Le prix médian des chalets devrait augmenter de 4,0 % au Québec en 2026, propulsé par l'achat local.
Faits saillants :
- Le prix médian pondéré d'une propriété unifamiliale dans les marchés récréatifs du Québec s'est accru de 7,3 % en 2025 par rapport à 2024.
- Les prix des propriétés situées au bord de l'eau ont augmenté de 2,4 % d'une année à l'autre, tandis que le segment de la copropriété dans les secteurs récréatifs du Québec a vu son prix croître de 5,8 %.
- Poussés par les tensions avec les États-Unis qui paralysent les voyages, 42 % des experts récréatifs de Royal LePageMD au Québec notent une hausse de la demande locale.
- L'arrivée des derniers baby-boomers à la retraite propulse la tendance du chalet comme résidence principale aux quatre coins du Québec.
MONTRÉAL, le 26 mars 2026 /CNW/ - Malgré la prudence persistante des consommateurs dans un climat de tensions économiques et politiques, la rareté de l'offre immobilière face à une demande soutenue devrait exercer une pression à la hausse sur les prix des propriétés récréatives au cours de l'année à venir. Selon Royal LePage, le prix médian d'une maison unifamiliale dans les régions récréatives du Québec devrait augmenter de 4,0 % en 2026 pour atteindre 484 328 $, comparativement à 2025.1
« Bien que le contexte mondial actuel incite certains acheteurs à la prudence, le marché récréatif québécois demeure extrêmement résilient en raison d'une offre structurellement limitée », souligne Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires, Royal LePage.
À l'échelle provinciale, le prix médian pondéré du prix2 d'une propriété unifamiliale dans les principaux marchés immobiliers récréatifs a observé une croissance de 7,3 % en 2025, comparativement à l'année 2024, pour atteindre 465 700 $. Les propriétés situées au bord de l'eau ont pour leur part vu leur prix médian pondéré croître de 2,4 % au cours de la même période pour atteindre 545 600 $, pendant que le prix médian pondéré d'une copropriété a observé une hausse de 5,8 % pour se fixer à 378 700 $. L'appréciation plus marquée des prix dans les segments les plus abordables (non-riveraine) suggère une vague de nouveaux arrivants sur le marché des propriétés récréatives.
« L'achat d'une propriété de villégiature est avant tout un choix de style de vie, et la rareté de nouveaux développements dans des secteurs prisés, comme les Laurentides, l'Estrie ou Charlevoix maintient une pression constante sur les prix », ajoute St.-Pierre. « Un autre facteur qui explique la limite d'inventaire est le désir de conserver les propriétés récréatives précieusement dans les familles de génération en génération. Cela crée de la rareté, préserve l'exclusivité du marché et soutient la valeur des propriétés, même en période d'incertitude économique. »
À l'échelle nationale, le prix médian pondéré d'une maison unifamiliale en 2025 dans les régions canadiennes de propriétés récréatives a augmenté de 4,3 % d'une année à l'autre pour atteindre 581 300 $. Par type de propriété, le prix médian pondéré d'une propriété unifamiliale au bord de l'eau a diminué de 5,2 % d'une année à l'autre pour atteindre 717 600 $, tandis que le prix médian pondéré d'une copropriété a augmenté de 2,1 % pour atteindre 418 600 $ au cours de la même période.
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1 Les prévisions de Royal LePage sont basées sur un modèle pondéré utilisant les ventes dans chaque région. |
2 Les prix médians pondérés provinciaux de Royal LePage sont basés sur un modèle pondéré utilisant les ventes dans chaque région. |
Le mouvement « J'achète Canadien » dynamise la demande immobilière au Québec
Dans un contexte de tensions économiques et politiques persistantes avec les États-Unis, de nombreux Canadiens continuent de réagir aux tarifs douaniers et à la rhétorique du « 51e État » avec leur portefeuille, orientant leurs dépenses vers les produits, les services et les lieux de villégiature nationaux. Les voyages des Canadiens aux États-Unis continuent de baisser : selon Statistique Canada, les voyages aller-retour vers les États-Unis ont reculé de 14,5 % en février 2026, par rapport au même mois en 20253.
