QUÉBEC et MONTRÉAL, le 26 mars 2026 /CNW/ - L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) lance une nouvelle collection, Question de santé publique -- Comprendre pour agir, afin de promouvoir une culture de santé publique et de prévention au Québec. Chaque publication répond à une question liée à un enjeu ou un concept de santé publique. Les premiers sujets abordés sont la place de la prévention, le pouvoir des données en santé publique, le rôle clé de la santé publique en sécurité civile et la génomique dans la lutte contre les maladies infectieuses.
La prévention en santé : de l'intervention clinique aux politiques publiques
Pour gagner une année de vie en bonne santé, il en coûterait de trois à quatre fois moins d'investir en prévention plutôt que dans les soins curatifs. La prévention vise à empêcher l'apparition de problèmes de santé en agissant sur leurs causes. Elle tente aussi de diminuer le fardeau des maladies ou des traumatismes. Un continuum d'approches préventives doit être mobilisé, de l'approche clinique axée sur le patient à l'approche globale associée aux politiques publiques. Ces dernières, lorsque mises en œuvre par l'ensemble des secteurs d'activités -- comme la lutte contre la pauvreté ou les programmes de santé au travail -- contribuent à réduire les inégalités et à optimiser la santé de tous.
Le pouvoir des données en santé publique
Issues de sources très variées, les données de santé publique permettent de documenter les causes de décès, prévoir une épidémie, évaluer les effets de la légalisation du cannabis ou éclairer les choix alimentaires des individus. En bref, une fois analysées, les données sont révélatrices et deviennent utiles pour décider ou agir. Par exemple, elles aident à implanter des interventions pertinentes pour améliorer la santé de la population.
Urgences sanitaires et sécurité civile
Au Québec, divers sinistres ont touché des centaines de milliers de personnes au cours des dernières décennies. D'origine naturelle, infectieuse, sociale ou technologique, ces évènements ont affecté tant la santé physique et mentale des individus que leur environnement social. Dans ces situations, les organisations de santé publique jouent un rôle clé au sein de la structure de sécurité civile. Elles évaluent les risques sanitaires, fournissent des services de laboratoire, mettent en place des mesures de protection, informent la population et participent au rétablissement des zones sinistrées.
L'avènement de la génomique
En plus des médicaments et des vaccins, la santé publique utilise depuis quelques années la génomique pour combattre les maladies infectieuses connues ou en émergence. La génomique permet de détecter ces infections et de développer des traitements plus adaptés, en ciblant les informations génétiques des micro-organismes responsables, comme les bactéries et les virus. Les scientifiques peuvent ainsi mieux comprendre comment ils fonctionnent, se propagent et évoluent. Cette discipline transforme les pratiques des laboratoires d'ici et d'ailleurs, dont le Laboratoire de santé publique du Québec.
Démocratiser l'accès aux savoirs
Dans son Plan stratégique 2023-2027, l'INSPQ s'est engagé à sensibiliser la population et les décisionnaires aux enjeux de santé publique. « Les questions de santé publique occupent de plus en plus de place dans les médias québécois et donnent lieu à des débats passionnés -- vaccins, contaminants, dépendances, styles de vie, prévention. Pour y voir clair, il faut commencer par avoir de bons outils : des définitions précises, des exemples concrets, des explications fiables, dans un format succinct et accessible », conclut le président-directeur général de l'INSPQ, Pierre-Gerlier Forest.
Consultez les premières parutions de la collection Question de santé publique.
SOURCE Institut national de santé publique du Québec

Pour information : Institut national de santé publique du Québec, [email protected], 1 866 457-4627
Partager cet article