La Fondation Brain Canada finance d'importantes plateformes de recherche sur le cerveau à Montréal English
De nouvelles initiatives de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, de l'Université McGill et du Neuro visent à accélérer la découverte de traitements et à placer les patients au centre de la recherche sur le cerveau
MONTRÉAL, le 1er juin 2026 /CNW/ - Montréal s'impose de plus en plus comme principale plaque tournante de la recherche sur le cerveau grâce à quatre nouvelles plateformes soutenues par la Fondation Brain Canada, qui font progresser la découverte de traitements pour un large éventail de troubles neurologiques.
Les projets, dont l'un est basé à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), affilié à l'Université de Montréal et les trois autres au Neuro (Institut-hôpital neurologique de Montréal) et à l'Université McGill, permettront aux chercheurs de tout le Canada d'accéder à de puissants outils partagés, depuis les essais sur des médicaments à base d'ARN jusqu'à l'analyse moléculaire avancée, en passant par les tissus nerveux humains vivants et les données intégrées sur les patients.
Ensemble, ces plateformes représentent un investissement de 8 926 500 $ dans des infrastructures partagées conçues pour permettre aux patients de profiter de manière concrète des découvertes faites en laboratoire.
Transformer les découvertes sur l'ARN en traitements
À l'Institut de recherches cliniques de Montréal, Frédéric Charron dirige PRIME-RNA, une plateforme canadienne unique en son genre qui permet de mettre à l'essai des médicaments à base d'ARN directement dans des systèmes vivants avant qu'ils ne fassent l'objet d'essais cliniques.
Les traitements à base d'ARN ont déjà transformé les soins pour des maladies, telles que l'amyotrophie spinale et la SLA, mais il demeure complexe et coûteux de mettre à l'essai et de peaufiner ces traitements pour les maladies cérébrales. PRIME-RNA remédie à la situation en permettant aux chercheurs d'évaluer la façon dont ces médicaments à base d'ARN se rendent au cerveau, de déterminer s'ils atteignent les bonnes cibles et d'en vérifier l'efficacité et l'innocuité, accélérant ainsi les progrès dans la lutte contre le cancer du cerveau et les maladies neurologiques.
Se tourner vers la science ouverte pour relier patients, données et découvertes
Au Neuro, Guy Rouleau dirige la plateforme virtuelle intégrée pour les patients (NeuroVIP), qui rassemble en un seul écosystème scientifique ouvert les données des patients, les échantillons biologiques, les modèles de cellules souches, l'imagerie avancée et l'analyse computationnelle.
NeuroVIP permet aux chercheurs d'étudier d'une manière plus approfondie que jamais des maladies et des troubles, tels que l'Alzheimer, le Parkinson et la SLA, tout en donnant aux patients un rôle actif dans la recherche grâce à un nouveau portail des participants qui montre comment leurs contributions font avancer la science. [Ajouter le lien vers la vidéo NeuroVIP]
Décoder les maladies cérébrales au niveau moléculaire
Jean-François Trempe dirige la McGill Mass Spectrometry Platform for Neurobiology (plateforme de spectrométrie de masse pour la neurobiologie de l'Université McGill), qui permet aux scientifiques d'analyser des milliers de protéines, de lipides et de métabolites à partir d'un seul échantillon.
En superposant ces connaissances moléculaires, la plateforme aidera les chercheurs à mieux comprendre comment des maladies et troubles, tels le Parkinson, l'autisme et les cancers du cerveau, se développent et évoluent, ouvrant ainsi la voie à un diagnostic plus précoce et à des traitements mieux ciblés.
Étudier le tissu nerveux humain vivant pour accélérer les traitements
Reza Sharif Naeini dirige NeuroAccess, la Canadian Platform for Human Nervous Tissue Research (plateforme canadienne de recherche sur les tissus nerveux humains) de l'Université McGill, qui offre un accès éthique et équitable aux tissus nerveux humains vivants issus des programmes de dons d'organes.
En offrant la possibilité de réaliser la recherche directement dans les neurones humains, NeuroAccess s'attaque à l'un des plus grands obstacles des neurosciences; le fossé entre les modèles de laboratoire et les patients réels. La plateforme devrait accélérer considérablement la découverte de médicaments contre la douleur chronique et les maladies neurodégénératives, tout en réduisant le nombre d'essais cliniques qui se soldent par un échec coûteux.
« Ces plateformes témoignent de la puissance de l'investissement dans l'infrastructure partagée et le libre accès, a déclaré Viviane Poupon, présidente-directrice générale de la Fondation Brain Canada. Allant des traitements à base d'ARN jusqu'au profilage moléculaire, en passant par les données intégrées sur les patients et les tissus humains vivants, elles contribuent à ce que les découvertes donnent lieu à des diagnostics plus précoces, à de meilleurs traitements et à des améliorations significatives de la santé cérébrale pour tous les Canadiens. »
Sources de financement
Ces plateformes de recherche sont soutenues par la Fondation Brain Canada par l'entremise du Fonds canadien de recherche sur le cerveau (FCRC), un partenariat novateur entre le gouvernement du Canada (par l'intermédiaire de Santé Canada) et la Fondation Brain Canada, et par des contributions financières de Santé Canada, de partenaires nationaux et régionaux et de donateurs.
À propos de Brain Canada
La Fondation Brain Canada joue un rôle fédérateur unique auprès des acteurs qui font progresser la recherche sur le cerveau. Une meilleure compréhension du cerveau permet d'améliorer la prévention, le diagnostic, le traitement et la guérison des troubles cérébraux. Pour en savoir plus, visitez braincanada.ca et abonnez-vous à @BrainCanada.
SOURCE La Fondation Brain Canada

Contacts pour les médias : Brain Canada, Kate Shingler, Directrice principale, Communications stratégiques, [email protected], 450-328-1516
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