OTTAWA, ON, le 20 mars 2026 /CNW/ - Pour souligner la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale ce 21 mars, Charlotte-Anne Malischewski, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, déclare ce qui suit :
Cette année, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, la Commission canadienne des droits de la personne encourage vivement la population canadienne à faire face à la réalité du racisme qui est vécue dans notre pays afin que nous puissions faire ensemble des progrès concrets.
Le Canada est souvent félicité pour sa diversité, mais le racisme demeure présent dans notre société. En fait, l'héritage brutal de l'esclavage, du colonialisme et de la discrimination est enraciné dans bon nombre de nos systèmes et structures et continue de toucher des communautés autochtones et noires et d'autres communautés racisées. On le trouve dans nos politiques écrites ou implicites, dans nos lois, pratiques, croyances et régimes. Toutes ces répercussions limitent les droits de la personne de la population et entravent l'accès de cette dernière à la sécurité, à la dignité, au logement, à l'emploi et aux services essentiels.
La journée du 21 mars sert à rappeler notre responsabilité mondiale et nationale. Elle a été proclamée par les Nations Unies à la suite du massacre de personnes qui protestaient pacifiquement contre l'apartheid en 1960 à Sharpeville, en Afrique du Sud. Cette journée fait partie d'un engagement global pris dans la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, ratifiée par le Canada en 1970, dans le but d'éliminer toute discrimination raciale où qu'elle soit.
Cet engagement est particulièrement urgent aujourd'hui, alors que le Canada doit relever des défis importants et complexes. L'urgence de défendre les droits de la personne n'a jamais été aussi grande. D'un bout à l'autre du pays, nous assistons à une alarmante hausse de la haine et de la violence, à des iniquités de revenus records et à une crise du coût de la vie qui pousse les gens dans la pauvreté, dans l'insécurité alimentaire et dans l'itinérance. Les communautés racisées portent le plus lourd fardeau découlant de ces échecs systémiques. Nous devons continuer d'être guidés par notre engagement envers la lutte contre le racisme, la réconciliation, la diversité et l'inclusion.
Pour abolir le racisme et l'oppression, nous devons tous et toutes y contribuer par une alliance et un effort continu. Il est essentiel de dénoncer les injustices, de soutenir les politiques équitables, d'avoir des comportements inclusifs et de créer des espaces. Alors que se poursuit la deuxième Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine et que nous remplissons le mandat d'institution nationale des droits de l'homme du Canada, la Commission canadienne des droits de la personne continuera de demander au Canada de rendre des comptes sur ses obligations relatives aux droits de la personne à l'échelle nationale et internationale. Elle renouvelle aussi son engagement à appuyer les changements systémiques qui sont nécessaires pour respecter les droits de la personne des gens d'ascendance africaine et de chaque membre de la population canadienne.
Ensemble, par notre responsabilité collective et des actions constructives, nous bâtissons un avenir plus équitable.
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SOURCE Commission canadienne des droits de la personne

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