Une technologie canadienne de mesure du rayonnement au service de la santé et de la sécurité dans l'espace et sur Terre English
LONGUEUIL, QC, le 26 févr. 2026 /CNW/ - L'honorable Mélanie Joly, ministre de l'Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, a annoncé aujourd'hui que l'entreprise Bubble Technology Industries s'est vu accorder un contrat de 5,5 millions de dollars pour développer le spectromètre à neutrons actif canadien (CANS), un instrument compact et autonome conçu pour mesurer l'exposition aux neutrons dans l'espace.
L'exposition aux rayonnements est l'un des principaux problèmes auxquels sont aux prises les astronautes en mission spatiale puisqu'ils ne sont pas protégés par l'atmosphère terrestre. Le rayonnement neutronique constitue environ 30 % du rayonnement total dans les véhicules spatiaux. Particulièrement nocif, il peut causer de graves problèmes de santé et nécessite des mesures de protection particulières. Le Canada et ses partenaires internationaux planifient des missions à destination de la Lune et, un jour, de Mars, il est de plus en plus important d'approfondir nos connaissances sur les rayonnements.
Les données recueillies avec le spectromètre CANS permettront aux chercheurs de comprendre comment les neutrons affectent les astronautes en mission de six mois ou plus dans l'espace. Elles aideront à mettre au point des mesures plus efficaces pour réduire les risques. Le spectromètre CANS pourrait aussi trouver des applications sur Terre, comme pour le traitement du cancer, la radioprotection des pilotes et des agents de bord, la détection des menaces nucléaires et la sécurité publique, et aussi pour la recherche en physique nucléaire et en physique des particules.
Le spectromètre CANS est compact et pourra fonctionner sans interruption et sans intervention. C'est unique par rapport aux technologies canadiennes d'avant, assez grosses et qui, pour la plupart, ne fonctionnent pas de manière autonome. Ce projet met à profit l'expertise de longue date du Canada dans le développement de technologies de détection des rayonnements lors de missions spatiales et confirme que notre pays est un partenaire majeur dans le domaine de l'exploration spatiale.
Citations
« Le secteur spatial canadien est à l'avant-garde dans le domaine des technologies spatiales de pointe. Cet instrument de mesure du rayonnement, fruit d'années d'expérimentation et d'innovation, témoigne des talents de nos scientifiques, ingénieurs et chefs de file de l'industrie. En cette nouvelle ère d'exploration de la Lune et de l'espace lointain, cette technologie canadienne fournira aux chercheurs des données concrètes pour aider à protéger les astronautes contre les rayonnements nocifs. Elle sera utile aussi aux Canadiens qui travaillent dans les domaines nucléaire et médical. »
L'honorable Mélanie Joly, ministre de l'Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec
« L'humanité se lance dans une aventure qui la mènera plus loin que jamais dans l'espace, une aventure qui nécessite des technologies permettant de surmonter des obstacles nouveaux. La Station spatiale internationale est un laboratoire inestimable pour développer les compétences et approfondir les connaissances nécessaires pour retourner sur la Lune et, un jour, aller sur Mars. Cette technologie canadienne de mesure du rayonnement résulte de dizaines d'années de recherche. Elle atteste de notre engagement continu à contribuer de manière importante à l'avenir de l'exploration spatiale. »
Lisa Campbell, présidente de l'Agence spatiale canadienne
Faits en bref
- La participation du Canada au programme de la Station spatiale internationale est fondamentale pour notre programme de vols spatiaux habités ainsi que pour le développement scientifique et technologique canadien dans le domaine des missions habitées dans l'espace lointain.
- Le Canada possède une grande expertise dans le domaine de la détection des rayonnements à bord de la Station, notamment grâce aux études suivantes.
- MOSFET : Ce dispositif de mesure des rayonnements, mis au point tout d'abord pour les domaines nucléaire et médical, a ensuite été adapté pour une utilisation dans l'espace, ce qui a ouvert la voie à des études ultérieures.
- EVARM : Ce projet a permis de mesurer le rayonnement auquel certaines parties du corps des astronautes étaient exposées lors d'une sortie dans l'espace. Il a aidé à améliorer un détecteur de rayonnement maintenant utilisé dans des centres d'oncologie du monde entier.
- Radi-N et Radi-N2 : Des détecteurs à bulles ont recueilli des données sur les doses de rayonnement neutronique reçues par les astronautes à divers endroits de la Station (des centaines de fois supérieures à celles reçues sur Terre). Les connaissances acquises aident à établir des stratégies visant à atténuer l'exposition à ce rayonnement dans l'espace (meilleurs matériaux de blindage ou meilleure conception des engins spatiaux) et sur Terre (surveillance du rayonnement neutronique dans les centrales nucléaires et les établissements de santé).
- Le spectromètre CANS améliore les méthodes précédentes de détection des rayonnements puisqu'il fonctionne de manière autonome et fournit davantage de données aux chercheurs.
- L'étude du rayonnement dans l'espace vise à mieux protéger non seulement les astronautes en mission spatiale, mais aussi les personnes exposées à des doses élevées de rayonnement. L'objectif est de réduire le risque de problèmes de santé à long terme, comme des cataractes, des lésions de la moelle osseuse et même le cancer si l'exposition est prolongée.
Site Web : www.asc-csa.gc.ca
Suivez-nous dans les médias sociaux!
RSS Facebook YouTube X
SOURCE Agence spatiale canadienne

Renseignements : Agence spatiale canadienne, Bureau des relations avec les médias, Téléphone : 450-926-4370, Courriel : [email protected]
Partager cet article