St-Pierre note que de nombreux voyageurs d'ici ont de plus en plus tourné leurs projets de vacances vers le nord de la frontière, privilégiant les destinations locales où ils peuvent éviter les fluctuations du taux de change et les tensions géopolitiques.
Selon un sondage effectué auprès des experts récréatifs de Royal LePage au Québec4, 42 % des courtiers québécois notent une hausse de la demande locale en 2025, les tensions avec les États-Unis freinant les voyages transfrontaliers. Cependant, 55 % des experts ne notent aucun changement.
« Ce changement de comportement témoigne d'une volonté de sécuriser le patrimoine familial dans un environnement sociopolitique stable. Plutôt que de risquer des investissements transfrontaliers, les acheteurs privilégient de plus en plus des propriétés perçues comme des biens patrimoniaux, souvent conservés d'une génération à l'autre », ajoute St-Pierre.
Selon un sondage de Royal LePage mené par Burson en 2025,5 plus de la moitié (54 %) des Canadiens qui possèdent actuellement une propriété résidentielle aux États-Unis affirment avoir l'intention de vendre au cours de la prochaine année ; parmi ceux-ci, une majorité (62 %) invoque l'administration politique actuelle comme principale raison. Lorsqu'on leur a demandé s'ils comptaient réinvestir le produit de la vente de leur résidence américaine dans le marché immobilier canadien, près du tiers (32 %) des répondants ayant récemment vendu ou prévoyant vendre d'ici un an ont répondu « oui ».
« L'instabilité persistante aux États-Unis agit actuellement comme un puissant levier pour le marché immobilier de villégiature au Québec. Nous observons une tendance marquée où de nombreux propriétaires choisissent de rapatrier leurs capitaux pour réinvestir plus près de chez eux, privilégiant la stabilité de notre environnement économique et politique », souligne St-Pierre. « Ce mouvement de l'achat local se traduit concrètement par un transfert de la demande : les Québécois délaissent les côtes de la Floride et les plages du Maine au profit de propriétés au bord de nos lacs dans les Laurentides, en Estrie et dans Charlevoix. Alors que la saison des chalets approche, ce regain d'intérêt pour nos marchés régionaux offre un second souffle à un segment qui avait été plus sensible à l'incertitude économique récente. »
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3 Indicateur avancé des arrivées internationales au Canada, février 2026, Statistiques Canada, le 10 mars 2026 |
4 Un sondage en ligne a été mené auprès de 29 courtiers oeuvrant sur les marchés immobiliers récréatifs de la province, entre le 20 février 2026 et le 19 mars 2026 |
5 Les tensions politiques incitent les Canadiens à vendre leurs propriétés aux États-Unis ; plusieurs prévoient de réinvestir dans l'immobilier national, Royal LePage, août 2025 |
Du refuge saisonnier à la résidence principale
La composition démographique des acheteurs au sein du marché récréatif québécois suit une évolution constante, marquée par un intérêt croissant pour la résidence permanente au détriment du simple pied-à-terre saisonnier. Ce phénomène se manifeste dans les Laurentides, les Cantons-de-l'Est et en Gaspésie, où une convergence de baby-boomers, de préretraités et de télétravailleurs redéfinit tranquillement le paysage régional en s'y installant de façon plus durable.
St-Pierre continue « Cette demande est soutenue par une dualité de profils, allant des citadins en quête d'un refuge occasionnel aux ménages qui considèrent désormais le chalet comme un pilier de leur mode de vie et une valeur refuge pour leur patrimoine familial. Cette tendance est renforcée par l'arrivée de professionnels hybrides qui recherchent des propriétés alliant une connectivité technologique fiable à la sérénité des espaces naturels. »
En somme, le marché récréatif québécois s'appuie sur une volonté de stabilité et de pérennité, transformant progressivement les lieux de villégiature traditionnels en communautés accueillantes tout au long de l'année.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
ANALYSES RÉGIONALES
Outaouais
MRC des Collines-de-l'Outaouais et de Papineau
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC des Collines-de-l'Outaouais a augmenté de 5,3 % par rapport à 2024 pour atteindre 589 900 $. Pendant ce temps, la MRC de Papineau enregistrait une hausse de 1,6 % pour atteindre 345 000 $. Dans le segment des maisons unifamiliales au bord de l'eau, le prix médian a augmenté de 5,3 % et de 3,8 % pour atteindre respectivement 500 000 $ et 417 500 $ dans les MRC des Collines-de-l'Outaouais et de Papineau.
