L'opposition officielle joint sa voix aux associations étudiantes qui réclament une clause de droits acquis au PEQ
QUÉBEC, le 11 févr. 2026 /CNW/ - Six associations étudiantes d'enseignement supérieur sont venues aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, pour réclamer une clause de droits acquis au Programme de l'expérience québécoise (PEQ), lors d'un point de presse, aux côtés des porte-paroles de l'opposition officielle Michelle Setlakwe (enseignement supérieur) et André A. Morin (immigration, francisation et intégration).
Ainsi, les deux élus libéraux, qui dénoncent la décision de la CAQ d'abolir le PEQ sans prendre en considération les milliers d'étudiants étrangers déjà ici, ont permis à l'Association générale étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'Union étudiante du Québec, la Confédération des Associations d'Étudiants et Étudiantes de l'Université Laval, l'Association étudiante de Polytechnique, l'Association étudiante des cycles supérieurs de Polytechnique, et à la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal de venir, à leur tour, exiger une clause grand-père.
Citations
« L'abolition du PEQ par la CAQ est une aberration et a des répercussions désastreuses dans nos cégeps et universités. Non seulement le Québec est en train de perdre des talents essentiels, mais voit sa capacité de recrutement et son attractivité être minées à l'international. Avec sa mauvaise décision, la CAQ envoie le message que nos portes sont fermées et pousse les talents ailleurs qu'au Québec. Une clause de droits acquis est nécessaire. »
- Michelle Setlakwe, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et députée de Mont-Royal-Outremont
« La décision insensée de la CAQ de mettre la hache dans le PEQ a des impacts majeurs dans nos universités. Elle abandonne ainsi des étudiants qui sont venus ici, à notre invitation, et qui désiraient s'installer pour contribuer à l'économie québécoise, notamment dans les services publics. Le ministre n'a plus le choix, il doit garantir une clause de droits acquis pour ces étudiants, comme nous le réclamons depuis plusieurs semaines. »
- André A. Morin, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, de francisation et d'intégration et député de l'Acadie
« Pour l'AGE UQTR, la clause de droits acquis (familièrement appelée la clause grand-père) n'est pas une option, mais une obligation morale et humaine. Le Québec ne peut pas trahir sa parole et ses promesses faites auprès de la communauté étudiante internationale. »
- Chloé Séguin, coordonnatrice aux affaires sociopolitiques AGE UQTR
« On ne devrait plus avoir à se rappeler que ces personnes contribuent directement à notre société et à notre économie. Elles étudient, travaillent, sont déjà intégrées et font en sorte que le Québec soit plus fort. On a besoin d'une immigration plus humaine avec le PEQ et une clause de droit acquis. »
- Flora Dommanget, coordonnatrice générale de l'UEQ
« Les impacts de la suppression du PEQ se font sentir partout au Québec. Chaque semaine sans intervention affecte directement les personnes étudiantes et les familles. Il y a urgence. Le gouvernement a le devoir d'agir maintenant. »
- Coralie Duchesneau, présidente de la CADEUL
« En tant qu'Association des étudiant.e.s des cycles supérieurs de Polytechnique Montréal (AÉCSP), nous déplorons la perte potentielle de talents formés ici, au Québec. La fin du PEQ risque de décourager de nombreux étudiant.e.s hautement qualifié.e.s, qui souhaitaient s'établir et contribuer à la société québécoise après leurs études. Comme le souligne un étudiant français à la maîtrise professionnelle : « Je comptais travailler au Québec après mes études, mais lorsque j'ai appris que le PEQ ne serait plus en vigueur, j'ai reconsidéré ce choix. Le retrait du PEQ est démotivant, je comptais beaucoup sur lui pour m'aider à m'installer au Québec après mes études. » Nous, à l'AÉCSP, appelons les décideurs à reconnaître l'importance du PEQ pour retenir les étudiant.e.s formé.e.s au Québec et maintenir notre excellence en recherche et innovation. »
- Imane Chafi, présidente de l'AÉCSP.
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Catherine Dostie, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 581-999-6434, [email protected]; Marc Lapointe, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 418-580-9574, [email protected]
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