Une commission parlementaire sur l'explosion des coûts de la collecte sélective réclamée par la libérale Virginie Dufour
QUÉBEC, le 12 févr. 2026 /CNW/ - Face aux hausses faramineuses des coûts reliés à la collecte sélective et imposés uniquement aux entreprises qui mettent les produits en marché, la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, Virginie Dufour, a fait parvenir une demande de mandat d'initiative à la Commission des transports et de l'environnement.
La députée libérale des Mille-Îles s'inquiète que les coûts imposés aux producteurs québécois pour le système de cueillette sélective soient devenus exorbitants et néfastes pour notre économie. En effet, depuis que Éco Entreprises Québec (ÉEQ) gère et finance le système de collecte sélective, maintenant basé sur une approche de responsabilité élargie des producteurs (REP), ceux-ci doivent assumer des hausses de 76% à 350% selon des chiffres obtenus par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec.
L'imposition aux entreprises des coûts exorbitants reliés à la collecte sélective est injustifiable, compte tenu que le simple enfouissement des matières coute presque neuf fois moins cher. « Alors que ÉEQ prévoit des coûts de 965$/tonne pour la collecte sélective, l'enfouissement se fait en moyenne à 108$/tonne et le compostage à 120$/tonne. Pourquoi cet écart et comment justifier que l'on impose des frais de cette ampleur à nos entrepreneurs et, par conséquent, aux consommateurs québécois? », s'interroge la députée. De plus, pendant que les coûts explosent, on coupe dans le service de cueillette qui se fera dorénavant aux deux semaines, partout au Québec, alors que plusieurs villes étaient encore desservies sur une base hebdomadaire.
Dans le contexte où cet effet s'ajoute à la crise tarifaire qui les frappe, aux pressions inflationnistes des trois dernières années, et à un environnement réglementaire toujours plus contraignant, Mme Dufour demande que les parlementaires puissent entendre des représentants d'entreprises québécoises qui subissent les contrecoups de cette réforme ainsi que des experts et acteurs de l'industrie afin de trouver des pistes de solution et faire des propositions au gouvernement.
Citations :
« Le nouveau système de collecte sélective a des impacts financiers majeurs pour nos entreprises. Non seulement elles voient leur viabilité économique compromise, mais une bonne partie du poids financier sera inévitablement assumée par les consommateurs. C'est pourquoi il est important de faire la lumière sur l'explosion des coûts d'opération et sur les solutions qui permettraient de freiner cette hausse vertigineuse. »
-Virginie Dufour, députée des Mille-Îles et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement
« Le régime de collecte sélective devait être exemplaire. Or, les coûts sont passés de 285 à 483 millions de dollars en trois ans, bien au-delà des estimations initiales. Cette situation soulève des questions sérieuses quant à l'architecture du système. Le mandat d'initiative doit permettre de faire la lumière sur ces écarts, d'apporter des correctifs réglementaires concrets et rapides et de rétablir des coûts prévisibles et soutenables pour les entreprises québécoises, dans le respect de nos ambitions environnementales. »
-Annick Van Campenhout, vice-présidente Progrès en alimentation et développement durable, Conseil de la transformation alimentaire du Québec
« Dans un contexte inflationniste qui afflige également l'industrie de la restauration, les propriétaires de restaurants assujettis au tarif de la collecte sélective ne peuvent continuer de subir les augmentations de celui-ci. Il est important de comprendre pourquoi les frais facturés aux commerçants demeurent si imprévisibles et ne cessent d'augmenter, pour ensuite identifier des solutions structurantes. En trouvant des façons de mieux contrôler les coûts de la collecte, cela permettrait de réguler les augmentations d'une année à l'autre pour éviter la volatilité du tarif. Nos entreprises auraient ainsi la possibilité d'anticiper plus facilement cette dépense et de budgéter le tout, sans avoir à refiler la facture à leurs clients via les prix au menu. »
-Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales, Association Restauration Québec
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Marc Lapointe, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 418-580-9754, [email protected]; Catherine Dostie, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 581-999-6434, [email protected]
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