Instauration d'un tarif unique pour tous les types de services de garde éducatifs - La députée Isabelle Poulet réclame plus d'équité pour les services de garde
QUÉBEC, le 24 mars 2026 /CNW/ - La députée indépendante de Laporte, Isabelle Poulet, a pris la parole aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, afin de demander aux parlementaires de reconnaître l'iniquité que vivent des milliers de jeunes familles qui n'ont pas accès à une place dans un service de garde subventionné.
À cette occasion, elle a déposé une pétition totalisant 32 278 signatures - 5 887 électroniques et 26 391 sur papier -, qui demande au gouvernement du Québec d'instaurer une plus grande équité entre les familles, notamment en s'attaquant aux écarts de coûts entre les services de garde.
Lors d'un point de presse, la députée était accompagnée des gens qui ont lancé la pétition, Marilyn Gagné et Steve Pourciel, propriétaires de garderies non subventionnées, ainsi que de Marie-Chrystine Bélanger, une jeune mère directement touchée par la situation.
Une iniquité qui prive les familles de leur capacité de choix
Depuis plusieurs mois, la députée travaille sur l'enjeu de l'iniquité dans l'accès aux services de garde. Elle constate que de nombreuses familles sont privées de leur capacité de choix, certaines étant même contraintes d'abandonner leur emploi, faute de moyens pour payer une place en garderie non subventionnée. Elle trouve inconcevable qu'en 2026, au Québec, des parents soient encore forcés de renoncer à leur emploi non pas par choix, mais faute d'avoir accès à une place abordable.
Les frais quotidiens en garderie non subventionnée variant généralement entre 55 $ et 65 $ par jour, plusieurs familles doivent assumer des coûts largement supérieurs à ceux du réseau subventionné, malgré l'existence d'un crédit d'impôt.
Corriger immédiatement l'iniquité
La députée propose de bonifier le crédit d'impôt remboursable pour frais de garde afin de réduire significativement l'écart de coût entre les services subventionnés et non subventionnés. Selon elle, tant que chaque famille n'aura pas accès à une place subventionnée, il est essentiel de corriger immédiatement la situation et de progresser vers une équité tarifaire réelle pour toutes les familles.
Accélérer les solutions existantes
La députée salue l'annonce récente visant la conversion de 5 000 places non subventionnées, mais rappelle que le rythme actuel demeure insuffisant. À ce jour, entre 8 000 et 10 000 places auraient été converties, sur un potentiel d'environ 56 000 places non subventionnées, ce qui est bien loin des engagements initiaux du gouvernement. Elle indique qu'il existe déjà des centaines de garderies prêtes à être converties. Elle croit qu'il faut s'appuyer davantage sur ces installations pour offrir des solutions plus rapides et répondre concrètement aux besoins des familles.
Un enjeu économique et social majeur
Le manque d'accès à des places abordables entraîne des conséquences directes sur le budget des familles et nuit à la participation des parents au marché du travail et, par le fait même, à l'économie du Québec. Elle indique qu'aucune famille ne devrait être pénalisée financièrement parce qu'elle n'a pas accès à une place subventionnée. L'accès à des services de garde éducatifs de qualité est essentiel pour assurer l'égalité des chances de tous les enfants et permettre aux parents de travailler s'ils le souhaitent.
Citations
« Je ne comprends pas qu'en 2026, au Québec, des mères et des pères de famille doivent faire le choix d'abandonner leur emploi pour s'occuper de leurs enfants en bas âge parce qu'ils ne trouvent pas une place dans un service de garde éducatif et sécuritaire qui correspond à leurs moyens financiers. Les enfants devraient avoir une chance équitable de bénéficier d'un service éducatif et les parents ne devraient pas être freinés dans leurs activités professionnelles parce qu'ils n'arrivent pas à trouver un milieu de garde de qualité et accessible. »
Isabelle Poulet, députée de Laporte
« Au Québec, 30 000 enfants attendent toujours une place en garderie, alors que notre réseau compte 12 000 places vacantes à l'heure actuelle. Nous serions prêts à combler immédiatement ces places, ce qui permettrait de répondre aux besoins de nombreuses familles. Pendant ce temps, le gouvernement investit des montants considérables pour construire de nouveaux immeubles afin de créer de nouvelles places, alors que celles-ci existent déjà. »
Steve Pourciel, propriétaire d'une garderie non subventionnée et co-initiateur de la pétition
« Nous nous sommes déplacés à l'Assemblée nationale, aujourd'hui, parce que les enfants n'ont pas à subir les conséquences de l'iniquité dans le réseau de services de garde au Québec. C'est pour les protéger que nous avons lancé ce mouvement il y a cinq mois. Aujourd'hui, il faut agir. Nous faisons partie de la solution et nous demandons à être considérés et écoutés, parce que c'est ensemble que nous pourrons assurer l'égalité des chances pour tous les enfants. »
Marilyn Gagné, propriétaire d'une garderie non subventionnée et co-initiatrice de la pétition
« Cette année, les frais de garde pour mes deux enfants s'élèveront à 42 660 $. On me remboursera 16 750 $ de cette somme, si bien que je devrai débourser près de 26 000 $ de ma poche. Je travaillerai donc quatre mois complets uniquement pour payer ma garderie en 2026. C'est plus que mon hypothèque. Ce n'est pas équitable que pour le même service éducatif, je doive consacrer près de quatre mois complets de travail, après impôt, alors que d'autres parents y consacrent à peine trois semaines. »
Marie-Chrystine Bélanger, mère de deux enfants fréquentant un milieu de garde non subventionné
SOURCE Députés indépendants

Source : Brigitte Mercier, Bureau de la députée de Laporte, 450 672-1885
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