Une chaire de recherche de 3,5 M$ pour décontaminer les sols et les eaux souterraines du Québec
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Institut National de la recherche scientifique (INRS)15 juil, 2026, 11:30 ET
L'INRS et ses partenaires unissent leurs expertises pour créer des solutions durables face à un enjeu environnemental critique
VILLE DE QUÉBEC, le 15 juill. 2026 /CNW/ - L'Institut national de la recherche scientifique (INRS), en collaboration avec le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), annonce la création de la Chaire de recherche industrielle consacrée au traitement in situ des sols et des eaux souterraines contaminés par des polluants persistants et émergents. Mise en place avec l'aide de TechnoRem, filiale du Groupe ABS, cette initiative vise à répondre à l'un des défis environnementaux les plus pressants du Québec : la réhabilitation durable des terrains contaminés.
Un enjeu environnemental majeur
Les sols et les eaux souterraines contaminés constituent un passif important pour le Québec. Municipalités, organismes publics et promoteurs doivent composer avec des contaminations complexes, l'émergence de nouveaux polluants et des ressources limitées, notamment le manque de ressources financières. Dans ce contexte, les technologies de traitement in situ, qui permettent d'intervenir directement sur place, offrent une solution plus écologique, économique et adaptée aux réalités du territoire.
Sous la direction du professeur Richard Martel, expert reconnu en hydrogéologie, l'équipe de la Chaire vise à développer de nouvelles connaissances et stratégies pour améliorer l'efficacité des méthodes de traitement in situ et élargir leurs applications.
« Dans le contexte environnemental actuel, la décontamination in situ des sols et des eaux souterraines constitue un enjeu incontournable. On assainit déjà les sites les plus simples à traiter, mais les contaminants persistants, enfouis en profondeur ou situés sous des infrastructures, demeurent particulièrement difficiles à éliminer. Grâce à cette chaire, nous souhaitons développer, en collaboration avec les intervenants de l'industrie et du MELCCFP, des approches novatrices et durables capables de traiter ces polluants directement à la source et de répondre ainsi aux besoins du Québec. »
-- Richard Martel, professeur à l'INRS et titulaire de la Chaire de recherche industrielle consacrée au traitement in situ des sols et des eaux souterraines contaminés par des polluants persistants et émergents
Cette Chaire bénéficie d'un financement de 3,5 millions de dollars sur 5 ans provenant du MELCCFP et du Groupe ABS-TechnoRem.
Un partenariat stimulant au service d'une expertise de pointe
La Chaire réunit des professeurs, des ingénieurs et des spécialistes de terrain autour d'un objectif commun : accélérer le développement de solutions de décontamination in situ performantes et adaptées aux réalités québécoises.
Au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, une équipe multidisciplinaire mettra à profit son expertise en réhabilitation de sites, biotechnologie environnementale, bioprocédés industriels, modélisation et ingénierie, en collaboration avec d'autres universités, dont Polytechnique Montréal et l'UQAT (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue). Le partenariat avec l'entreprise privée apportera une expertise opérationnelle essentielle pour tester et valider les innovations dans des conditions réelles et faciliter leur transfert vers les milieux preneurs.
« La décontamination in situ est essentielle pour réhabiliter des sites pollués et assurer leur usage sécuritaire. Depuis plus de 35 ans, notre engagement vise à améliorer la qualité de vie des Québécoises et des Québécois. La création de cette chaire incarne notre fierté et notre volonté d'innover. Grâce à la vision et à l'expertise des partenaires, nous renforcerons la position du Québec à l'avant-garde des solutions de réhabilitation et continuerons à développer des approches de pointe pour relever les défis de demain. »
-- Jean-Marc Lauzon, directeur principal, Groupe ABS-TechnoRem
Les travaux suivront un parcours complet : développement en laboratoire, essais à échelle intermédiaire dans des bacs de sable 2D et 3D, puis projets pilotes sur le terrain. La Chaire vise ainsi à devenir un moteur d'innovation en matière de traitement in situ.
Cibler les contaminants les plus préoccupants
Les recherches se concentreront sur des substances particulièrement préoccupantes, notamment les substances per et polyfluoroalkylées (PFAS), les biphényles polychlorés (BPC), les hydrocarbures pétroliers, les dioxines, les furannes, les perchlorates, les retardateurs de flammes bromés, les plastifiants ainsi que certains produits pharmaceutiques. Ces contaminants se retrouvent dans l'environnement à la suite de déversements accidentels ou d'anciennes pratiques industrielles.
Persistants et toxiques pour la santé humaine et les écosystèmes, ils nécessitent des méthodes de traitement adaptées aux réalités québécoises, notamment aux climats froids et aux régions éloignées.
