TROIS-RIVIÈRES, QC, le 19 juin 2026 /CNW/ - Le Québec accélère sa transition énergétique. Grâce à des investissements totalisant 2,88 millions de dollars, l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) renforcent leur capacité à développer des solutions pour maîtriser la chaîne de valeur des batteries, au cœur de la souveraineté énergétique.
Au centre de cette initiative : l'Unité mixte de recherche (UMR) INRS-UQTR sur les matériaux et les technologies pour la transition énergétique qui mise sur une collaboration étroite entre recherche et industrie pour accélérer l'innovation en énergie.
L'annonce a été faite aujourd'hui à l'UQTR, lors d'une conférence de presse tenue en présence du vice-recteur à la recherche de l'UQTR, Sébastien Charles, de la directrice scientifique adjointe de l'INRS, Annick Girard, d'élus de la région, ainsi que des membres de l'UMR et de partenaires du milieu de la recherche et du secteur industriel.
Du lithium aux réseaux électriques : des solutions pour toute la chaîne énergétique
Soutenus par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie (MEIE), via le Consortium de recherche et d'innovation en transformation métallique (CRITM) et des partenaires tels qu'Hydro-Québec, Mitacs et Arkema Canada Inc., les travaux dirigés par le professeur à l'INRS François Allard, codirecteur de l'UMR INRS-UQTR couvrent l'ensemble de la chaîne des technologies énergétiques.
Les équipes s'attaquent à des enjeux clés : extraction et recyclage du lithium, développement de batteries de nouvelle génération et intégration des technologies dans les réseaux électriques. L'objectif est clair : améliorer la performance des systèmes, sécuriser l'approvisionnement en ressources critiques et réduire l'empreinte environnementale.
Aux côtés de François Allard, deux projets sont codirigés au sein de l'UMR par un chercheur et une chercheuse de l'UQTR. La professeure Samaneh Shahgaldi, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les piles à combustible à base de lignine et membre de l'Institut de recherche sur l'hydrogène (IRH) de l'UQTR, met à profit son expertise en matériaux et électrolytes polymères pour le développement de batteries tout solide à base de lithium métallique. Quant à lui, le professeur Kodjo Agbossou, directeur de l'École d'ingénierie de l'UQTR et titulaire de la Chaire de recherche Hydro-Québec sur la gestion transactionnelle de la demande résidentielle en puissance et en énergie, apporte son expertise reconnue en intégration des systèmes de production, de stockage et de gestion de l'énergie électrique aux travaux sur les piles à combustible à oxyde solide destinées aux réseaux électriques.
Une première Chaire de recherche du Canada
L'UMR franchit une étape majeure avec l'obtention de sa première Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux matériaux énergétiques à la professeure à l'INRS Karin Kleiner, membre de l'UMR INRS-UQTR. Cette chaire de niveau 2, octroyée aux chercheuses et chercheurs émergents susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine, est financée par le CRSNG à hauteur de 600 000 $ sur 5 ans.
Cette chaire permettra à la professeure Kleiner de développer des matériaux énergétiques de nouvelle génération, intégrant des minéraux canadiens (fer, nickel et lithium) et performants, essentiels à l'évolution des technologies de stockage et de conversion de l'énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Un levier stratégique pour le Québec
Portés par cette première chaire et des projets structurants, l'INRS et l'UQTR renforcent leur leadership en technologies énergétiques. Ensemble, ils contribuent à positionner le Québec au cœur de la filière batterie, un secteur stratégique pour sa souveraineté technologique et énergétique, tout en générant des retombées importantes pour la recherche, l'économie et les régions.