« Le marché immobilier récréatif de Papineau et de l'Outaouais affiche une stabilité remarquable en ce début d'année 2026. La proximité avec Ottawa et l'attrait indéniable pour le bord de l'eau continuent de soutenir une demande constante », affirme Annick Fleury, courtière immobilière résidentiel, Royal LePage Vallée de l'Outaouais.
« Nous observons une légère baisse de l'intérêt pour les propriétés destinées à la location à court terme, conséquence directe du resserrement des règlements municipaux dans la région. Ce changement réglementaire influence le comportement des acheteurs, car une partie de la valeur des propriétés était auparavant dictée par ce potentiel de revenus. Malgré cela, la demande pour les résidences secondaires traditionnelles se maintient. »
Fleury ajoute que, bien que l'inventaire et les délais de vente soient similaires à l'an dernier, nous prévoyons une croissance modérée des prix au cours des 12 prochains mois.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans les MRC des Collines-de-l'Outaouais et de Papineau devrait croître de 5,0 % dans les deux régions, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Laurentides
MRC des Pays-d'en-Haut
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC des Pays-d'en-Haut a augmenté de 7,5 % par rapport à 2024 pour atteindre 570 000 $. Le prix médian des maisons unifamiliales au bord de l'eau a augmenté de 4,5 % pour atteindre 689 900 $. Dans le segment des copropriétés, le prix médian a également augmenté de 1,6 % d'une année à l'autre pour atteindre 389 000 $.
« Dans les Pays-d'en-Haut, le marché demeure soutenu et nous ne prévoyons aucun répit sur les prix de vente », affirme Éric Léger, courtier immobilier pour l'équipe Léger, Royal LePage Humania. « La région exerce un pouvoir de séduction majeur sur des acheteurs expérimentés et des télétravailleurs montréalais qui choisissent de s'y installer en tant que résidents permanents. »
Pour l'avenir, Léger ajoute : « Cette transition vers la résidence principale, jumelée à une augmentation considérable de la demande pour les propriétés de luxe, définit la dynamique actuelle du secteur. »
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC des Pays-d'en-Haut devrait croître de 5,0 % comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
MRC des Laurentides
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC des Laurentides a augmenté de 11,0 % par rapport à 2024 pour atteindre 470 000 $. Le prix médian des maisons unifamiliales au bord de l'eau a augmenté de 4,0 % pour atteindre 520 000 $. Dans le segment des copropriétés, le prix médian a également augmenté de 13,5 % d'une année à l'autre, pour atteindre 430 000 $.
Selon Éric Léger, courtier immobilier pour l'équipe Léger de Royal LePage Humania, le marché de la MRC des Laurentides s'annonce aussi vigoureux qu'en 2025, porté par un hiver exceptionnel qui a stimulé l'intérêt pour les sports récréatifs.
« Nous voyons principalement des baby-boomers de la grande région de Montréal en quête de qualité de vie, recherchant le chalet familial idéal pour recevoir parents et amis. Bien que la réglementation actuelle limite la demande pour le locatif, le désir d'accéder à un mode de vie actif soutiendra une croissance des prix en 2026. »
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC des Laurentides devrait augmenter de 4,0 % comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
MRC d'Argenteuil et Antoine-Labelle
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC d'Argenteuil a augmenté de 2,7 % par rapport à 2024 pour atteindre 375 000 $. Pendant ce temps, la MRC d'Antoine-Labelle enregistrait une hausse de 7,0 % pour atteindre 334 500 $. Dans le segment des maisons unifamiliales au bord de l'eau, le prix médian a diminué de 11,7 % et augmenté de 2,6 % pour atteindre respectivement 455 000 $ et 390 000 $ dans les MRC d'Argenteuil et Antoine-Labelle.
