Le moment idéal pour acheter une propriété ? Pour 61 % des Québécoisa, il n'existe pas : sondage RBC sur l'accession à la propriété
English- 74 % des Québécois affirment que l'incertitude économique fait en sorte qu'il est difficile de savoir quand acheter une maison
- 78 % des Québécois affirment qu'il faut faire plus de sacrifices aujourd'hui que pour les générations précédentes pour accéder à la propriété
- RBC offre des conseils pour aider les Canadiens à composer avec les incertitudes entourant l'achat d'une propriété et le renouvellement de leur prêt hypothécaire.
MONTRÉAL, le 8 juill. 2026 /CNW/ - Pour les acheteurs et les propriétaires, 2026 est devenue une année de compromis, d'incertitude grandissante et d'une question persistante : est-ce le bon moment pour acheter une propriété ? Le plus récent sondage RBC sur l'accession à la propriété met en lumière la façon dont les Québécois perçoivent le marché, les facteurs qui ébranlent leur confiance, et les occasions que certains acheteurs potentiels croient entrevoir.
« La hausse du coût de la vie et l'évolution des conditions économiques ont rendu chaque étape du parcours d'achat plus déterminante, et la pression entourant le moment opportun pour passer à l'action pèse lourdement sur les Québécois, affirme Janet Boyle, première vice-présidente, Financement sur valeur nette immobilière, RBC. Les obstacles à l'accession à la propriété ont toujours existé, mais leur nature a évolué. Ce qui n'a pas changé, c'est l'importance de prendre une décision qui correspond à sa situation. Et cela commence par une conversation franche avec un expert qui comprend l'ensemble de votre situation financière. »
« L'achat d'une maison est l'une des plus importantes décisions que mes clients auront à prendre dans leur vie, et dans un marché comme celui du Québec, il est normal de se demander quel est le meilleur moment, déclare Pascal Berger, premier conseiller en prêts hypothécaires, à RBC. Je mets l'accent sur les options qui s'offrent à eux et sur ce qu'ils peuvent contrôler - leur budget, leur échéancier, leurs objectifs - de façon à ce que si une bonne occasion se présente, ils soient prêts à aller de l'avant en toute confiance. »
Quatre grandes tendances se dégagent des résultats du sondage et dressent un portrait de la situation des Québécois et des acheteurs potentiels à l'aube de la seconde moitié de 2026 :
Tendance nº 1 : Les Québécois continuent de voir un marché de vendeurs, les acheteurs potentiels voient un moyen
Le marché immobilier est perçu différemment selon les personnes interrogées et l'horizon d'achat envisagé. L'incertitude n'a pas disparu, mais elle n'empêche pas tous les acheteurs potentiels d'aller de l'avant. Les données révèlent que bon nombre d'entre eux voient dans les conditions actuelles une occasion de passer à l'action.
Principaux constats :
- Les Québécois sont plus susceptibles de dire que le marché en est un de vendeurs : À l'échelle régionale, 57 % des répondants au Québec disent que nous sommes dans un marché de vendeurs (comparativement à 36 % pour l'ensemble des répondants et à 32 % pour les acheteurs potentiels à l'échelle nationale), alors que seulement 12 % estiment qu'il s'agit d'un marché d'acheteurs (comparativement à 27 % à l'échelle nationale et à 35 % pour les acheteurs potentiels).
- Les acheteurs potentiels sont beaucoup plus susceptibles d'y voir une occasion à saisir. Au Québec, parmi les personnes qui prévoient acheter une propriété au cours des deux prochaines années, 26 % estiment que le moment est propice, comparativement à 45 % de l'ensemble des répondants à l'échelle nationale. La majorité d'entre eux affirment également que la baisse des prix des propriétés (58 %) et des taux d'intérêt (54 %) leur permettra enfin d'acheter leur première propriété ou de passer à la suivante. Plus de la moitié (53 %) affirment par ailleurs que cette période favorable sera de courte durée avant que les prix ne repartent à la hausse tandis que 49 % s'attendent à une augmentation des taux d'intérêt cette année. Ces attentes contribuent à expliquer pourquoi les acheteurs potentiels ressentent une pression accrue pour agir avant que les conditions du marché ne changent.
- À l'échelle nationale, les acheteurs d'une première propriété estiment que les conditions sont favorables : Près des deux tiers d'entre eux (63 %) affirment que le remboursement de la TPS/TVH pour les acheteurs d'une première habitation leur permettra de devenir propriétaires plus rapidement, tandis que 52 % jugent que les conditions actuelles du marché offrent enfin aux acheteurs d'une première propriété la possibilité de faire leur entrée sur le marché.
