Un marché immobilier québécois marqué par la résilience et la dualité régionale au premier trimestre de 2026 English
La demande se déplace vers les centres urbains tandis que les acheteurs deviennent plus sélectifs face à l'évolution des inventaires
Faits saillants du 1e trimestre :
- Au premier trimestre de 2026, le prix de l'agrégat dans le Grand Montréal a augmenté de 3,3 % sur un an pour atteindre 645 800 $, porté par le retour marqué du luxe et une dualité de l'inventaire entre l'unifamiliale et les copropriétés du centre-ville.
- La région de Québec a enregistré la performance la plus robuste de la province (et au niveau national) avec une hausse annuelle du prix de l'agrégat de 10,7 % pour s'établir à 475 300 $, confirmant l'attractivité de la capitale malgré une transition vers un marché plus réfléchi et discipliné.
- Les marchés de Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau ont affiché des trajectoires variées, avec une croissance annuelle de 7,0 % à Sherbrooke soutenue par la migration interrégionale, tandis que le retour des négociations et de la prudence de la part des acheteurs a tempéré l'activité à Gatineau et Trois-Rivières.
- Royal LePageMD prévoit un printemps actif, mais nuancé. La fin progressive du télétravail ramène les acheteurs vers les centres urbains. Ces derniers, désormais plus réflexifs, scrutent les coûts d'entretien et les travaux avant de s'engager, d'où leur préférence marquée pour les propriétés « clés en main ».
MONTRÉAL, le 16 avril 2026 /CNW/ - Selon les plus récents résultats de l'Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePageMD publiée aujourd'hui, le marché immobilier du Québec a entamé l'année 2026 sous le signe d'une résilience stratégique. Le marché s'adapte de manière réfléchie et sélective aux pressions économiques, affichant une dualité marquée entre ses régions et les types de propriétés. Après une année 2025 exceptionnelle, le premier trimestre de 2026 confirme la maturité du marché québécois, où la croissance des prix se maintient malgré une sélectivité accrue des acheteurs et un manque d'inventaire.
« Le premier trimestre de 2026 témoigne d'une transition importante vers un marché plus réfléchi », déclare Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, Royal LePage. « Alors que nous observons un retour marqué vers les centres urbains et les propriétés de prestige, les acheteurs font preuve d'une prudence nouvelle. Cette dualité, où certains segments comme l'unifamilial affichent une vigueur soutenue tandis que d'autres, comme la copropriété urbaine, font face à un surplus d'inventaire, définit la trajectoire de ce début d'année. Le Québec continue de se distinguer par sa solidité, portée par une demande qui privilégie désormais la qualité et les produits clés en main. »
Le prix de l'agrégat1 d'une propriété dans la province de Québec a augmenté de 4,4 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre $473,900 par rapport à la même période de l'année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat dans la province a enregistré une augmentation de 2,7 %. En ce qui concerne les différents types d'habitations, le prix médian d'une maison unifamiliale détachée au Québec a grimpé de 5,9 % sur un an pour s'élever à $517,400, tandis que celui d'un appartement en copropriété a enregistré une hausse plus modérée de 2,6 % pour atteindre $403,000 au cours de la même période.
Le marché québécois voit émerger une figure dominante : l'acheteur réflexif. Contrairement à la frénésie des années passées, les acquéreurs analysent désormais rigoureusement les coûts d'entretien et les rénovations nécessaires avant de s'engager.
« Nous assistons à une fin de l'achat impulsif », explique St-Pierre. « La hausse du coût de la vie et la sensibilité aux risques environnementaux ont modifié les priorités des acheteurs. Une propriété "clé en main" commande désormais une prime sur le prix, tandis que celles nécessitant des travaux majeurs trouvent preneur plus difficilement. Cette sélectivité est particulièrement visible dans des marchés comme Québec et Gatineau, où la discipline financière remplace désormais l'urgence. »
À l'échelle du Canada, le prix de l'agrégat d'une propriété a diminué de 2,0 % d'une année sur l'autre au premier trimestre de 2026, s'établissant à 812 900 $. Sur les principaux marchés du pays, le prix de l'agrégat à Toronto et Vancouver a respectivement enregistré une baisse de 4,7 % et de 4,5 %, illustrant une nouvelle fois des tendances divergentes par rapport à la croissance observée dans plusieurs régions du Québec.