« Avec sa grande diversité de lacs, de cours d'eau et de montagnes à seulement 75 minutes de Montréal, la MRC d'Argenteuil reste très attrayante, compte tenu de ses propriétés riveraines encore abordables », dit Pierre Vachon, courtier immobilier résidentiel et commercial, Royal LePage Humania. « Nous observons deux profils d'acheteurs principaux : de jeunes entrepreneurs de 35 à 45 ans qui souhaitent combiner résidence principale et revenus locatifs, ainsi que des acheteurs de 50 ans et plus qui s'y installent pour y vivre en permanence. Cette dualité, jumelée à une demande accrue pour le luxe, soutient la vigueur de notre secteur. »
Vachon ajoute que l'encadrement de la location à court terme stabilise la qualité de vie dans Argenteuil, tandis que la baisse d'intérêt pour les zones inondables favorise la pérennité des rives, des facteurs qui soutiendront une performance du marché en 2026 au moins égale à celle de 2025.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans les MRC d'Argenteuil et Antoine-Labelle devrait croître de 4,0 % et 6,0 %, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Lanaudière
MRC de Matawinie et de Montcalm
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC de Matawinie a augmenté de 9,6 % par rapport à 2024 pour atteindre 400 000 $. Pendant ce temps, la MRC de Montcalm enregistrait une hausse de 12,5 % pour atteindre 450 000 $. Dans le segment des maisons unifamiliales au bord de l'eau, le prix médian a diminué légèrement de 1,7 % et de 0,3 % pour atteindre respectivement 475 000 $ et 390 000 $ dans les MRC de Matawinie et de Montcalm.
« Une tendance marquée s'observe chez les couples à la retraite ou en semi-retraite, qui privilégient désormais l'installation à temps plein dans la région de Montcalm tout en conservant un lien occasionnel avec la ville », observe Éric Fugère, courtier immobilier résidentiel, Royal LePage Habitations. « Grâce à une offre de loisirs aussi variée que la randonnée, le ski ou les sports motorisés, la région s'impose de plus en plus comme un lieu de vie permanent toute l'année plutôt que comme une simple destination de fin de semaine. »
Selon lui, le secteur de Montcalm affiche une dynamique de transition : la demande se déplace vers la résidence principale au détriment du locatif, ce dernier étant freiné par une réglementation municipale plus stricte.
« L'équilibre entre une baisse de l'inventaire et une demande plus modérée laisse présager un marché stable. L'année 2026 sera notamment marquée par le développement du pôle de Val-St-Côme, qui sera assurément un moteur de croissance dans la région. »
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans les MRC de Matawinie et de Montcalm devrait croître de 2,0 % dans les deux régions, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Estrie
Bromont et MRC de Memphrémagog
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale à Bromont a diminué de 2,0 % par rapport à 2024, pour atteindre 699 900 $. Pendant ce temps, le prix médian dans la MRC de Memphrémagog est demeuré le même (+0,5 %) qu'en 2024, soit 578 000 $. Dans le segment des maisons unifamiliales au bord de l'eau, le prix médian a augmenté légèrement de 0,1 % pour atteindre 850 000 $ à Memphrémagog. Le prix médian d'une copropriété a également augmenté de 11,1 % et 6,6 % d'une année à l'autre, pour atteindre respectivement 550 000 $ et 363 500 $ à Bromont et dans la MRC de Memphrémagog.
« Les régions de Memphrémagog et de Bromont affichent une dynamique similaire, où l'attrait pour un mode de vie entre lac et montagne attire une clientèle de professionnels et de préretraités », indique Véronique Boucher, courtière immobilière résidentiel, Royal LePage Au Sommet. « Dans les deux secteurs, les acheteurs privilégient une transition graduelle vers la résidence permanente, un phénomène qui soutient la demande malgré les restrictions sur la location à court terme dans la région de Memphrémagog. Cependant, à Bromont, nous observons une stabilisation des prix des maisons unifamiliales, alors que le segment des copropriétés continue de se démarquer par une croissance positive. »
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale devrait croître de 2,5 % à Bromont et de 2,0 % dans la MRC de Memphrémagog, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Chaudière-Appalaches
MRC des Appalaches
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC des Appalaches a affiché une augmentation de 14,8 % comparativement à 2024, pour atteindre 229 500 $.
