Grève imminente dans deux résidences privées pour aîné-es
QUÉBEC, le 27 avril 2026 /CNW/ - Devant l'absence persistante d'offres sérieuses de la part des employeurs, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis et du Manoir Les Générations à Rimouski déclencheront une grève au début du mois de mai.
Le débrayage est prévu du 6 au 10 mai aux Marronniers et du 6 au 11 mai au Manoir Les Générations.
Alors que les salarié-es des Marronniers en seront à leur première séquence de grève, leurs collègues du Manoir Les Générations entameront pour leur part une deuxième mobilisation.
Travailler à temps plein et s'appauvrir : inacceptable
Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la situation reflète un problème beaucoup plus large dans l'ensemble du secteur.
« Cogir est une entreprise qui a des moyens. Pourtant, à la table de négociation, on envoie des représentants avec un mandat clair : régler rabais pour ensuite tirer les conditions vers le bas dans tout le réseau. C'est une stratégie préoccupante qui contribue directement à l'appauvrissement des travailleuses et travailleurs », dénonce-t-elle.
Le groupe Cogir, qui exploite six RPA -- dont quatre dans la région de Québec et deux à Rimouski -- illustre bien cette dynamique. Dans plusieurs de ses établissements, les salarié-es, majoritairement des femmes, peinent à dépasser le salaire minimum, malgré l'importance essentielle de leur travail.
Un conflit devenu inévitable
Face au refus de la partie patronale d'offrir des conditions leur permettant de vivre dignement, les travailleuses et travailleurs n'ont d'autre choix que d'exercer leur droit de grève -- un levier souvent utilisé en dernier recours pour se faire entendre.
« La CSN et ses conseils centraux seront aux côtés des travailleuses et travailleurs aussi longtemps qu'il le faudra. Ces personnes jouent un rôle essentiel auprès de nos aîné-es, et il est hors de question qu'elles s'appauvrissent pendant que leurs employeurs s'enrichissent », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN).
« Tenir une ligne de piquetage demande du courage et de la détermination. Quand l'employeur mise sur l'usure pour imposer des conditions à la baisse, il faut savoir dire non et se tenir debout », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN). « Faire la grève implique des sacrifices, mais nos membres peuvent être fiers : ils et elles défendent leur dignité, leurs conditions de travail et la valeur de leur travail », conclut-elle.
À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour plus d'information : Idriss Amraoui ; [email protected] ; 438 871-2263
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