Stratégie gouvernementale des marchés publics 2026-2030 - Le gouvernement du Québec présente sa nouvelle stratégie pour acheter davantage québécois et soutenir les PME
ST-GEORGES, QC, le 23 juin 2026 /CNW/ - La ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de l'Efficacité de l'État et présidente du Conseil du trésor, Mme France-Élaine Duranceau, a présenté aujourd'hui la nouvelle Stratégie gouvernementale des marchés publics 2026-2030, une démarche ambitieuse visant à faire de l'achat public un levier économique encore plus puissant au service des entreprises québécoises, en particulier les PME, tout en renforçant l'efficacité de l'État. Pour l'occasion, elle était en compagnie de M. Samuel Poulin, ministre des Affaires municipales, et de M. Donald Martel, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
Dans un contexte économique marqué par des incertitudes et une concurrence accrue, le gouvernement pose un geste clair : acheter encore plus ici pour soutenir l'économie québécoise, stimuler l'innovation et renforcer l'autonomie du Québec. Avec près de 26 milliards de dollars en moyenne en contrats publics depuis 2018, le gouvernement du Québec dispose donc d'un puissant levier économique. La stratégie repose sur deux grands volets complémentaires : accroître l'efficacité de l'État et maximiser l'achat québécois. Elle prévoit notamment les mesures suivantes :
- Hausser l'achat québécois et responsabiliser les organismes publics, en portant à 60 % la part des biens acquis auprès d'entreprises d'ici et en exigeant des grands organismes qu'ils inscrivent leur cible à leur planification stratégique et en rendent compte annuellement;
- Intégrer davantage les matériaux et les aliments du Québec dans les infrastructures et les institutions publiques, en exigeant le bois, l'acier et l'aluminium d'ici dans les contrats de construction et en accroissant la présence des aliments québécois dans les hôpitaux, les écoles et les cégeps;
- Mettre fin au plus bas prix conforme dans sa forme actuelle, en valorisant la qualité, le rapport qualité-prix, le dialogue compétitif et les approches collaboratives dans l'adjudication des contrats publics;
- Rendre l'État plus accessible et prévisible pour les entreprises, grâce à des forums sectoriels périodiques, au Programme Visibilité, à la publication des plans d'acquisition sur cinq ans, à la modernisation du Système électronique d'appel d'offres (SEAO) et au paiement rapide des fournisseurs;
- Renforcer les compétences des acheteurs publics, en déployant un nouveau parcours de formation en trois niveaux et un coffre à outils clés en main pour que les leviers déjà prévus par la loi soient pleinement utilisés.
Des retombées concrètes pour les entreprises d'ici
La Stratégie gouvernementale des marchés publics 2026-2030 s'appuie sur les résultats tangibles obtenus depuis 2022. La part des biens achetés auprès d'entreprises québécoises est passée de 38 % à 50 %, ce qui représente 3,5 milliards de dollars d'achats supplémentaires réalisés au Québec et 6,3 milliards de dollars de retombées sur le produit intérieur brut. Forte de ces acquis, la nouvelle stratégie va plus loin et concrétise l'engagement pris par la première ministre de faire des marchés publics un véritable levier de développement économique.
L'achat québécois ne sera plus une simple option encouragée. Des cibles seront attribuées à l'ensemble des organismes publics, et les grands ministères et organismes, qui concentrent à eux seuls près de 90 % de la valeur des contrats en biens, devront les inscrire à leur planification stratégique. Pour la première fois dans l'histoire des marchés publics au Québec, leurs dirigeants seront imputables des résultats obtenus et devront en rendre compte annuellement. C'est un changement de culture qui s'amorce, axé sur la transparence et la performance.
En misant ainsi sur l'achat québécois, le gouvernement entend renforcer l'économie, soutenir les entreprises, encourager l'innovation et générer des retombées durables pour l'ensemble du Québec. À terme, ce sont près de 1,9 milliard de dollars supplémentaires qui seront injectés directement dans nos entreprises d'ici, avec un potentiel de retombées sur le PIB pouvant atteindre 1,8 milliard de dollars.
Citations :
« Dans un contexte économique exigeant, le Québec choisit d'agir. Avec cette stratégie, le gouvernement du Québec réaffirme une conviction forte : l'argent public doit être un moteur de création de richesse ici, au Québec. En facilitant l'accès des PME à nos marchés publics et en valorisant l'expertise d'ici, nous renforçons notre économie, nos régions et notre autonomie. »
Christine Fréchette, première ministre du Québec
« Avec cette nouvelle stratégie, nous faisons de l'achat québécois un réflexe gouvernemental. Nos marchés publics représentent des milliards de dollars chaque année. Ils doivent davantage bénéficier à nos entreprises, à nos régions et à notre capacité d'innover. Nous profitons également de l'occasion pour rendre les marchés publics plus simples et plus accessibles aux PME d'ici, notamment. Parce que c'est ça, adopter le réflexe québécois. »
France-Élaine Duranceau, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de l'Efficacité de l'État et présidente du Conseil du trésor
« La Beauce et les régions du Québec regorgent d'entreprises innovantes, qui rivalisent avec les États-Unis. Aujourd'hui, nous venons poser un geste supplémentaire en faveur de notre économie, de nos producteurs et de nos entrepreneurs d'ici. »
Samuel Poulin, ministre des Affaires municipales
« L'approvisionnement local est une priorité collective et l'État doit donner l'exemple. La Stratégie nationale d'achat d'aliments québécois s'inscrit naturellement dans la nouvelle Stratégie gouvernementale des marchés publics et vient renforcer notre capacité à mettre plus d'aliments d'ici dans nos hôpitaux, nos écoles et nos organisations publiques. L'accès aux contrats publics pour nos producteurs, transformateurs et pêcheurs d'ici sera facilité. C'est une façon concrète de soutenir nos entreprises bioalimentaires, d'offrir davantage d'aliments québécois de qualité dans nos assiettes et de renforcer notre autonomie alimentaire. »
Donald Martel, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
Faits saillants :
- Hausse de la cible d'achat québécois pour les biens, qui passera de 50 % à 60 % d'ici 2030, soit près de 1,9 milliard de dollars d'achats supplémentaires injectés dans les entreprises d'ici et un potentiel de 1,8 milliard de dollars de retombées sur le PIB.
- Attribution, pour la première fois, de cibles d'achat québécois aux organismes publics, avec une obligation pour les grands ministères et organismes d'en rendre compte annuellement.
- Exigence accrue de matériaux d'ici, notamment le bois, l'acier et l'aluminium, dans les contrats de construction, et consolidation de l'achat d'aliments québécois dans les réseaux publics.
- Hausse de la part des contrats adjugés sur la qualité et la valeur plutôt que sur le plus bas prix conforme, qui passera de 28 % à 33 %.
Lien connexe :
Stratégie gouvernementale des marchés publics
SOURCE Cabinet de la première ministre

Source : William Demers, Directeur des communications, Cabinet de la ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de l'Efficacité de l'État, présidente du Conseil du trésor et ministre de la Cybersécurité et du Numérique, [email protected]; Information : Relations avec les médias, Direction des communications, Secrétariat du Conseil du trésor, Tél. : 418 781-9520, [email protected]
Partager cet article