« La région des Appalaches se distingue par son vaste éventail de possibilités, offrant des propriétés riveraines pour tous les budgets », indique Mélissa Roussin, courtière immobilière résidentiel et commercial chez Royal LePage Blanc & Noir.
« Nous observons une segmentation claire du marché : alors que les secteurs plus dispendieux attirent une clientèle de professionnels et de retraités, l'abordabilité globale de la région continue de séduire de nombreux acheteurs même si les prix continuent de monter. Plusieurs d'entre eux acquièrent d'abord une résidence secondaire dans l'objectif avoué de s'y installer en permanence d'ici quelques années », ajoute-t-elle.
« La réglementation sur la location à court terme redéfinit la dynamique locale en orientant les investisseurs vers des zones spécifiques, tout en rassurant les propriétaires qui recherchent avant tout la quiétude », dit Roussin.
Cela dit, la courtière précise que la rareté de l'inventaire dans ce marché convoité maintiendra la croissance des prix en 2026.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC des Appalaches devrait croître de 5,0 % comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Capitale-Nationale
MRC de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC de La Côte-de-Beaupré a augmenté de 19,4 % comparativement à 2024, pour atteindre 430 000 $. Pendant ce temps, la MRC de La Jacques-Cartier enregistrait une augmentation de 12,2 % pour atteindre 460 000 $. Dans le segment des maisons unifamiliales au bord de l'eau, le prix médian a augmenté de 21,0 % pour atteindre 544 500 $ dans La Jacques-Cartier. Le prix médian d'une copropriété a également augmenté de 6,5 % pour atteindre 229 000 $ dans La Côte-de-Beaupré et diminué de 7,6 % pour atteindre 284 500 $ dans La Jacques-Cartier.
« Le marché immobilier entourant la ville de Québec présente en 2026 deux dynamiques distinctes, l'attrait pour le mode de vie actif, incluant l'accès aux sports comme le ski, le vélo de montagne et l'accès à la nature », souligne Michèle Fournier, vice-présidente et courtière immobilière agréé, Royal LePage Inter-Québec.
« La demande sur le marché de la Côte-de-Beaupré tourne actuellement au ralenti en raison de prix déjà élevés et d'un inventaire à la hausse, ce qui rend les acheteurs de la région de Québec beaucoup plus sélectifs. Malgré ce rythme plus calme, la région conserve un avantage stratégique grâce à une législation sur la location à court terme plus permissive que dans les secteurs voisins. »
Si la Côte-de-Beaupré attire des professionnels et des retraités pour sa stabilité et son accès aux loisirs, Fournier souligne que Stoneham-et-Tewkesbury mise sur une tout autre dynamique : une hausse considérable de la demande liée au potentiel de revenus locatifs. « Là où le marché de la Côte-de-Beaupré offre un rythme plus calme pour des acheteurs réfléchis, Stoneham séduit des familles de Drummondville et Trois-Rivières prêtes à agir rapidement pour sécuriser des propriétés haut de gamme », conclut-elle.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans les MRC de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier devrait croître respectivement de 5,0 % et de 11,5 %, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
MRC de Charlevoix
En 2025, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC de Charlevoix a augmenté de 14,3 % par rapport à 2024, pour atteindre 400 000 $.
« Le marché de Baie-Saint-Paul est en excellente santé et profite d'une demande soutenue de la part d'acheteurs de l'extérieur de la région qui cherchent à acquérir une propriété à usage mixte, leur permettant de profiter de leur résidence secondaire tout en la louant à court terme durant le reste de l'année », dit Mathieu Harvey, courtier immobilier résidentiel, Royal LePage Blanc & Noir.
Cette tendance vers la résidence secondaire locative a un impact très positif sur les commerçants locaux et stimule l'activité touristique régionale. Harvey constate également un intérêt croissant de la part des acheteurs canadiens et américains, ce qui renforce la vigueur du secteur.
