Promesse tenue : Le gouvernement Fréchette dépose un projet de loi pour renforcer l'utilisation du français en formation professionnelle et en formation générale des adultes
QUÉBEC, le 4 juin 2026 /CNW/ - Afin de continuer le travail amorcé il y a près de cinquante ans avec l'adoption de la Charte de la langue française et poursuivi en 2022 avec l'adoption de la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français (loi 96), le ministre de la Langue française, M. Jean-François Roberge, dépose le projet de loi 8, Loi encadrant la langue de l'enseignement en formation professionnelle et en formation générale des adultes. Concrètement, le projet de loi prévoit l'élargissement de la portée de la Charte de la langue française à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes. Le but : assurer l'avenir de notre langue officielle, le français.
Les données sont claires : si un Québécois obtient un diplôme en français, il parlera en français dans la vie de tous les jours. Les données du Tableau de bord sur la situation linguistique au Québec démontrent l'impact de la langue d'enseignement sur l'utilisation du français dans la vie quotidienne :
- 78 % des travailleurs allophones dont la langue d'enseignement du plus haut niveau de scolarité est le français utilisent le plus fréquemment cette langue au travail, comparativement à seulement 19 % des allophones qui ont reçu cet enseignement en anglais;
- 80 % des allophones dont la langue du plus haut niveau de scolarité est le français utilisent le plus fréquemment cette langue dans les commerces, une proportion près de quatre fois plus importante que chez les allophones qui ont reçu cet enseignement en anglais (21 %).
Puisque 68 % de l'effectif inscrit à la formation professionnelle (FP) en anglais se trouve sur l'île de Montréal et que 63 % de l'effectif inscrit à la formation générale des adultes (FGA) en anglais s'y trouve également, ce projet de loi contribuera directement à renforcer l'utilisation du français là où la situation de la langue est la plus précaire.
Rappelons que la proportion de personnes qui travaillent le plus fréquemment en français à Montréal (52 %) est nettement inférieure à ce qui est observé dans l'ensemble du Québec (74 %). De plus, la proportion de personnes qui utilisent le plus fréquemment le français dans les commerces à Montréal (62 %) est nettement inférieure à ce qui est observé dans l'ensemble du Québec (83 %).
L'absence de disposition encadrant l'admissibilité à recevoir l'enseignement en anglais en FP et en FGA favorise une surreprésentation des élèves recevant l'enseignement dans cette langue. Cela se répercute sur la situation linguistique au Québec en contribuant à l'anglicisation. Le gouvernement entend agir pour contrer cette situation.
Ce projet de loi est cohérent avec l'intégration nationale, le nouveau modèle de vivre-ensemble québécois établi par la Loi sur l'intégration à la nation québécoise adoptée l'an dernier. Ce projet de loi vient renforcer le statut du français comme seule langue officielle et commune du Québec, ainsi que comme langue normale et habituelle de l'enseignement, du travail, du commerce et des affaires, ainsi que de l'intégration des personnes immigrantes et de la communication interculturelle.
Citations :
« Pour protéger notre identité, on doit perpétuer notre culture et faire vivre notre langue officielle, le français. Aujourd'hui, on tient notre promesse et on s'assure de donner un nouvel outil aux Québécois afin qu'ils vivent, partout sur notre territoire, en français. »
Christine Fréchette, première ministre du Québec
« En élargissant la portée de la Charte à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes, nous continuons la mise en œuvre des objectifs de la Charte, soit de faire du français la seule langue officielle, la langue commune et la langue d'enseignement. Aujourd'hui, nous savons qu'étudier en français mène à travailler et à vivre en français. Je suis donc très fier du dépôt de ce projet de loi, qui est un geste concret pour assurer l'avenir et la vitalité du français et renforcer sa place partout au Québec, particulièrement à Montréal. »
Jean-François Roberge, ministre de la Langue française
« Au Québec, la langue française est au cœur de notre identité, elle fait partie de notre vie de tous les jours et elle doit demeurer omniprésente si on veut qu'elle continue ainsi. En étendant la Charte de la langue française à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes, comme c'est déjà le cas dans les écoles primaires et secondaires au Québec, nous posons un geste concret pour que les élèves apprennent et vivent en français, aujourd'hui comme pour l'avenir. »
Sonia LeBel, ministre de l'Éducation
Faits saillants :
- Le projet de loi permettrait d'étendre les exigences linguistiques à l'ensemble du cheminement scolaire préuniversitaire.
- Des dérogations seront prévues pour les ayants droit et dans certains cas, les enfants des ressortissants étrangers comme le personnel diplomatique, notamment.
- Une période transitoire permettra aux personnes inscrites dans un programme de FP ou un service de FGA en anglais avant l'entrée en vigueur de la loi de compléter leur formation.
- Le projet de loi n'aurait pas d'incidence sur la langue des programmes offerts dans un centre régional d'éducation des adultes établi dans une communauté autochtone qui dispense notamment des formations adaptées aux membres des Premières Nations. Ces modifications à la Charte, qui prévoient des exceptions permettant aux personnes admissibles d'obtenir des services en anglais, se font dans le respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise.
SOURCE Cabinet de la première ministre

Sources : Anne-Sophie Bonneau, Attachée de presse, Cabinet du ministre de la Langue française Tél. : 367 763-1146, [email protected]; Élodie Masson, Attachée de presse, Cabinet de la première ministre, Tél. : 367 990-8017, [email protected]; Marylène Le Houillier, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de l'Éducation, Tél. : 819 383-6625, [email protected]; Information : Relations avec les médias, Direction des communications, Ministère de la Langue française, Tél. : 418 781-9520, [email protected]
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