OTTAWA, ON, le 10 févr. 2026 /CNW/ - Les Canadiens et Canadiennes qui ont suivi des conseils en matière de santé issus de sources d'intelligence artificielle (IA) sont cinq fois plus susceptibles d'avoir subi des effets néfastes que ceux et celles qui ne l'ont pas fait. Cette situation préoccupe les médecins de tout le pays, d'autant plus que l'accès à des prestataires de soins fiables demeure difficile pour nombre de personnes.
Un nouveau sondage de l'Association médicale canadienne (AMC) révèle qu'une grande majorité de Canadiennes et Canadiens (89 %) se tournent vers des sources en ligne pour obtenir des informations sur la santé, notamment parce que c'est plus rapide et pratique que de passer par le système de santé pour accéder à des soins. Bien que seulement le quart (27 %) croient que l'IA peut réellement fournir de l'information fiable sur la santé, environ la moitié utilisent ces outils pour diagnostiquer ou traiter des problèmes de santé.
« Depuis des années, nous tentons de sonner l'alarme sur le fait que trop de personnes, au Canada, peinent à accéder aux soins de santé au moment où elles en ont besoin », souligne la Dre Margot Burnell, présidente de l'AMC. « Faute d'options, les gens se tournent vers des sources douteuses qui, nous le savons désormais, peuvent nuire à leur santé. Si nous n'agissons pas rapidement, les conséquences pour les patients et patientes risquent d'être particulièrement importantes. »
La troisième édition de l'Étude de suivi de l'AMC sur la santé et les médias, menée par Abacus Data, révèle également que :
- 77 % des répondantes et répondants s'inquiètent de la hausse des fausses informations sur la santé en provenance des États-Unis;
- en raison de cette hausse, 69 % se méfient désormais de toute information en matière de santé trouvée en ligne, même lorsqu'elle provient de sources supposées fiables;
- 85 % ont confiance dans la capacité des médecins à les aider à comprendre, évaluer et interpréter les informations sur la santé.
Presque toutes les personnes participantes jugent que les plateformes de médias sociaux (87 %) et les gouvernements (90 %) ont la responsabilité de freiner la propagation des fausses informations sur la santé.
« L'IA transforme déjà la prestation des services de santé, et cette tendance est irréversible », affirme la Dre Burnell. « Il est essentiel que les gouvernements, les prestataires de soins de santé et les patients et patientes travaillent ensemble pour faire de l'IA un outil fiable en matière d'information sur la santé. »
En octobre 2025, l'AMC a présenté à Innovation, Sciences et Développement économique Canada une série de recommandations visant à orienter le développement de l'IA de manière à renforcer la confiance du public, à protéger la vie privée et à améliorer les soins de santé pour l'ensemble de la population. L'AMC exhorte le gouvernement fédéral à agir rapidement pour protéger la population canadienne contre les fausses informations sur la santé provenant des États-Unis, limiter les préjudices en ligne et investir dans des sources nationales fiables.
L'AMC prône des solutions qui amélioreront l'accès aux soins afin que les Canadiennes et Canadiens puissent compter sur de véritables professionnels et professionnelles de la santé, dignes de confiance. Nous sommes prêts à collaborer avec le gouvernement et d'autres partenaires pour offrir à la population les soins qu'elle mérite.
À propos de l'AMC
L'Association médicale canadienne est à l'origine d'un regroupement national de médecins et d'apprenantes et d'apprenants en médecine qui croient en un avenir meilleur pour la santé. Elle aspire à créer un système de santé viable et accessible où les patientes et patients participent à leurs soins, une culture médicale qui favorise l'équité, la diversité et le bien-être des médecins, ainsi que des communautés d'entraide où chaque personne peut vivre en bonne santé. Guidée par des valeurs de collaboration et d'inclusion, elle provoque des changements grâce à son travail de représentation, aux dons, commandites et subventions et au partage des connaissances.
À propos de l'Étude de suivi de l'AMC sur la santé et les médias
L'Étude de suivi de l'Association médicale canadienne sur la santé et les médias a été menée en ligne par Abacus Data du 3 au 13 novembre 2025, auprès de 5 000 participants et participantes du Canada. La marge d'erreur pour un échantillon aléatoire probabiliste comparable de cette taille est de ± 1,38 %, 19 fois sur 20. Les questions techniques relatives aux données peuvent être posées à Oksana Kishchuk, vice-présidente, Interprétation des données à Abacus Data, à l'adresse [email protected].
SOURCE Association médicale canadienne

Renseignements et demandes d'entrevue: Relations de l'AMC avec les médias, [email protected]; Eric Lewis, 506 566-1671; Marie-Pier Cloutier, 819 740-2231
Partager cet article