Projets financés :
- Procédés innovants pour l'extraction du lithium et le recyclage des batteries Li-ion
CRSNG Alliance - 1 165 812 $ dont 278 361 $ (incluant FIR) CRITM soutenu par le M EIE (François Allard, Louis-César Pasquier - INRS)
- Stabilisation du lithium métallique avec des électrolytes polymères pour des batteries tout solide performantes CRSNG Alliance - 690 000 $
(François Allard - INRS, Samaneh Shahgaldi - UQTR)
- Simulation multiéchelle des piles à combustible à oxyde solide pour des applications en réseau électrique
CRSNG Alliance, Mitacs, Hydroquébec- 445 000 $
(François Allard - INRS, Kodjo Agbossou - UQTR)
Lien connexe : Filière batterie : innovation et durabilité | INRS
« L'UQTR et l'INRS jouent un rôle de premier plan dans le développement de solutions pour accélérer notre transition énergétique. Nous sommes heureux de soutenir, par l'entremise du CRITM, les travaux menés sur les procédés innovants pour l'extraction du lithium et le recyclage des batteries. C'est grâce à des projets de recherche collaborative comme ceux-ci que nous parviendrons à atteindre nos objectifs de carboneutralité. »
Daniel Bernard, ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises du Québec
« L'Unité mixte de recherche INRS-UQTR illustre parfaitement ce qui est possible lorsque les gouvernements, les universités et l'industrie mettent en commun leurs forces et leur expertise. Au cœur de cette réussite se trouvent des chercheuses et des chercheurs de grand talent qui font progresser le savoir et développent les solutions énergétiques de demain. Grâce à leur travail, le Canada renforce son leadership en innovation, accélère la transition vers une économie plus durable et crée des retombées concrètes pour nos communautés. Le gouvernement du Canada est fier de soutenir cette recherche qui positionne Trois-Rivières comme un pôle d'excellence dans les technologies de la transition énergétique faisant ainsi rayonner la Mauricie, le Québec et tout le Canada. »
Caroline Desrochers, députée de Trois-Rivières et secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l'Infrastructure
« L'Unité mixte de recherche INRS-UQTR est un véhicule structurant pour notre milieu : elle décuple la capacité scientifique de nos équipes, attire des chaires d'envergure et fait émerger des projets qui n'auraient pas pu voir le jour autrement. Les financements annoncés aujourd'hui, soit trois projets CRSNG Alliance et une première Chaire de recherche du Canada, viennent confirmer la pertinence de ce modèle. L'UQTR est fière d'y contribuer, aux côtés de l'INRS et de partenaires industriels engagés, en mettant à profit son expertise reconnue en matériaux énergétiques et en intégration des systèmes électriques. »
Sébastien Charles, vice-recteur à la recherche et au développement, UQTR
« Cet investissement stratégique montre à quel point la recherche collaborative est essentielle à la transition énergétique. En réunissant des expertises complémentaires au sein de cette Unité mixte de recherche portée par l'INRS, nous faisons émerger, avec l'UQTR, des solutions concrètes qui répondront aux besoins énergétiques de demain et généreront des retombées importantes pour le Québec et le Canada. »
Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS
« Ces projets permettront de franchir des étapes clés dans le développement de batteries plus performantes, sécuritaires et durables, tout en améliorant notre compréhension des matériaux, des procédés de transformation des minéraux critiques et des systèmes énergétiques de prochaine génération. Par exemple, ils contribueront à innover dans les procédés d'extraction et de recyclage du lithium, un enjeu crucial, en les rendant plus efficaces et mieux adaptés aux réalités industrielles canadiennes. »
François Allard, professeur à l'INRS et codirecteur de l'UMR INRS-UQTR
« Cette chaire représente une occasion unique de faire progresser le développement de matériaux énergétiques de nouvelle génération. En repoussant les limites actuelles, nous souhaitons améliorer leurs performances, prolonger leur durée de vie et concevoir des solutions reposant sur une utilisation plus sobre des ressources naturelles rares. Notre ambition est de contribuer à des technologies plus durables, plus efficaces et mieux adaptées aux défis énergétiques et environnementaux d'aujourd'hui. »
Karin Kleiner, professeure à l'INRS et membre de l'UMR INRS-UQTR, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux matériaux énergétiques
« Le Canada possède tous les atouts pour devenir un leader des technologies énergétiques propres : les minéraux critiques, l'expertise scientifique et un tissu industriel qui est prêt à innover. À l'UMR INRS-UQTR, on unit nos forces et on développe une capacité rare au Québec, celle de couvrir l'ensemble du cycle des matériaux énergétiques, du laboratoire jusqu'aux chaînes de production. Mes travaux s'inscrivent pleinement dans cette démarche : concevoir des dispositifs qui réunissent enfin coût, performance et durabilité, et ce sont les trois conditions essentielles d'une véritable transition énergétique. »
Samaneh Shahgaldi, professeure agrégée à l'UQTR et membre de l'UMR INRS-UQTR, titulaire de la Chaire de recherche du Canada dans le domaine des piles à combustible à membrane échangeuse de protons et des électrolyseurs.
À propos de l'INRS
L'INRS est un établissement universitaire dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs dans des créneaux stratégiques au Québec. Depuis sa création en 1969, il poursuit sa mission de contribuer activement au développement économique, social et culturel du Québec. L'INRS se classe 1er au Québec en intensité de recherche. Il est composé de cinq centres de recherche et de formation interdisciplinaires, situés à Québec, à Montréal, à Laval, à Varennes, et dans Charlevoix, qui concentrent leurs activités dans des secteurs stratégiques : Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société, Armand-Frappier Santé Biotechnologie, et Ruralités durables (centre en développement). Sa communauté compte près de 1 500 membres étudiants, stagiaires au postdoctorat, membres du corps professoral et membres du personnel.
À propos de l'UQTR
Fondée en 1969, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est reconnue pour son excellence académique et sa contribution au développement régional. Avec une gamme variée de programmes d'études et une dynamique communauté de 15 000 personnes étudiantes, sa mission s'articule autour de l'enseignement et de la formation, de la recherche et du service à la collectivité, avec une volonté affirmée de contribuer au développement scientifique et social du Québec et de ses régions.
SOURCE Institut national de la recherche scientifique (INRS)

Contacts: Marc-André Pelletier - Conseiller en communication, Service des communications et des relations avec les diplômés - UQTR, Cell. : 819 384-6890, Courriel : [email protected]; Services des communications et des affaires publiques, Institut national de la recherche scientifique - INRS, Courriel : [email protected]
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