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1 L'agrégat des prix est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de tous les types de propriétés étudiés. Les prix provinciaux ont été mis à jour pour inclure toutes les régions de la province et peuvent par conséquent différer des rapports précédents. Les données sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles et comprennent les transactions du marché de la revente ainsi que les nouvelles constructions. |
La stabilité du taux directeur renforce la confiance et la prévisibilité du marché
Lors de sa dernière annonce, le 18 mars 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %.2 Cette stabilité, couplée à une inflation qui se maintient dans la fourchette cible, offre aux acheteurs québécois un environnement prévisible pour planifier leurs transactions printanières.
« Bien que la stabilité des taux soit un pilier de confiance, elle s'accompagne d'une vigilance accrue face aux incertitudes mondiales qui incitent les acheteurs à la prudence », souligne St-Pierre. « Au Québec, cette prévisibilité monétaire permet aux consommateurs d'aborder leurs projets de manière plus posée, mais le contexte macroéconomique actuel les rend aussi beaucoup plus sélectifs. »
Bien que 2026 demeure une année charnière pour les renouvellements hypothécaires, la résilience des propriétaires québécois reste forte. Forts d'une équité accumulée importante, la majorité des ménages parviennent à absorber l'ajustement des paiements, ce qui préserve l'équilibre du marché et prévient un afflux massif de propriétés forcées sur le marché.
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2 La Banque du Canada maintient son taux de financement à 2,25 %, Royal LePage, 18 mars, 2026. |
Perspectives pour le marché printanier 2026
En pleine période printanière, Royal LePage anticipe que le manque d'inventaire dans le segment unifamilial continuera de soutenir l'augmentation des prix à l'échelle de la province. La stabilité économique du Québec, protégée par des secteurs piliers, comme la fonction publique à Québec et Gatineau ou la diversité industrielle à Montréal, assurera la stabilité du marché immobilier.
« Nous prévoyons un printemps actif, mais nuancé », conclut St-Pierre. « Les vendeurs de propriétés unifamiliales de qualité resteront en position de force, tandis que les acheteurs de condos bénéficieront d'un marché plus clément dans les secteurs où l'inventaire est plus abondant. Cette normalisation vers un marché plus équilibré est un signe de santé pour l'écosystème immobilier québécois. »
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la province de Québec augmentera de 7,0 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
SOMMAIRES RÉGIONAUX
Région du Grand Montréal
Un marché résilient, marqué par le retour du luxe et une dualité de l'inventaire en 2026
Le prix de l'agrégat d'une propriété dans le Grand Montréal a augmenté de 3,3 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre 645 800 $ par rapport à la même période de l'année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région a enregistré une légère progression de 0,8 %.
En ce qui concerne les différents types de logement, le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a augmenté de 6,1 % sur un an pour s'élever à 759 400 $, tandis que celui d'un appartement en copropriété est demeuré quasi stable avec une infime progression de 0,1 % pour atteindre 490 900 $ au cours de la même période.
Selon Marc Lefrançois, courtier immobilier chez Royal LePage Tendance, le premier trimestre de 2026 a été marqué par une nette dualité. « Après un mois de janvier décevant affichant un taux d'absorption historiquement bas, le marché a rebondi en février avec une reprise à deux chiffres. Les unifamiliales et les plex affichent une vigueur soutenue, tandis que les copropriétés du centre-ville peinent face à un surplus d'inventaire amplifié par la concurrence du neuf. », note-t-il. En somme, Lefrançois précise : « Nous observons le grand retour du luxe avec un rebond marqué dans les secteurs de prestige, tandis que le marché des condos urbains est à la traîne. »
L'activité de vente, plus nuancée qu'à l'habitude en début d'année, a été principalement tirée par les acheteurs souhaitant migrer vers une propriété de gamme supérieure et la fin de l'exode urbain. « Cette demande soutient le segment des maisons unifamiliales et des condos dans les secteurs prisés, comme Villeray et Rosemont, qui demeurent en faveur des vendeurs », note Lefrançois. En revanche, le marché des copropriétés a rencontré des défis importants, notamment dans les centres urbains. « L'inventaire des copropriétés a atteint des sommets sur l'Île, rendant ce segment lourd et les propriétés existantes difficiles à vendre en raison de la sursaturation de nouvelles constructions à Ville-Marie ou à L'Île-des-Sœurs », ajoute-t-il. « Nous nous attendons à une croissance des prix modérée pour les maisons et à une stagnation pour les condos au cours de l'année. »
Dans Montréal centre, le prix de l'agrégat d'une propriété a augmenté de 7,6 % par rapport à la même période l'an dernier pour atteindre 797 300 $ au premier trimestre de 2025. Au cours de la même période, le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a augmenté de 9,4 % pour atteindre 1 242 900 $, tandis que le prix médian d'un appartement en copropriété a connu une baisse de 0,2 % pour s'établir à 588 600 $.
