Le Canada fait progresser l'action mondiale en faveur de la nature lors de la 17e conférence des Nations Unies sur la biodiversité
EnglishEREVAN, Arménie, le 2 nov. 2026 /CNW/ -- L'honorable Julie Dabrusin, ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature, et l'honorable Nathalie Provost, secrétaire d'État (Nature), ont conclu la participation du Canada à la 17e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), qui s'est tenue du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie. Lors de la COP17, le Canada a collaboré avec des partenaires internationaux pour accélérer la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et encourager les efforts déployés dans le monde pour mettre un frein et remédier au déclin de la biodiversité d'ici 2030. La délégation du Canada était formée de représentants des peuples autochtones, de la société civile, du secteur privé, des jeunes ainsi que des gouvernements provinciaux et territoriaux, reflétant la mobilisation de l'ensemble de la société pour conserver la nature.
Tout au long de la conférence, le Canada a fait valoir des solutions concrètes pour conserver la biodiversité, faire progresser la conservation dirigée par les Autochtones, renforcer la responsabilisation entourant les engagements mondiaux et mobiliser du financement pour la nature. En tant que cheffe de la délégation, la ministre Dabrusin a échangé avec des partenaires et intervenants canadiens et internationaux lors de réunions bilatérales stratégiques, de tables rondes de haut niveau et de séances réunissant toutes les sphères de la société avec l'objectif de favoriser la coopération mondiale sur la protection de la nature. La secrétaire d'État (Nature) Nathalie Provost a animé des rencontres avec des partenaires et des parties prenantes sur les formes de financement novatrices pour la nature et a appuyé la présidence de la COP17 en faisant progresser les négociations sur l'examen mondial des progrès collectifs réalisés dans la mise en œuvre du Cadre.
Le Canada a également souligné le rôle essentiel que jouent les océans en santé en favorisant la biodiversité, des communautés résilientes et des économies responsables. Lors d'une séance sur les océans tenue dans le cadre de la COP17 par le World Resources Institute (institut des ressources mondiales) et le secrétariat de la conférence Our Ocean, la ministre Dabrusin était aux côtés de leaders mondiaux pour discuter de l'importance de conserver les habitats marins et de soutenir des pêches durables pour garder les océans en santé et créer des collectivités et des économies résilientes aux changements climatiques pour les générations à venir. Le Canada accueillera la 12e conférence Our Ocean en mai 2027, ce qui sera une autre occasion de resserrer la coopération internationale en vue de protéger les océans qui relient nos pays.
L'un des principaux objectifs de la participation du Canada était de mobiliser davantage d'investissements en faveur de la nature. Le Canada a mis ce travail en valeur lors d'une séance officielle parallèle qu'il a organisée, soit une table ronde de haut niveau sur les formes de financement novatrices pour la nature autour du thème « Semer les graines d'un avenir résilient et prospère pour tous ». Cette séance, animée par la secrétaire d'État (Nature) Nathalie Provost, a réuni des participants pour discuter des approches novatrices de financement pour la nature au Canada et ailleurs dans le monde. Créé en août 2026, le Groupe d'experts sur la comptabilisation du capital naturel et le financement pour la nature du Canada a démontré la volonté du Canada de débloquer de nouvelles sources d'investissements et de mieux tenir compte de la nature dans la prise de décisions économiques.
Le leadership autochtone était un autre thème central dans la participation du Canada à la COP17. Lors d'une deuxième séance officielle parallèle organisée par le Canada, sous le thème « Terres, héritage et leadership : la conservation dirigée par les peuples autochtones au Canada », des représentants de l'accord historique portant sur l'initiative « T.N.-O. : Notre territoire pour l'avenir » ont mis en lumière les progrès réalisés dans le cadre de cette initiative de financement de projets pour la permanence, ainsi que le rôle crucial du leadership autochtone dans la protection de la nature. Signé en 2024, l'accord vise à protéger jusqu'à 380 000 kilomètres carrés de terres et d'eaux intérieures dans les Territoires du Nord-Ouest, soit 2 % du territoire canadien. Les représentants autochtones ont expliqué comment leur vécu contribue aux progrès vers l'atteinte des objectifs de conservation du Canada et dans le monde, tandis que la secrétaire d'État (Nature) Nathalie Provost et d'autres panélistes ont souligné l'importance du financement à long terme et de la conservation dirigée par les Autochtones.
Les travaux menés à la COP17 ont permis de renforcer les partenariats internationaux en faveur de la conservation de la biodiversité et d'une exploitation durable des ressources. Le Canada a joint les rangs de plusieurs coalitions mondiales qui sont en phase avec les priorités de la stratégie du Canada pour protéger la nature, Une force de la nature, notamment la coalition pour l'action en vue de rétablir les espèces en voie de disparition (CARES), les amis des crédits pour la nature et la biodiversité ainsi que le carrefour d'action d'Erevan en faveur des autres mesures mondiales de conservation efficaces par zone (AMCEZ). Le Canada poursuit ses efforts de conservation de la nature au moyen d'autres mesures mondiales de conservation efficaces par zone terrestres et aquatiques reconnues, contribuant à leur essor dans le monde.
