SONDAGE 2026 - MANUFACTURIERS QUÉBÉCOIS : PRÊTS À INVESTIR, MAIS FREINÉS PAR DES OBSTACLES PERSISTANTS
MONTRÉAL, le 21 avril 2026 /CNW/ - Les manufacturiers québécois veulent investir et se transformer, mais ils avancent à contre‑courant. C'est ce que révèle un sondage mené par la firme Léger, mandaté par Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), dans le but de brosser un portrait représentatif des priorités et des enjeux des entreprises manufacturières québécoises. Réalisé auprès de 285 entreprises manufacturières québécoises entre le 3 et le 17 février 2026, le sondage met en lumière des obstacles persistants qui freinent l'élan d'un secteur pourtant au cœur de l'économie québécoise.
Incompréhension pour un secteur au cœur de l'économie
Le sondage révèle un décalage important entre les besoins des entreprises et l'action gouvernementale. Près de trois dirigeants sur quatre (74 %) estiment que le gouvernement ne comprend pas bien les réalités du secteur manufacturier. Et pourtant, derrière nos maisons, nos infrastructures et nos projets énergétiques, ce sont ces entreprises qui bâtissent concrètement le Québec d'aujourd'hui et de demain. Pour une très forte majorité des entreprises sondées (88 %), le gouvernement pourrait en faire davantage pour soutenir l'industrie.
Dans un contexte économique jugé instable, seulement 38 % des répondants considèrent l'état du secteur favorable au Québec et 44 % perçoivent un recul de son dynamisme.
La relève et la main-d'œuvre : priorité numéro un
La disponibilité de la relève constitue la principale préoccupation des entreprises manufacturières alors que 77 % des répondants partagent des inquiétudes. Pour plusieurs, ce sont leurs fondations mêmes qui sont fragilisées, mettant en péril leur avenir.
Malgré l'ampleur de cet enjeu, ce sont pourtant moins de la moitié des entreprises qui disposent d'un plan de relève structuré. Afin de composer avec la rareté de la main-d'œuvre, les entreprises misent d'abord sur des leviers visant à maintenir leur productivité malgré des effectifs limités, notamment par l'automatisation et l'intégration des technologies (81 %). Cependant, le climat d'incertitude crée un contexte défavorable pour ce type d'investissement.
De plus, une forte majorité d'entreprises estiment que les communications entourant les programmes d'accompagnement gouvernementaux ne leur permettent pas encore d'y accéder pleinement.
Une volonté d'investir, mais des projets mis sur la glace
La volonté de se transformer est bien présente : 80 % des entreprises ont investi ou souhaitent investir pour accroître leur productivité. Toutefois, plus d'une entreprise sur deux (54 %) a dû reporter (40 %) ou carrément annuler (16 %) au moins un projet d'investissement. Il s'agit de projets concrets : modernisation d'usines, intégration de technologies, gains de productivité, qui restent aujourd'hui sur la glace.
Du côté de la transformation numérique, seulement 5 % des entreprises intègrent l'intelligence artificielle de manière stratégique dans leurs opérations, ce qui illustre le chemin qu'il reste à parcourir.
Citation
« Les manufacturiers québécois ne manquent pas de volonté. Ils veulent investir, se transformer et croître. Mais aujourd'hui, ils avancent avec le frein à main tiré. Entre la rareté de la main-d'œuvre, l'incertitude économique et des projets qui doivent être mis sur la glace, les conditions ne sont tout simplement pas au rendez-vous. On ne peut pas demander à un pilier de notre économie d'accélérer sans lui donner l'élan nécessaire. Il est temps que le gouvernement reconnaisse les réalités du terrain et pose des gestes concrets pour soutenir un secteur qui est au cœur de notre économie et de notre quotidien. Nous sommes mûrs pour une réelle opération de valorisation de notre secteur », affirme Julie White, présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec.
À propos de Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ)
Le secteur manufacturier est l'un des piliers économiques du Québec. Il représente 12,4 % du PIB québécois ainsi que 86,1 % des exportations. La fabrication est le secteur économique le plus important relativement à sa contribution au PIB du Québec. Le secteur manufacturier a généré des ventes globales de 219,1 milliards de dollars en 2024 et il emploie 501 500 personnes au Québec. Il y a 13 601 entreprises manufacturières au Québec.
SOURCE Manufacturiers et Exportateurs du Québec

Renseignements : Jessica Rousseau, [email protected], 438 396-8288
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