Application de la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement - Cinq ans à accompagner les familles à la recherche de réponses
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Cabinet du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure24 avr, 2026, 12:00 ET
MASHTEUIATSH, QC, le 24 avril 2026 /CNW/ - Le vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, M. Ian Lafrenière, s'est rendu dans la communauté innue de Mashteuiatsh pour présenter aux familles les travaux entrepris et les avancées réalisées dans le cadre de la cinquième année d'application de la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement.
En date du 28 février 2026, 129 familles avaient fait appel à la Direction de soutien aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés et à son partenaire, l'organisation Awacak - Petits êtres de lumière. Les recherches entreprises concernaient alors 221 enfants. De leur côté, les démarches menées par les partenaires ont également pu conduire à une quatrième exhumation.
Le gouvernement du Québec est déterminé à tout mettre en œuvre pour accompagner les familles touchées dans leur quête de vérité. En collaboration avec Awacak et l'ensemble de ses partenaires, les ministères et organismes et les institutions visées par la Loi, la Direction de soutien aux familles du Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit poursuivra son accompagnement des familles dans le respect de leur dignité et de leurs besoins, et à leur rythme, vers le chemin de la guérison.
Entrée en vigueur le 1er septembre 2021, la Loi vise à soutenir les familles autochtones dans leurs recherches afin d'obtenir des réponses sur la disparition ou le décès de leurs enfants à la suite d'une admission dans un établissement de santé et de services sociaux avant le 31 décembre 1992. À travers l'application de cette loi, le gouvernement du Québec soutient les familles qui désirent comprendre les circonstances de la disparition ou du décès de leurs enfants, savoir où ils se trouvent s'ils sont toujours vivants, ou connaître leur lieu de sépulture.
Citation :
« Depuis maintenant 5 ans, on travaille chaque jour à offrir un peu de réconfort, mais surtout des réponses, à des familles qui les attendent souvent depuis plusieurs décennies. À nouveau cette année, c'est avec beaucoup d'humilité que je me présente devant elles pour leur présenter les résultats et les avancées des démarches qu'elles ont entreprises. Je les remercie pour leur confiance et leur résilience. J'espère sincèrement que cet accompagnement aura permis de faciliter le cheminement de plusieurs familles vers la paix. Je remercie également l'ensemble des équipes et des partenaires impliqués, qui ont notamment permis de procéder à quatre exhumations, toujours guidés par ce désir d'apporter un peu de réconfort aux familles éprouvées. »
Ian Lafrenière, vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit
Faits saillants :
- Entre 1940 et 1980, les enfants autochtones évacués de leurs communautés vers un établissement de santé ou de services sociaux étaient rarement accompagnés d'un parent ou d'un proche. Ils arrivaient alors seuls pour recevoir des soins. À la suite de ces admissions, certaines familles ont reçu la nouvelle du décès de leur enfant. D'autres en ont perdu la trace et ignorent ce qu'il est advenu.
- La Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement a été adoptée en réponse à l'appel à la justice no 20 du rapport complémentaire pour le Québec de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
- La Loi propose des dérogations à certaines lois existantes, ainsi que des mesures culturellement sécurisantes pour soutenir les familles dans leurs recherches de renseignements auprès d'un établissement de santé ou de services sociaux, d'un organisme ou d'une congrégation religieuse sur les circonstances qui ont entouré le décès ou la disparition d'un enfant à la suite d'une admission en établissement de santé et de services sociaux.
- La Direction de soutien aux familles a été mise sur pied pour offrir des services directs d'accompagnement aux familles et à leurs proches dans leurs recherches de renseignements.
- L'organisation Awacak - Petits êtres de lumière collabore avec la Direction de soutien aux familles pour offrir un soutien émotionnel aux familles dans le respect de leur culture, et ce, tout au long du processus.
Liens connexes :
Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit | Gouvernement du Québec
Enfants autochtones disparus ou décédés | Gouvernement du Québec
SOURCE Cabinet du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure

Source : Maxime Tardif, Attaché de presse, Cabinet du vice-premier ministre et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Tél. : 819 444-7064, [email protected]; Information : Relations avec les médias, Direction des communications, Ministère du Conseil exécutif, Téléphone : 418 781-9520, [email protected]
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