Isabelle Poulet appuiera le budget si les priorités de la Montérégie sont respectées
LONGUEUIL, QC , le 13 mars 2026 /CNW/ - À quelques jours du dépôt du budget du gouvernement du Québec, la députée indépendante de Laporte, Isabelle Poulet indique qu'elle pourrait voter contre le budget si celui-ci ne prévoit pas d'investissements importants pour la Montérégie, notamment en matière d'infrastructures de transport, de soutien aux organismes communautaires et de main-d'œuvre.
Transport structurant sur la Rive-Sud, une priorité
La Montérégie constitue l'un des principaux corridors économiques du Québec, notamment pour le transport de marchandises entre les États-Unis, l'Ontario et le port de Montréal. Les décisions prises dans le prochain budget auront donc un impact direct sur la fluidité du transport des marchandises à l'échelle du Québec. Selon la députée, les projets d'expansion du port de Montréal à Contrecœur, une priorité confirmée par les gouvernements fédéral et le provincial, auront un impact important sur les infrastructures de transport de la Rive-Sud, notamment sur le tronçon de l'autoroute 30 situé entre les autoroutes 20 et 10. Elle demande donc au gouvernement du Québec de prévoir, dans le prochain PQI, des investissements importants pour adapter les infrastructures routières de la région.
« Un gouvernement ne doit pas seulement gérer les priorités du moment, mais aussi prévoir à moyen et à long terme, a-t-elle indiqué. L'autoroute 30 constitue un enjeu économique majeur pour la Montérégie, mais aussi pour l'ensemble du Québec. »
On anticipe en effet une hausse significative du nombre de conteneurs qui devront être transportés sur nos routes par camion. « L'autoroute 30 joue un rôle stratégique comme voie de contournement de l'île de Montréal et comme corridor commercial entre les États-Unis et l'Ontario. Dans sa forme actuelle, elle ne suffira pas à répondre à la croissance du transport de marchandises et aux besoins de la population. Le gouvernement doit prévoir dès cette année des investissements considérables pour adapter nos infrastructures routières ».
La députée met également en lumière les enjeux de congestion et la dégradation des infrastructures routières, qui doivent être des priorités pour le gouvernement. « Sans engagements significatifs en la matière, réclamés par les principaux acteurs économiques de la région et d'élus municipaux, je ne pourrai appuyer le budget du gouvernement », a-t-elle précisé.
Réinvestir dans le milieu communautaire, une économie pour le Québec
Le 24 février dernier, la députée a pris la parole à l'Assemblée nationale, afin de dénoncer le manque de considération et le sous-financement des organismes communautaires par le gouvernement de la CAQ. Pour l'occasion, elle était accompagnée de Martin Boire, directeur de la Corporation de développement communautaire de l'agglomération de Longueuil, et d'Aurélie Condrain-Morel, directrice générale du Centre d'action bénévole de Saint-Hubert.
Mme Poulet soutient qu'un meilleur financement de la mission des organismes permettrait au Québec de réaliser des économies importantes, puisque les personnes qui reçoivent des services de première ligne et de l'accompagnement sont moins à risque de devoir se tourner vers l'État. Elle demande donc au gouvernement d'inclure dans son prochain budget une hausse du financement des organismes communautaires.
La pénurie de main-d'œuvre
L'abandon du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) par le gouvernement caquiste a fait mal à la Montérégie. « Des entreprises, des industries et même des services publics de la région comptent sur les travailleurs étrangers pour pouvoir fonctionner, a-t-elle expliqué. L'incertitude créée par l'annonce soudaine de la CAQ, il y a quelques semaines, est venue fragiliser l'économie du Québec et celle de toute la région de la Montérégie. »
La députée souligne notamment que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest a exprimé des inquiétudes quant au risque de perdre des centaines d'employés ainsi qu'une trentaine de médecins à la suite de la fin de ce programme. Plusieurs élus municipaux et entrepreneurs de la région demandent d'ailleurs au gouvernement d'appliquer une clause grand-père. Une telle mesure permettrait d'éviter des pertes importantes pour les entreprises et les services publics qui comptent sur cette main-d'œuvre.
« Le Québec doit retenir les travailleurs étrangers qui contribuent déjà à notre économie et qui sont pleinement intégrés à nos milieux de travail. Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, perdre ces talents est un non-sens économique », a ajouté la députée.
Isabelle Poulet espère que le gouvernement reviendra sur sa décision ou qu'il prévoit, dans son prochain budget, des mesures pour mieux soutenir les entreprises, qui sont contraintes de diminuer leur production ou leur offre de services en raison de la pénurie de main-d'œuvre exacerbée par la fin du PEQ.
Toujours selon la députée, les défis de la grande région de la Montérégie sont si importants et ont un impact certain sur le Québec que le parti au pouvoir doit s'y attarder.
« Il s'agit d'un test de leadership pour le troisième ministre responsable de la Montérégie que nous avons depuis le début de ce mandat, a-t-elle noté. Jean-François Roberge doit être une voix forte pour la région qu'il représente et la meilleure façon de constater son impact est d'évaluer les investissements réservés au budget pour la Montérégie. »
Isabelle Poulet termine en affirmant qu'elle surveillera de près le dépôt du budget prévu le 18 mars prochain et souligne qu'elle n'hésitera pas à s'y opposer si les priorités de la Montérégie ne s'y retrouvent pas.
SOURCE Isabelle Poulet, députée de Laporte

Source : Brigitte Mercier, Attachée politique, 514 795-3728, [email protected]
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