Tendance no 2 : Les acheteurs potentiels à travers le pays perçoivent des occasions, mais l'incertitude économique pèse sur leur décision d'acheter
L'incertitude économique n'empêche pas les acheteurs potentiels de reconnaître les occasions qui se présentent, mais elle ébranle leur confiance et rend une décision déjà complexe encore plus difficile à prendre.
À l'échelle nationale, parmi les personnes qui prévoient acheter une propriété au cours des deux prochaines années :
- 75 % affirment que l'incertitude économique les rend plus prudentes à l'égard de l'achat d'une propriété ;
- 72 % considèrent qu'il s'agit du principal obstacle à l'accession à la propriété ;
- 67 % craignent qu'elle ait une incidence sur leurs projets d'achat.
Tendance no 3 : La hausse du coût de la vie contraint les acheteurs à faire davantage de compromis à l'échelle nationale
La hausse du coût de la vie réduit la capacité d'épargne des acheteurs potentiels bien avant l'étape des compromis financiers. Près des trois quarts (71 %) des répondants à l'échelle nationale qui prévoient acheter une propriété au cours des deux prochaines années affirment que l'inflation réduit leur capacité d'épargne en vue de l'achat d'une propriété.
Les compromis financiers nécessaire pour accéder à la propriété se sont également accentués depuis le début de l'année pour ce groupe. Les répondants sont plus nombreux à devoir :
- reporter des achats importants (69 %, comparativement à 54 % en janvier) ;
- reporter leurs vacances ou faire des choix moins coûteux à cet égard (62 %, contre 55 % en janvier) ;
- revoir en profondeur leurs habitudes de dépenses et d'épargne (60 %, contre 55 % en janvier) ;
- affecter une partie de leur épargne-retraite à l'achat d'une propriété (53 %, comparativement à 49 % en janvier).
Parmi l'ensemble des répondants au Québec, 78 % estiment qu'accéder à la propriété exige aujourd'hui davantage de sacrifices que pour les générations précédentes, et près des trois quarts (74 %) croient que la plupart des acheteurs subiront un certain choc financier lors de l'achat de leur première propriété.
Tendance no 4 : Dans un contexte d'incertitude, les Canadiens recherchent des conseils d'experts pour les aider à aller de l'avant.
À l'échelle nationale, les acheteurs potentiels et les propriétaires qui devront renouveler leur prêt hypothécaire doivent composer avec un marché complexe, ce qui se reflète dans leur niveau de confiance.
Parmi l'ensemble des répondants qui prévoient acheter une propriété au cours des deux prochaines années, moins de la moitié (49 %) se disent confiantes dans leur capacité à prendre des décisions éclairées dans le contexte actuel, et seulement une faible majorité (56 %) estime disposer de l'information nécessaire.
Le même constat s'applique aux propriétaires à l'échelle nationale qui renouvelleront leur prêt hypothécaire au cours des deux prochaines années : seulement 44 % affirment avoir confiance dans leur capacité à prendre des décisions concernant leur prêt hypothécaire. Par ailleurs, même si 65 % des répondants estiment que leur ménage serait en mesure d'absorber une hausse des taux d'intérêt, près d'un sur cinq (18 %) admet n'avoir jamais évalué le montant qu'il pourrait se permettre si les taux devaient augmenter.
Dans ce contexte, le besoin d'accompagnement est manifeste : à l'échelle nationale, quatre acheteurs potentiels et propriétaires qui devront bientôt renouveler leur prêt hypothécaire sur cinq (82 %) estiment qu'il est essentiel de pouvoir compter sur les conseils d'un expert pour prendre d'importantes décisions liées à l'accession à la propriété.
« Aujourd'hui, les Québécois doivent prendre l'une des décisions financières les plus importantes de leur vie dans un contexte marqué par de nombreuses inconnues, et il est tout à fait normal de se sentir dépassé, ajoute Mme Boyle. Mais personne ne devrait avoir à composer seul avec cette incertitude. L'accès à la bonne information, aux bons outils et à un plan adapté à ses objectifs peut grandement contribuer à dissiper une partie de ces incertitudes. »
Mme Boyle estime que trois questions peuvent aider les acheteurs qui tentent de s'y retrouver dans le marché actuel à y voir plus clair.
- Comment savoir si le moment est bien choisi pour acheter une propriété dans le contexte actuel ?
