Québec retire la couronne de ses armoiries officielles
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Cabinet du ministre responsable des Relations canadiennes23 janv, 2026, 10:00 ET
QUÉBEC, le 23 janv. 2026 /CNW/ - Le ministre de la Justice et responsable des Relations canadiennes, M. Simon Jolin-Barrette, et le ministre de la Langue française et ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, M. Jean-François Roberge, annoncent le retrait de la couronne britannique des armoiries officielles du Québec.
Cette modification, prévue par décret, répond notamment à la recommandation du Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la fédération canadienne, qui propose entre autres le retrait des références monarchiques.
Le régime français est représenté par des fleurs de lys d'or sur fond d'azur, le régime britannique par un léopard, et la période canadienne par un rameau de feuilles d'érable. La Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec prévoit que le gouvernement établit les armoiries du Québec, emblème de l'État. Par le retrait de la couronne, le gouvernement du Québec vient réaffirmer l'autonomie de la nation québécoise.
Les armoiries du Québec se retrouvent sur certaines correspondances officielles, notamment celles du lieutenant-gouverneur du Québec, ainsi que sur la bannière de ce dernier et sur les médailles qu'il accorde. Le retrait de la couronne britannique des armoiries officielles du Québec mènera à la mise à jour des modèles de ces correspondances et, éventuellement, de la bannière et des médailles accordées par le lieutenant-gouverneur du Québec. Par souci de préservation du patrimoine, aucune modification ne sera apportée aux immeubles ou aux meubles de l'Assemblée nationale ou de l'État québécois.
Rappelons que la couronne britannique, dite « des Tudor », symbole de l'Empire britannique jusqu'au règne d'Élisabeth II, a été ajoutée comme cimier aux armoiries du Québec en 1939. La devise du Québec, « Je me souviens », a été officiellement jointe au même moment. C'est par décret que le gouvernement libéral d'Adélard Godbout a modifié les premières armoiries datant de 1868.
Citations :
« La vaste majorité des Québécois n'ont aucun attachement envers la monarchie britannique et la rejettent. En retirant la Couronne britannique de nos armoiries officielles, nous nous assurons que les institutions et les symboles nationaux québécois respectent la population québécoise, qu'ils se modernisent et, surtout, qu'ils reflètent mieux l'identité québécoise. Cette décision est en droite ligne avec d'autres gestes du même ordre, notamment l'abolition de l'obligation pour les députés de prêter serment au roi ou encore la proposition de remplacer le titre de ʺlieutenant-gouverneurʺ par celui d'ʺofficier du Québecʺ dans le projet de loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec. »
Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et responsable des Relations canadiennes
« La dernière modification de nos armoiries officielles remonte à 1939. Cela fait donc près de 90 ans que celles-ci n'ont pas été revues. Bien des choses ont changé depuis, et le besoin de tourner la page sur la monarchie est maintenant bien présent au Québec. Nos emblèmes officiels doivent refléter ces réalités. Les Québécoises et les Québécois méritent d'être mieux représentés. L'autonomie et les spécificités du Québec sont de grandes sources de fierté au sein de la population québécoise et cette fierté doit pouvoir s'exprimer à travers ses institutions et ses symboles nationaux. »
Jean-François Roberge, ministre de la Langue française et ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration
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SOURCE Cabinet du ministre responsable des Relations canadiennes

Sources : Julien Garon, Attaché de presse, Cabinet du ministre de la Justice, procureur général du Québec et ministre responsable des Relations canadiennes, Tél. : 367 995-6635; William Demers, Attaché de presse, Cabinet du ministre de la Langue française, Tél. : 438 873-9819, [email protected]; Information : Relations avec les médias, Direction des communications, Ministère du Conseil exécutif, Ministère de la Langue française, Tél. : 418 781-9520, [email protected]
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