Concernant les facteurs économiques, la psychologie du marché québécois demeure positive malgré un contexte mondial incertain. « Le marché reste confiant grâce à une économie diversifiée et bien que les tensions géopolitiques en Iran ou l'effet "Trump" soient à surveiller, ils n'affectent pas encore le moral des acheteurs », indique Lefrançois. « Cette stabilité a cependant été nuancée par une certaine nervosité chez la clientèle anglophone face au climat politique provincial, bien qu'il soit trop tôt pour en mesurer l'impact réel sur les projets immobiliers. »
Alors que la période printanière est déjà bien engagée, Lefrançois anticipe que la vigueur du segment des unifamiliales et du luxe se maintiendra dans les secteurs prisés. La fin progressive du télétravail devrait par ailleurs réduire l'avantage dont bénéficiaient la Rive-Nord et la Rive-Sud, en stimulant le retour des acheteurs vers l'Île. Du côté des copropriétés, la transition vers un marché d'acheteurs offrira davantage de marge de négociation, les prix demeurent stables sauf dans les quartiers les plus recherchés.
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région du Grand Montréal augmentera de 5,0 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
Québec
Une transition vers un marché plus réflexif, soutenu par une demande sélective et un inventaire en mutation
Le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Québec a augmenté de 10,7 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre 475 300 $ par rapport à la même période de l'année précédente. Parmi les principales régions du Canada, Québec affiche la plus forte hausse des prix comparativement à la même période l'an dernier, et ce, pour un huitième trimestre consécutif. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région a augmenté de 4,8 %.
En ce qui concerne les différents types de logement, le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a augmenté de 11,1 % sur un an pour s'élever à 508 500 $, tandis que celui d'un appartement en copropriété s'est accru de 8,4 % pour atteindre 350 000 $ au cours de la même période.
Selon Michèle Fournier, vice-présidente et courtière immobilière chez Royal LePage Inter-Québec, le premier trimestre de 2026 a été caractérisé par une performance en alternance. « Le marché est devenu très fragmenté ; nous observons une transition d'un marché frénétique vers une dynamique plus posée, où l'activité varie grandement d'un quartier à l'autre. Alors que certains quartiers stagnent, d'autres connaissent encore des offres multiples, particulièrement pour les propriétés à bas prix nécessitant des rénovations ou, à l'inverse, pour les produits "clés en main" totalement au goût du jour », observe-t-elle. « Nous assistons à un assainissement du marché où la discipline et l'analyse rigoureuse des coûts remplacent les achats impulsifs. »
Malgré la précaution des acheteurs, la tendance des prix continue d'augmenter dû à un manque chronique d'inventaire. Cette nouvelle prudence a été notamment portée par un changement de comportement chez les acheteurs face à l'augmentation du coût de la vie et de l'emploi, bien que le marché de Québec reste protégé, pour la plupart, par le secteur public. Les budgets sont plus serrés et la tolérance aux risques environnementaux, comme les zones inondables, est désormais nulle. « L'évolution du sentiment se manifeste par une prudence accrue ; les acheteurs ne veulent plus surpayer pour des propriétés nécessitant des travaux majeurs, surtout lorsqu'elles proviennent de successions dont le style n'a pas été actualisé », explique Fournier.