À la COP17, le message du Canada était clair : la conservation dirigée par les Autochtones et l'utilisation pérenne de la nature sont d'une importance capitale pour assurer notre prospérité et notre résilience collectives à long terme. Les droits des peuples autochtones, notamment leur droit fondamental à l'autodétermination, ne devraient pas être négociables. Tout au long des négociations portant sur le nouvel organe de la Convention consacré à l'engagement des peuples autochtones, le Canada a fermement préconisé des modalités favorisant la participation pleine et entière des peuples autochtones aux décisions internationales relatives à la nature. Bien que les Parties soient finalement parvenues à une issue permettant au nouvel organe d'entreprendre ses importants travaux, le Canada est demeuré résolument engagé à l'égard de la pleine reconnaissance, de la représentation et de la participation des peuples autochtones, et continuera de défendre ces principes à l'avenir.
Le Canada continuera de travailler avec ses partenaires pour stimuler la mise en œuvre du Cadre, promouvoir des solutions novatrices et obtenir des résultats concrets en vue de mettre un frein et de remédier au déclin de la biodiversité, tout en veillant à ce que la conservation dirigée par les Autochtones demeure au cœur des efforts mondiaux visant à protéger la biodiversité.
Citations
« La protection de la nature et de la biodiversité est une responsabilité mondiale qu'aucun pays ne peut assumer seul. Lors de la COP17, le Canada a travaillé avec des partenaires du monde entier pour renforcer la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et accélérer les mesures visant à atteindre nos objectifs communs pour 2030. Grâce à la coopération internationale, au leadership autochtone, à des solutions novatrices et à des mesures soutenues, nous pouvons contribuer à mettre un frein et à remédier au déclin de la biodiversité tout en créant un avenir plus résilient et prospère pour les populations et la nature. »
- L'honorable Julie Dabrusin, ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature
« Pour protéger la nature, il faut plus que de l'ambition. Il faut des partenariats, de l'innovation et des investissements. À la COP17, le Canada a collaboré avec des partenaires internationaux, des peuples autochtones et des parties prenantes de tous les secteurs pour mettre de l'avant des solutions pratiques sur le financement pour la nature, la comptabilisation du capital naturel et la conservation de la biodiversité. En travaillant ensemble et en apprenant des expériences de chacun, les pays peuvent accélérer l'action, stimuler les investissements et progresser vers les objectifs communs en faveur de la biodiversité. L'élan créé à Erevan permettra de transformer les engagements mondiaux en action, assurant des communautés en santé, des économies résilientes et un avenir durable aux générations à venir. »
- L'honorable Nathalie Provost, secrétaire d'État (Nature)
Faits en bref
- La délégation du Canada a appuyé la présidence arménienne de la COP17 et son approche visant à renforcer la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en vue d'atteindre les objectifs et les cibles qu'il comporte. À la COP17, les Parties ont adopté les Lignes directrices de Sevan, qui établissent les règles de fonctionnement du nouvel organe subsidiaire permanent de la Convention sur la biodiversité biologique consacré à l'article 8(j). Cet organe favorise la participation des peuples autochtones et des collectivités locales à l'élaboration des politiques et des mesures internationales en matière de biodiversité.
- Le 31 mars 2026, le premier ministre Mark Carney a annoncé un investissement de 3,8 milliards de dollars dans la nature de la part du gouvernement fédéral dans le cadre de la stratégie du Canada pour protéger la nature, Une force de la nature. La stratégie repose sur trois piliers d'action pour aider à harmoniser la protection de la nature et la croissance économique, soit « Protéger la nature au Canada », « Bien bâtir le Canada » et « Valoriser la nature et mobiliser des capitaux ».
- Le Canada dispose d'un vaste capital naturel, notamment 24 % des forêts boréales du monde, 37 % des lacs et 25 % des milieux humides. Environ 80 000 espèces y vivent. La protection de ces actifs naturels est une responsabilité; en retour, elle nous permet de renforcer la résilience économique et la compétitivité du Canada.
- La coalition pour l'action en vue de rétablir les espèces en voie de disparition (CARES) appuie la mise en œuvre de la cible 4 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal visant à enrayer l'extinction des espèces et à favoriser leur rétablissement.
- La coalition des amis des crédits pour la nature et la biodiversité promeut des dialogues internationaux sur les politiques, le partage de connaissances et la coopération entourant les crédits pour la nature.
- Le carrefour d'action d'Erevan en faveur des autres mesures mondiales de conservation efficaces par zone, une initiative phare de la présidence de la COP17, permet d'assurer un leadership de haut niveau et de militer pour le recours à ce type de mesures.
Liens connexes
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SOURCE Environnement et Changement climatique Canada

Personnes-ressources : Amy Falkner, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature, 873-355-9725, [email protected]; Marie-France Proulx, Directrice des communications, Cabinet de la secrétaire d'État (Nature), [email protected]; Relations avec les médias, Environnement et Changement climatique Canada, 819-938-3338 ou 1-844-836-7799 (sans frais), [email protected]
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