Déclaration de la ministre Valdez, cheffe de la délégation canadienne, à la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies English
NEW YORK, le 10 mars 2026 /CNW/ -
- Le texte prononcé fait foi -
Madame la Présidente, Excellences, déléguées distinguées,
Dans un monde de plus en plus polarisé et divisé, nous constatons que des progrès durement acquis sont menacés. Dans bien des endroits, les droits des femmes reculent. Ailleurs, ils sont discrètement relégués au second plan.
La position du Canada est claire.
Nous défendrons les droits des femmes, des filles et des personnes de diverses identités de genre. En effet, la protection de l'égalité des droits, de la sécurité et des chances est essentielle pour bâtir une économie mondiale forte.
La force d'un pays repose sur des institutions qui fonctionnent, sur des communautés où les gens se sentent en sécurité et sur une économie qui mise sur les talents de tout le monde.
Cette force s'effrite lorsque la participation dépend du courage et que les femmes doivent endurer la peur, le harcèlement ou la pression simplement pour travailler ou pour diriger.
C'est pourquoi la force commence par la sécurité.
La violence fondée sur le sexe n'est pas seulement un crime. C'est un obstacle à la participation. Si l'on vit dans la peur, on ne peut pas planifier, travailler, investir ou diriger.
C'est pourquoi le Canada traite la violence fondée sur le sexe comme une question nationale urgente qui exige une action coordonnée. Grâce au Plan d'action national du Canada pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, nous renforçons les efforts de prévention, élargissons les mesures de soutien aux personnes survivantes et améliorons la coordination entre les services de police, les tribunaux et les services sociaux.
Le Canada modernise la justice pour l'adapter aux réalités d'aujourd'hui. Les images intimes non consensuelles et les hypertrucages à caractère sexuel sont utilisés pour humilier, faire taire et contrôler. Le monde numérique ne peut être un espace sans loi pour les femmes et les filles, et la justice doit évoluer au rythme des préjudices.
La sécurité et la justice sont aussi étroitement liées à l'indépendance économique. La participation dépend des services de base qui rendent la vie professionnelle possible. Les services de garde abordables, comme le Système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, constituent une infrastructure économique. Lorsque les familles peuvent compter sur ce système, un plus grand nombre de femmes peuvent travailler et contribuer à la croissance économique.
Au pays, le Canada continuera de renforcer la sécurité et l'accès à la justice pour que les femmes et les filles, y compris les personnes autochtones, noires, racisées et 2ELGBTQI+ au Canada, puissent participer pleinement à notre économie et à notre société.
C'est ainsi que nous bâtissons un Canada fort.
Et à l'étranger, le Canada continuera d'être présent, car les droits des femmes et l'égalité des genres sont essentiels pour renforcer la résilience des communautés et des économies à l'échelle mondiale.
Le Canada continue de collaborer avec des organisations de défense des droits des femmes et d'investir dans des initiatives qui soutiennent et font la promotion des droits des femmes et des filles partout dans le monde.
Dans cette optique, nous sommes très fiers de présenter la candidature de la Docteure Amanda Dale comme candidate du Canada au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes pour le mandat 2027-2030.
Elle est mondialement reconnue pour son expertise en matière de violence fondée sur le sexe et de droits des femmes. Nous savons que la Docteure Dale sera un atout précieux pour le comité, dans un contexte d'instabilité mondiale et de recul des droits des femmes.
Nous défendrons les acquis en matière d'égalité et nous continuerons de les faire progresser pour les femmes et les personnes de diverses identités de genre partout dans le monde.
Merci.
SOURCE Femmes et Égalité des genres Canada
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