MONTRÉAL, le 11 juin 2026 /CNW/ - Quatre ans après la mort de Marc Séguin et alors que son dossier refait surface devant les tribunaux, l'Association pulmonaire du Québec (APQ) constate avec consternation que rien n'a changé : les appareils C-PAP, traitement de référence contre l'apnée modérée à sévère, ne sont toujours pas remboursés au Québec, alors qu'ils le sont dans d'autres provinces.
En 2022, un conducteur dont l'apnée du sommeil n'était pas traitée, avait heurté mortellement Marc Séguin sur un chantier à Carignan. Cette maladie provoque des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil et engendre une somnolence quotidienne sévère qui, non traitée, représente un danger réel sur la route.
Ce danger est pourtant évitable. L'appareil C-PAP est aujourd'hui le traitement de référence pour l'apnée modérée à sévère : il rétablit une respiration normale durant la nuit, élimine la somnolence et réduit le risque d'accident sur la route. Or, à un coût de 1 600 $ à 2 800 $, ce traitement demeure hors de portée pour bien des Québécois en l'absence de couverture publique.
Des promesses brisées depuis 2019
En octobre 2019, l'Assemblée nationale adoptait à l'unanimité une motion réclamant la couverture publique des appareils C-PAP par la RAMQ. Rien n'a été fait. En 2021, la CAQ rejetait une nouvelle motion. En 2023, le ministre Dubé annonçait une enveloppe de 1,8 M$, dont une partie a servi à financer une étude, mais rien pour les CPAP eux-mêmes. Les Québécois attendent toujours une aide concrète pour payer l'appareil qui traiterait le problème.
Quatre ans après la mort de Marc Séguin, peu a changé.
Un enjeu de sécurité publique, pas seulement de santé
L'apnée du sommeil n'est pas un simple inconfort nocturne. Les données sont accablantes:
- Les personnes atteintes d'apnée du sommeil non traitée ont deux fois plus de risques d'être impliquées dans un accident de la route.
- La maladie touche entre 5 % et 15 % de la population québécoise ; on estime qu'une personne sur 10 en souffre, souvent sans le savoir.
Il ne s'agit pas d'un enjeu de confort personnel. Il s'agit d'une question de sécurité publique.
L'APQ exige une action immédiate
L'Association pulmonaire du Québec demande au gouvernement du Québec d'agir maintenant en :
- Instaurant sans délai un programme de remboursement des appareils C-PAP par la RAMQ pour toutes les personnes atteintes d'apnée du sommeil modérée à sévère;
- Reconnaissant officiellement l'apnée du sommeil non traitée comme un risque grave pour la sécurité routière;
- Mettant en place des mesures de dépistage renforcées, notamment pour les conducteurs professionnels.
SOURCE Association pulmonaire du Québec

Pour plus d'informations, veuillez communiquer avec : Lana Brady, Coordonnatrice aux communications pour l'Association pulmonaire du Québec, [email protected], 514 287-7400 #239; Maude Riout, Coordonnatrice aux communications pour l'Association pulmonaire du Québec, [email protected], 438 388-0335.
Partager cet article