Des retombées majeures pour le Québec
Le traitement des contaminants directement à la source permettra de réduire durablement le passif environnemental du Québec sans déplacer les problèmes vers des sites d'enfouissement. La diminution du recours à l'excavation et au transport de sols contaminés contribuera également à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances associées.
Les collectivités locales profiteront d'une baisse des risques d'exposition, sans relocalisation ni perturbation des activités de surface. Sur le plan économique, la Chaire favorisera l'émergence d'une filière québécoise du traitement in situ, stimulera l'innovation et soutiendra la création d'emplois spécialisés, notamment dans les régions éloignées.
« La concrétisation du Plan d'action 2023-2029 de la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés marque une étape déterminante pour le Québec. La revitalisation durable du territoire constitue un enjeu stratégique majeur, qui passe notamment par la décontamination des terrains et leur remise en valeur au bénéfice des collectivités. À cet égard, la chaire de recherche industrielle en traitement in situ représente un levier essentiel pour accélérer l'innovation, renforcer l'expertise québécoise, déployer des solutions durables, adaptées aux réalités de nos milieux et atteindre l'objectif du Plan d'action visant à augmenter le nombre de terrains réhabilités à l'aide d'une technologie in situ. »
-- Marie Andrée Vézina, directrice, Direction de la protection des terrains et de l'assainissement des industries, MELCCFP.
« Ce financement témoigne de la confiance du ministère envers l'INRS. Forts d'une équipe d'exception, d'un savoir-faire reconnu en décontamination durable et d'alliances de recherche actives avec nos partenaires et collaborateurs, nous accélérons l'essor de solutions répondant aux besoins du milieu. Cette chaire consolide notre Centre, rapproche laboratoires, ingénierie et industrie, et s'aligne sur la mission de l'INRS : mettre la science au service du développement économique, social et culturel du Québec. »
-- Louis-César Pasquier, directeur, Centre Eau Terre Environnement, INRS
L'INRS jouera un rôle névralgique dans la formation d'une relève scientifique capable de répondre aux besoins croissants en décontamination durable.
La Chaire s'inscrit dans le Plan d'action 2023-2029 du MELCCFP, qui prône l'innovation et la mise en œuvre de méthodes de réhabilitation durables.
À propos de l'INRS
L'INRS est un établissement universitaire dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs dans des créneaux stratégiques du Québec. Depuis sa création en 1969, il poursuit sa mission de contribuer activement au développement économique, social et culturel du Québec. L'INRS se classe premier au Québec en intensité de recherche. Il est composé de cinq centres de recherche et de formation interdisciplinaires, situés à Québec, à Montréal, à Laval, à Varennes et dans Charlevoix, qui concentrent leurs activités dans des secteurs stratégiques: Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société, Armand-Frappier Santé Biotechnologie et Ruralités durables (centre en développement). Sa communauté compte près de 1 500 membres étudiants, stagiaires au postdoctorat, membres du corps professoral et membres du personnel.
À propos du MELCCFP
Le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs a pour mission de protéger l'environnement, d'assurer la conservation et la mise en valeur de la biodiversité et de jouer un rôle clé dans la transition climatique, dans une perspective durable, afin de contribuer aux enjeux prioritaires de la société québécoise.
À propos de TechnoRem
Fondée en 1996, TechnoRem regroupe des professionnels et techniciens spécialisés (environ 50) dans les domaines de la géologie, de l'hydrogéologie, de la gestion de l'eau, du traitement de l'eau, du génie civil, de la mécanique et de procédé, de la géochimie, de la modélisation mathématique ainsi que de la caractérisation et de la restauration de sites contaminés. Avec une approche scientifique et passionnée, l'équipe de TechnoRem accompagne et répond aux exigences particulières en matière de développement durable et d'environnement à une clientèle variée en privilégiant des approches avant-gardistes et adapter à leurs problématiques environnementales. TechnoRem offre des services de premier ordre de consultation, de conception et de mise en œuvre de solutions intégrées dans les domaines du génie de la restauration environnementale, de la gestion, de la conservation et de la protection des ressources en eau souterraine. Elle accomplit ces missions notamment grâce à sa solide compréhension mathématique des milieux souterrains et l'esprit d'innovation de son équipe. TechnoRem a rejoint les rangs de Groupe ABS en 2022, permettant d'avoir accès à un grand bassin de ressources spécialisées en géosciences, en ingénierie des matériaux et en hygiène industrielle.
SOURCE Institut National de la recherche scientifique (INRS)

Pour plus d'informations : Service des communications et des affaires publiques, Institut national de la recherche scientifique (INRS), [email protected]
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