Le bon moment pour acheter une propriété est celui qui correspond à votre situation financière. Commencez par déterminer ce que vous pouvez vous permettre, établissez un plan d'épargne, et réfléchissez à la façon dont l'accession à la propriété s'inscrit dans vos objectifs à long terme. Une préapprobation hypothécaire peut vous donner une meilleure idée de votre capacité d'emprunt et vous permettre d'agir rapidement lorsque la propriété qui vous convient se présente. Un conseiller en prêts hypothécaires RBC peut vous aider à évaluer votre degré de préparation et à élaborer un plan adapté à votre situation. - Comment la hausse des taux d'intérêt et des prix des propriétés influence-t-elle ma décision d'acheter ?
La hausse des taux d'intérêt augmente les coûts d'emprunt, ce qui peut avoir une incidence sur le montant auquel vous pourriez être admissible ainsi que sur vos versements mensuels. La hausse des prix des propriétés se traduit également par une mise de fonds et un prêt hypothécaire plus élevés. Mais les conditions du marché ne constituent qu'un facteur parmi d'autres à prendre en considération. Votre revenu, votre épargne et vos objectifs à long terme sont tout aussi importants. Obtenir les conseils d'un expert peut vous aider à déterminer l'incidence du contexte actuel sur les options qui s'offrent à vous et ce qui convient le mieux à votre situation. - Comment obtenir des conseils adaptés à ma situation en matière d'achat d'une propriété et de financement hypothécaire ?
La meilleure façon d'y voir plus clair est d'échanger avec un partenaire financier de confiance. Les conseillers en prêts hypothécaires RBC prennent le temps de bien comprendre vos objectifs et votre situation financière afin de vous aider à élaborer un plan et à choisir les solutions hypothécaires qui répondent le mieux à vos besoins. Que vous soyez à la recherche d'une propriété ou que vous approchiez du renouvellement de votre prêt hypothécaire, des conseils personnalisés provenant d'un expert de confiance est la meilleure façon d'aller de l'avant en toute confiance.
Ressources RBC pour vous accompagner dans votre parcours d'achat et le renouvellement de votre prêt hypothécaire :
- Un nouveau partenariat entre REALTOR.ca et RBC réunit des conseils fiables sur l'achat d'une propriété et des ressources en littératie financière afin d'aider les Canadiens à prendre des décisions plus éclairées en matière d'accession à la propriété.
- Découvrez les options qui s'offrent à vous et communiquez avec un conseiller en prêts hypothécaires RBC à Hypothèques RBC.
- Déterminez si vous êtes admissible à une préapprobation hypothécaire ou obtenez rapidement une estimation de la valeur de votre propriété grâce à la Calculatrice de préapprobation numérique et à l'Estimateur de propriété RBC.
- Consultez Mes finances d'abord RBC pour accéder à des ressources, à des outils et à des conseils sur les prêts hypothécaires, leur renouvellement et l'achat d'une propriété.
En bref : Enquête RBC sur les tendances du marché résidentiel
Quelques résultats
RÉPONSE « D'ACCORD » |
PRÉVOIT ACHETER UNE PROPRIÉTÉ AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES |
Qué. |
CAN. |
|
On ne sait jamais vraiment quel est le moment idéal pour acheter une propriété |
67 % |
61 % |
64 % |
|
Le moment est propice à l'achat d'une propriété |
45 % |
26 % |
27 % |
|
Le contexte actuel est favorable à l'achat d'une propriété |
42 % |
19 % |
26 % |
|
Je pense qu'il ne reste qu'un petit laps de temps si l'on veut profiter de la baisse des prix des logements |
53 % |
29 % |
39 % |
|
La baisse des prix des propriétés me permettra d'acheter ma première propriété ou de réaliser mon prochain projet immobilier |
58 % |
28 % |
34 % |
|
La baisse des taux d'intérêt me permettra d'acheter ma première propriété ou de réaliser mon prochain projet immobilier |
54 % |
23 % |
30 % |
|
Les conditions actuelles du marché donnent aux acheteurs d'une première propriété l'occasion de faire leur entrée sur le marché immobilier |
46 % |
19 % |
30 % |
|
La hausse du coût de la vie a réduit ma capacité d'épargne |
79 % |
68 % |
76 % |
|
L'inflation réduit ma capacité d'épargner en vue de l'achat d'une propriété |
71 % |
47 % |
56 % |
|
Accéder à la propriété exige aujourd'hui davantage de sacrifices que par le passé |
83 % |
78 % |
78 % |
|
