OTTAWA, ON, le 29 janv. 2026 /CNW/ - À l'occasion de la Journée nationale de commémoration de l'attentat de la mosquée de Québec et d'action contre l'islamophobie, Charlotte-Anne Malischewski, qui occupe le rôle de présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, fait la déclaration suivante :
En 2017, la violence a frappé là où régnaient le silence et la prière. Six vies innocentes ont été arrachées, et bien d'autres marquées à jamais, au Centre culturel islamique de Québec, pour le simple geste de s'être rassemblé dans la foi. En cette Journée nationale de commémoration et d'action contre l'islamophobie, nous rendons hommage aux victimes, entourons leurs proches, saluons la résilience des survivants et reconnaissons la communauté qui, encore aujourd'hui, porte ce deuil avec dignité et courage.
Nous appelons l'ensemble de la population canadienne à faire front commun aujourd'hui -- et chaque jour -- pour lutter contre l'islamophobie.
Neuf ans plus tard, la haine ciblant les communautés musulmanes n'a pas reculé : elle s'est intensifiée. Les plus récentes données de Statistique Canada révèlent une augmentation de 173 % des crimes haineux ciblant les personnes musulmanes déclarés par la police entre 2020 et 2024 - un chiffre qui demeure toutefois incomplet, car tant de gestes et de paroles islamophobes restent tus, étouffés par la peur ou en raison d'un manque de confiance envers nos institutions. Lorsque la haine, le racisme et la discrimination religieuse ne sont pas dénoncés et combattus, les conséquences peuvent être dévastatrices, comme l'a tragiquement démontré l'attentat contre la mosquée de Québec que nous commémorons aujourd'hui.
La haine nous divise et ronge les fondements mêmes de notre démocratie et de notre tissu social. Lorsqu'elle s'installe dans nos communautés, elle menace non seulement notre sécurité, mais aussi l'âme de notre nation. Elle réduit les voix au silence, étouffe le dialogue, renforce les préjugés et déshumanise les individus et les communautés. Ce faisant, elle ouvre la voie à la discrimination et endurcit nos cœurs, nous rendant insensibles à la menace et à la brutalité.
En tant qu'institution nationale des droits de la personne du Canada, nous nous opposons fermement à l'islamophobie. Nous exhortons le gouvernement à aller plus loin dans la mise en œuvre de son Plan d'action canadien de lutte contre la haine de 2024. Le Canada a besoin d'un régime proactif, capable de s'attaquer aux causes profondes de l'intolérance, pour contenir la haine avant qu'elle ne s'embrase et se transforme en violence.
L'action du gouvernement ne saurait se substituer à notre responsabilité collective de veiller à la sécurité de nos concitoyens et concitoyennes. Il incombe à chacun et chacune d'entre nous de prendre la parole, de refuser de détourner le regard et de rejeter l'islamophobie - ainsi que toutes les formes de haine et de discrimination.
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SOURCE Commission canadienne des droits de la personne

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