Une approche plus globale pour la santé des Québécois - La députée Isabelle Poulet dépose un projet de loi sur les approches complémentaires et intégratives en santé
QUÉBEC, le 6 mai 2026 /CNW/ - La députée indépendante de Laporte, Isabelle Poulet, a déposé aujourd'hui, à l'Assemblée nationale du Québec, un projet de loi visant à permettre la mise en place de certaines mesures concernant les approches complémentaires et intégratives en santé. Par cette initiative, la députée souhaite que le Québec change son approche en santé pour y inclure davantage de mesures de prévention et mieux encadrer les approches complémentaires pouvant s'ajouter aux traitements médicaux reconnus, lorsque les données scientifiques le justifient.
Création du Comité sur les approches complémentaires et intégratives en santé
Le projet de loi prévoit la création, au sein de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESS), du Comité sur les approches complémentaires et intégratives en santé. Ce nouveau comité aura comme objectif de proposer des priorités annuelles d'accomplissement de la mission de l'Institut, d'identifier les lacunes de connaissances pouvant justifier des activités de recherche, de coordonner les avis, les recommandations et les guides de l'Institut, les activités de santé publique et la programmation de recherche. Les travaux du comité s'appuieront sur une évaluation scientifique rigoureuse, incluant l'efficacité, l'innocuité, les risques et le niveau de preuve des approches étudiées. Ceci permettra à l'INESS, en collaboration avec l'Institut nationale en santé publique (INSPQ) d'explorer, de documenter et de synthétiser les avancées scientifiques dans le domaine de la Santé, afin d'élaborer des avis, recommandations et guides à l'intention des professionnels et des décideurs.
La mission du Fonds de recherche du Québec élargit
L'élargissement de la mission du Fonds de recherche du Québec, prévue dans le projet de loi, permettra l'ajout du secteur de recherche « santé » couvrant aussi les approches complémentaires et intégratives en santé, les facteurs de risque et de protection ainsi que les déterminants de la santé. Cet élargissement vise notamment à combler les lacunes de connaissances et à soutenir une recherche indépendante et rigoureuse dans ce domaine.
Des services de santé complémentaires remboursés
Le projet de loi prévoit également un mécanisme permettant, le cas échéant, que certains services relevant d'approches complémentaires puissent être considérés comme des services assurés, dans des conditions déterminées par règlement du gouvernement et sur recommandation d'experts.
Enfin, la députée souhaite que son projet de loi soit adopté avant la fin de la présente législative afin que le Québec puisse commencer à offrir à sa population une approche plus globale de la santé intégrant la prévention et les services professionnels complémentaires aux traitements des maladies déjà offerts. Cette démarche vise notamment à mieux protéger la population, en s'assurant que ces approches soient évaluées de manière rigoureuse et qu'elles ne retardent, n'interrompent ni ne remplacent des soins reconnus lorsqu'un préjudice est possible.
Citations
« La santé est ce que chaque être humain a de plus précieux et c'est une erreur d'agir sur cette dernière seulement quand la maladie frappe. J'ai tenu à déposer ce projet de loi, car je crois fermement que plusieurs approches peuvent être complémentaires aux services médicaux traditionnels ou peuvent agir en prévention, mais qu'il est essentiel d'encadrer et de documenter ces pratiques afin de protéger la population. »
Isabelle Poulet, députée de Laporte
« Aujourd'hui, nous assistons à un moment charnière pour la santé au Québec. Un moment où l'on reconnaît enfin que la santé ne se résume pas uniquement au traitement de la maladie, mais qu'elle repose aussi sur la prévention, sur les habitudes de vie, sur les déterminants biologiques, comportementaux, sociaux et environnementaux. Il s'agit d'un énorme pas en avant pour la santé des Québécoises et des Québécois. »
Éric Simard, président de l'Association professionnelle pour la santé intégrative
« Je suis vraiment heureux d'avoir pu contribuer à la rédaction de ce projet de loi, car il remet l'humain au coeur de nos préoccupations et nous allons avoir des moyens concrets pour optimiser les facteurs de protection de la santé physique et mentale, plutôt que d'attendre que la condition de santé des patients soit trop précarisée avant d'intervenir. »
Joël Monzée, docteur en neurosciences
SOURCE Députés indépendants
Source : Brigitte Mercier, Bureau de la députée de Laporte, 514 795-3728
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