L'achat d'une première propriété s'accompagne généralement de certains chocs financiers |
74 % |
76 % |
74 % |
|
Je dispose de l'information nécessaire pour prendre des décisions éclairées concernant l'achat d'une propriété |
56 % |
36 % |
40 % |
|
J'ai confiance en ma capacité à prendre des décisions éclairées en matière d'achat d'une propriété dans le contexte actuel |
49 % |
32 % |
28 % |
|
Les conseils d'un expert sont importants lors de l'achat d'une propriété |
82 % |
78 % |
79 % |
|
PERCEPTION DU MARCHÉ |
PRÉVOIT ACHETER UNE PROPRIÉTÉ AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES |
Qué. |
CAN. |
|
Marché favorable aux acheteurs |
35 % |
12 % |
27 % |
|
Marché favorable aux vendeurs |
32 % |
57 % |
36 % |
|
À LA HAUSSE |
PRÉVOIT ACHETER UNE PROPRIÉTÉ AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES |
Qué. |
CAN. |
|
Les prix des propriétés augmenteront cette année |
56 % |
70 % |
58 % |
|
Les taux d'intérêt augmenteront cette année |
49 % |
44 % |
50 % |
|
INCERTITUDE ÉCONOMIQUE (% D'ACCORD) |
PRÉVOIT ACHETER UNE PROPRIÉTÉ AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES |
Qué. |
CAN. |
|
Rend difficile de déterminer le moment idéal pour acheter une propriété |
78 % |
74 % |
73 % |
|
Principal obstacle à l'achat d'une propriété |
72 % |
65 % |
66 % |
|
M'incite à aborder l'achat d'une propriété avec davantage de prudence |
75 % |
52 % |
57 % |
|
Crains que cela aura des répercussions sur mes projets d'achat d'une propriété |
67 % |
45 % |
51 % |
|
COMPROMIS NÉCESSAIRES À L'ACHAT D'UNE MAISON (% D'ACCORD) |
PRÉVOIT ACHETER UNE PROPRIÉTÉ AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES |
Qué. |
CAN. |
|
Reporter des achats importants (voiture, rénovations) |
69 % |
39 % |
56 % |
|
Remettre les vacances à plus tard ou en réduire les coûts |
62 % |
41 % |
51 % |
|
Revoir en profondeur mes habitudes de dépenses et d'épargne |
60 % |
47 % |
52 % |
|
Recourir à un revenu d'appoint ou à un deuxième emploi |
57 % |
43 % |
53 % |
|
Puiser dans mon épargne-retraite pour financer l'achat d'une propriété |
53 % |
32 % |
40 % |
|
Avis de non-responsabilité
Le présent communiqué vise à offrir des renseignements généraux seulement et n'a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d'autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne devraient pas être considérés comme constituant une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement de leur auteur à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses sociétés affiliées ne font pas la promotion, explicitement ou implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
L'Enquête RBC 2026 sur les tendances du marché résidentiel
Le sondage a été mené du 23 avril au 3 mai 2026 auprès de 1 753 Canadiens, dont 392 Québécois, âgés entre 18 et 64 ans par l'intermédiaire du panel en ligne de Léger. À l'échelle nationale, le bassin de répondants en ligne de Léger Opinion comprend environ 400 000 membres, qui sont fidèles à 90 %. Aucune marge d'erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste (c'est-à-dire un panel en ligne dans ce cas-ci). À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 753 répondants aurait une marge d'erreur de ± 2,3 %, 19 fois sur 20.
Aperçu de RBC
La Banque Royale du Canada est une institution financière mondiale définie par sa raison d'être, guidée par des principes et orientée vers l'excellence en matière de rendement. Notre succès est attribuable aux quelque 101 000 employés qui mettent à profit leur créativité et leur savoir-faire pour concrétiser notre vision, nos valeurs et notre stratégie afin que nous puissions contribuer à la prospérité de nos clients et au dynamisme des collectivités. Selon la capitalisation boursière, nous sommes la plus importante banque du Canada et l'une des plus grandes banques du monde. Nous avons adopté un modèle d'affaires diversifié axé sur l'innovation et l'offre d'expériences exceptionnelles à nos plus de 19 millions de clients au Canada, aux États-Unis et dans 27 autres pays. Pour en savoir plus, visitez le site rbc.com.
Nous sommes fiers d'appuyer une grande diversité d'initiatives communautaires par des dons, des investissements dans la collectivité et le travail bénévole de nos employés. Pour en savoir plus, visitez le site rbc.com/gensetplanete.
Personne-ressource, médias :
Marie-Claude Asselin, RBC, [email protected]
SOURCE RBC Banque Royale
Partager cet article