sociétés d'État et organismes publics, les transports aérien et terrestre, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.
SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements : Sébastien Goulet, Service des communications du SCFP, 438 882-3756
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