Pour la période printanière et estivale de 2026, Fournier anticipe un regain d'activité avec l'arrivée du beau temps, surtout si les ménages choisissent d'investir dans leur propriété plutôt que dans les voyages. Toutefois, elle note que la qualité de l'inventaire restera un enjeu majeur, l'offre actuelle étant en partie composée de propriétés nécessitant des travaux. « Le manque d'inventaire de qualité continue de maintenir une pression à la hausse sur les prix », explique-t-elle. Elle souligne également une tendance marquée chez les semi-retraités qui délaissent leur résidence principale pour s'installer à l'année dans leur chalet. Enfin, le retour des entrepreneurs vers Québec et la stabilité du milieu universitaire agissent comme des remparts contre un relâchement des prix.
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Québec augmentera de 12,0 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
Gatineau
Prudence des acheteurs et hausse de l'inventaire : marché en transition
Le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Gatineau a augmenté de 0,8 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre 461 300 $ par rapport à la même période de l'année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat a toutefois connu un léger recul de 0,3 %.
En ce qui concerne les différents types d'habitations, le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a diminué légèrement de 0,3 % sur un an pour s'élever à 573 000 $, tandis que celui d'un appartement en copropriété a augmenté de 1,5 % pour atteindre 326 700 $ au cours de la même période.
Karine Séguin, courtière immobilière agréée chez Royal LePage Vallée de l'Outaouais, a constaté une activité irrégulière dans le marché au premier trimestre, progressant par intermittence. Selon elle, l'incertitude économique mondiale, les pertes d'emplois locales et les contraintes financières, comme le coût de la vie, incitent les consommateurs à la prudence. Ces derniers attendent souvent d'avoir un plan de secours solide avant de s'engager. Cette tendance se reflète par une baisse des promesses d'achat, malgré un volume élevé de demandes d'évaluations de la part des propriétaires.
« L'inventaire général est en nette augmentation, offrant une plus grande sélection aux acquéreurs, bien que certains facteurs externes, comme le retour au travail en présentiel, influencent les déplacements de la demande vers les centres urbains ou Ottawa. Cette hausse de l'offre permet aux acheteurs de prendre leur temps, d'autant plus que de nouveaux modèles d'habitation, tels que les maisons bigénérationnelles ou le passage vers le locatif de luxe, gagnent en popularité. »
Pour le printemps 2026, Séguin anticipe un marché actif où l'abondance de propriétés offrira de nouvelles opportunités aux acheteurs, bien que la patience soit de mise pour les vendeurs. Malgré les inquiétudes entourant les renouvellements hypothécaires pour la moitié des ménages, l'équité accumulée au fil des ans demeure un rempart solide, permettant aux transactions de se conclure malgré un contexte économique plus exigeant.
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Gatineau augmentera de 1,5 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
Sherbrooke
Le marché maintient sa trajectoire ascendante avec une vigueur renouvelée
Le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Sherbrooke a augmenté de 7,0 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre 423 200 $ par rapport à la même période de l'année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région a augmenté de 3,9 %. Le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a pour sa part augmenté de 6,8 % sur un an pour atteindre 467 000 $.
Jean-François Bérubé, courtier immobilier agréé chez Royal LePage Évolution EB, note que l'engouement pour l'Estrie continue de jouer un rôle moteur dans sa croissance. « Cette vigueur est alimentée par une migration interrégionale soutenue, alors que de nombreux acheteurs de l'extérieur de l'Estrie sont attirés par des prix qui demeurent compétitifs par rapport aux grands centres urbains. » Malgré la levée progressive de certains blocages administratifs de certains projets de constructions neuves, le marché reste fermement à l'avantage des vendeurs en raison d'un volume de propriétés disponibles insuffisant pour répondre à la demande.
La pénurie d'inventaires, marquée par une baisse des inscriptions unifamiliales dans les derniers mois, force les acheteurs à une grande réactivité. Bérubé observe toutefois un changement de comportement chez certains résidents actuels. Il précise, « une transition s'opère chez certains propriétaires qui choisissent de vendre leur demeure pour se tourner vers les nouveaux projets multilogements locatifs, un segment particulièrement actif cet hiver. Ce mouvement ajoute de l'inventaire au marché, mais ne suffit pas encore à rétablir l'équilibre du marché. »
Pour le printemps et l'été 2026, Bérubé anticipe le maintien de cette dynamique. La confiance des acheteurs et des vendeurs demeure inébranlable malgré l'actualité économique mondiale, et l'impact des renouvellements hypothécaires reste pour l'instant négligeable sur le volume de transactions. Sherbrooke continuera de faire preuve de sa résilience caractéristique, soutenue par des niveaux d'inventaire historiquement bas.