« Bien que les délais de vente aient légèrement augmenté, le marché demeure équilibré avec un inventaire et une demande qui se maintiennent par rapport à l'an dernier. »
Selon Harvey, la capacité des propriétaires à louer leur résidence secondaire à court terme pour une portion de l'année reste un moteur de vente stratégique. Pour 2026, il anticipe un marché stable avec une tendance à la hausse pour les prix des propriétés unifamiliales.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC de Charlevoix devrait croître de 9,0 %, comparativement à 2025.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine
MRC d'Avignon, de Bonaventure et de La Côte-de-Gaspé
En 2025, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la MRC d'Avignon a augmenté de 28,6 % comparativement à 2024, pour atteindre 270 000 $. Pendant ce temps, les MRC de Bonaventure et La Côte-de-Gaspé enregistrent une augmentation de 4,4 % et 16,1 % respectivement, pour atteindre 227 500 $ et 240 000 $.
« En Gaspésie, la demande provient majoritairement des centres urbains comme Montréal et Québec, portée par des acheteurs en quête de tranquillité, loin de la congestion routière », dit Christian Cyr, courtier immobilier résidentiel et commercial, Royal LePage Village. « Que ce soit pour une retraite paisible ou pour élever leurs enfants dans un milieu sécuritaire, ces acheteurs recherchent avant tout une proximité avec la nature. Bien que la législation actuelle freine le segment des résidences secondaires, nous observons un intérêt croissant de la part d'acheteurs canadiens pour notre région. Ces derniers y voient l'occasion d'acquérir une propriété bâtie pour résister aux éléments et située à l'abri de l'érosion, ce qui en fait un investissement sûr et pérenne.»
Un changement dans les critères de sélection s'opère : les propriétés en bord de mer ou de rivière perdent de leur attrait en raison de l'érosion côtière et des inondations plus fréquentes, au profit de résidences répondant à des critères de durabilité.
« Pour 2026, je prévois un marché plus stable : l'inventaire demeurant bas, le nombre de transactions sera limité, ce qui maintiendra les prix. Bien que les prix ne devraient pas connaître de hausse majeure, les propriétés de haute qualité continueront de voir leur valeur progresser », souligne Cyr.
En 2026, le prix médian d'une propriété unifamiliale dans la MRC d'Avignon devrait croître de 5,0 % par rapport à 2025. Dans les MRC de Bonaventure et La Côte-de-Gaspé, les prix devraient rester stables avec des légères hausses de 0,5 % pour les deux régions, d'une année à l'autre.
Tableau des prix et prévisions (Province de Québec) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026_QC
Tableau des prix et prévisions (Canada) : rlp.ca/tableau_rapportproprietesrecreatives2026
À propos du Rapport printanier sur les propriétés récréatives de Royal LePage
Le Rapport printanier de Royal LePage sur les propriétés récréatives compile des observations, des données et des prévisions provenant de 17 marchés immobiliers au Québec. Les données sur le prix médian ont été compilées et analysées par Royal LePage pour la période allant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 et du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024. Les données ont été obtenues auprès de Centris. Les prix médians pondérés provinciaux et prévisions de Royal LePage sont basés sur un modèle pondéré utilisant les ventes dans chaque région. La disponibilité des données est basée sur un seuil transactionnel et sur la disponibilité des données régionales en utilisant les types de logement standard du rapport. Les prix peuvent varier par rapport aux rapports précédents en raison d'un changement dans le nombre de régions participantes.
À propos du Sondage des experts en propriétés récréatives de Royal LePage
Un sondage provincial réalisé en ligne auprès de 29 courtiers immobiliers au service des acheteurs et des vendeurs dans les régions récréatives du Québec. Le sondage a été mené entre le 20 février et le 19 mars 2026.
À propos de Royal LePage
Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de près de 20 000 professionnels de l'immobilier répartis dans 670 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tousMD de Royal LePageMD, qui, depuis plus de 25 ans, vient en aide aux centres d'hébergement pour femmes et enfants ainsi qu'aux programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Services Immobiliers BridgemarqMD, une entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole «TSX : BRE ». Pour en savoir davantage, veuillez consulter www.royallepage.ca.
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SOURCE Royal LePage Real Estate Services

Contact média : Appolline Risacher, Burson pour le compte de Royal LePage, [email protected], 418-559-8930
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