Trois nouveaux projets pour lutter contre les pertes et le gaspillage alimentaires au Québec Français
MONTRÉAL, le 3 juin 2026 /CNW/ - Le Laboratoire d'accélération en économie circulaire pour les systèmes alimentaires, ou Lab systèmes alimentaires, codirigé par le CERIEC et La Transformerie, annonce la sélection de trois nouveaux projets d'expérimentation issus de son appel à projets "Lutte contre les pertes et le gaspillage alimentaires", lancé en février 2026.
Cet appel à projets visait à soutenir des initiatives permettant d'accroître la circularité des ressources du secteur bioalimentaire, en réduisant et en optimisant leur utilisation afin de prévenir et réduire le gaspillage alimentaire et les impacts associés.
Trois projets sélectionnés pour transformer les systèmes alimentaires québécois
Portés par des organisations profondément ancrées dans leur milieu, les trois projets retenus s'attaquent à des maillons distincts de la chaîne : la récupération de surplus maraîchers pour les cafétérias scolaires, la redistribution de surplus agricoles déclassés en région, et la structuration d'une filière de valorisation des fruits urbains à Montréal.
- Utilisation des surplus agricoles dans l'alimentation scolaire, porté par le Jardin des Cocagnes : explorer la mise en place d'un système structuré de récupération et de stabilisation de surplus maraîchers, et soutenir l'alimentation scolaire en intégrant les ingrédients stabilisés dans les menus de la Cantine pour tous.
- Expérimentation d'un modèle socio-économique de valorisation des surplus agricoles déclassés, porté par le Réseau régional en alimentation communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean (RRAC) : tester et documenter un modèle socio-économique permettant la pérennisation d'un système intégré de récupération, transformation et redistribution des surplus agricoles déclassés, tout en renforçant la sécurité alimentaire régionale.
- Structuration d'un modèle territorial de valorisation arboricole, porté par les Fruits Défendus de Montréal : optimiser et structurer la récupération et la redistribution des fruits urbains à Montréal, et formaliser un modèle reproductible de création de communs alimentaires urbains.
Un financement structurant de 1,2 million de dollars du MELCCFP
Ces trois projets bénéficient d'une enveloppe de 130 000 $ octroyée par le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Cette enveloppe dédiée à l'appel à projets s'inscrit dans un financement global de 1,2 M$ accordé au Lab systèmes alimentaires par le MELCCFP sur deux ans, qui soutient au total sept projets de recherche et d'expérimentation visant à accélérer la circularité du secteur bioalimentaire québécois.
Les quatre autres projets soutenus dans ce cadre sont les suivants :
- Évaluation des plateformes de valorisation et de mutualisation , co-porté par le CTTEI, le CRE Montérégie et Synergie économique Laurentides : outiller les entreprises pour repérer et saisir les opportunités de maillages et de synergies.
- Modèle de cours collégial appliqué en économie circulaire, porté par l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec : définir les principes fondamentaux des systèmes alimentaires circulaires afin de créer un processus pédagogique cohérent, innovant et polyvalent.
- Productions alimentaires solidaires et circulaires au Saguenay-Lac-Saint-Jean, co-porté par l'UdeM, l'UQAM et Borée : analyser les modèles de gouvernance et de pérennité de productions régionales ancrées dans la solidarité.
- Les marchés publics comme levier d'économie circulaire, coporté par le CEFRAAD et McGill : analyser les impacts et retombées des marchés publics, et identifier les freins et incitatifs pour la mise en œuvre et la pérennisation de ce mode d'approvisionnement plus direct d'aliments locaux.
Les sept projets sont unis par une conviction partagée : réduire les pertes et le gaspillage alimentaire ne dépend pas d'une seule solution, mais d'un ensemble d'interventions complémentaires. Certains projets récupèrent des aliments qui auraient été perdus dans les champs, les entrepôts, en bordure des rues. D'autres développent les outils, les modèles et les connaissances qui permettront à d'autres acteurs de faire de même. C'est cette capacité à agir à la fois sur le terrain et sur les conditions qui rendent le changement possible qui donne sa force au Lab systèmes alimentaires.
Un levier structurant pour le Québec
Le Lab systèmes alimentaires est un espace de cocréation et d'expérimentation qui mobilise plus de 300 personnes issues des milieux académique, communautaire, entrepreneurial et institutionnel. En travaillant sur des enjeux concrets et en reliant les acteurs de toute la chaîne de valeur, il permet de développer des solutions reproductibles et transférables à grande échelle. Au total, onze projets sont en cours dans le cadre du Lab. Retrouvez l'information sur tous les projets du Lab ici.
Des partenaires publics engagés pour des systèmes alimentaires plus durables
Le Lab systèmes alimentaires est financé en partie par le gouvernement du Canada par le biais du Programme de préparation à l'investissement (PPI); et par le gouvernement du Québec, par le biais du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), et du MELCCFP. L'enveloppe du MELCCFP provient du Fonds de protection de l'environnement et du domaine hydrique de l'État et est rendue possible grâce aux revenus provenant des redevances exigibles sur l'élimination des matières résiduelles.
La portion recherche de certains projets est financée par le Pôle bioalimentaire, propulsé par l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF), financé par le Fonds de recherche du Québec (FRQ 357357).
Le Lab systèmes alimentaires est le deuxième lab de l'Écosystème de laboratoires d'accélération en économie circulaire (ELEC) initié par le CERIEC grâce à l'appui de Desjardins.
À propos du CERIEC
Créé en septembre 2020 à l'ÉTS, le Centre d'études et de recherches intersectorielles en économie circulaire (CERIEC) contribue au façonnement et au déploiement de l'économie circulaire par la mise en place d'un programme de recherche scientifique interdisciplinaire, ainsi que par des initiatives misant sur la formation, le dialogue, la valorisation et le transfert des connaissances. Ces actions visent à maximiser les retombées pour les acteurs économiques, les gouvernements et la société civile.
À propos de La Transformerie
Fondée en 2017, La Transformerie est un organisme à but non lucratif né d'un défi culinaire : préparer un repas gastronomique uniquement avec des ingrédients récupérés. Aujourd'hui, elle agit pour prévenir le gaspillage alimentaire au Québec en mobilisant les organisations et le grand public autour de solutions concrètes, à travers le Lab systèmes alimentaires et deux autres projets phares :
- Rescapés : un programme de sensibilisation et de mobilisation au gaspillage alimentaire qui prend vie à travers des ateliers, conférences et d'autres activités.
- Perte Zéro : un programme d'accompagnement stratégique destiné aux détaillants, hôtels, restaurants et institutions, visant à réduire les pertes alimentaires à la source en transformant les pratiques, les opérations et les processus décisionnels.
SOURCE École de Technologie Supérieure

Pour plus d'informations : Eléonore Nouel, Chargé•e de projet - Systèmes alimentaires circulaires au CERIEC, [email protected]; Nina Widart, Chargée de programme - Lab systèmes alimentaires à La Transformerie, [email protected]
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