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Sherbrooke augmentera de 8,0 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
Trois-Rivières
Prudence et retour des négociations dans un marché en quête d'équilibre
Le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Trois-Rivières a augmenté de 5,4 % au premier trimestre de 2026 pour atteindre 400 100 $ par rapport à la même période de l'année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région a augmenté de 1,6 %. Le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a pour sa part augmenté de 2,8 % sur un an pour atteindre 444 600 $.
Martin Leblanc, courtier immobilier chez Royal LePage Centre, observe un changement de dynamique avec une activité fluctuante d'un mois à l'autre. « Après un mois de janvier calme, nous avons noté une légère reprise en février suivie d'un nouveau ralentissement en mars, signalant que le marché cherche désormais un nouveau point d'équilibre ». Cette instabilité se traduit par le retour marqué des négociations, où les acheteurs n'hésitent plus à soumettre des offres inférieures au prix demandé, une pratique qui s'était raréfiée ces dernières années. Néanmoins, la pression à la hausse sur les prix persiste en raison du faible niveau d'inventaire disponible.
Le contexte macroéconomique et l'augmentation du coût de la vie pèsent désormais sur le moral des ménages trifluviens. Leblanc souligne que des facteurs locaux influencent également les décisions : « À Trois-Rivières, où la dépendance à l'automobile est forte, le prix de l'essence est devenu un facteur d'inquiétude pour les acheteurs qui évaluent leur budget global. » Parallèlement, le marché locatif connaît une phase de transition avec la construction d'importants complexes de copropriétés locatives, offrant de nouvelles options résidentielles dans la région.
Contrairement à d'autres villes, la question des renouvellements hypothécaires à taux élevé ne semble pas encore être une préoccupation majeure pour les vendeurs trifluviens. Le marché de Trois-Rivières demeure ainsi l'un des plus abordables, porté par un taux d'emploi stable malgré les défis extérieurs.
Royal LePage prévoit que le prix de l'agrégat d'une propriété dans la région de Trois-Rivières augmentera de 10,0 % au quatrième trimestre 2026, par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Tableau des prix -- 1e trimestre 2026 : rlp.ca/T1-2026-prix-des-maisons-QC
Tableau des prévisions 2026 : rlp.ca/T1-2026-previsions-QC
À propos de l'Étude sur le prix des maisons de Royal LePage
L'Étude sur le prix des maisons de Royal LePage présente des renseignements sur les trois types d'habitation les plus courants, à l'échelle nationale et dans les 65 plus grands marchés immobiliers au pays. Les valeurs des maisons présentées dans l'Étude sur le prix des maisons de Royal LePage sont fondées sur la Synthèse du marché immobilier canadien de Royal LePage, un document produit chaque trimestre à l'aide des données de l'entreprise, en plus des données analytiques de RPS Solutions pour propriétés résidentielles, la source de confiance pour les renseignements et les analyses sur le secteur immobilier résidentiel au Canada. En outre, des commentaires sur les tendances du marché de l'habitation et des données sur les prix et les valeurs prévisionnelles sont fournis par les experts en immobilier résidentiel de Royal LePage, sur la base de leurs opinions et de leur connaissance du marché.
À propos de Royal LePage
Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de près de 20 000 professionnels de l'immobilier répartis dans 670 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tousMD de Royal LePageMD, qui, depuis plus de 25 ans, vient en aide aux centres d'hébergement pour femmes et enfants ainsi qu'aux programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Services Immobiliers BridgemarqMD, une entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole «TSX : BRE ». Pour en savoir davantage, veuillez consulter www.royallepage.ca.
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SOURCE Royal LePage Real Estate Services

Contact média : Appolline Risacher, Burson pour le compte de Royal LePage, [email protected], 418-559-8930
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