Six féminicides en janvier : La CAQ refuse de s'engager à en faire plus contre la violence faite aux femmes
QUÉBEC, le 5 févr. 2026 /CNW/ - Les six féminicides déjà déclarés depuis le début de l'année n'ont pas suffi au gouvernement caquiste pour se convaincre de l'urgence d'augmenter rapidement son cadre d'action pour contrer la violence conjugale comme l'exigeait une motion en ce sens, présentée à l'Assemblée nationale par Brigitte B. Garceau, porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine.
Au cours des deux heures de débat sur la motion, la députée libérale de Robert-Baldwin a rappelé la saturation critique des maisons d'aide et d'hébergement, et que SOS Violence conjugale, à elle seule, a reçu plus de 19 000 demandes d'hébergement dans la dernière année et a dû en refuser la moitié. Depuis longtemps, Mme Garceau a d'ailleurs dénoncé à de multiples reprises le fait qu'une femme sur deux se voit refuser de l'hébergement, faute de places et déplore que celles-ci se voient alors forcées de retourner soit dans la rue, soit dans leur milieu violent.
Malgré la hausse de la violence faite aux femmes au cours des dernières années, la CAQ a refusé de s'engager à déposer de façon urgente une actualisation de la Stratégie gouvernementale pour contrer la violence sexuelle, la violence conjugale et rebâtir la confiance 2022-2027 qui repose notamment sur la prévisibilité du financement dédié aux maisons d'aide et d'hébergement, l'augmentation de la capacité d'hébergement et le renforcement des services de prévention, de dépistage précoce et d'accompagnement, incluant auprès des femmes en situation d'itinérance.
Au fil des échanges, Mme Garceau s'est dite profondément alarmée par le décalage entre la gravité de la situation et les réponses de la banquette gouvernementale. Six féminicides en moins d'un mois constituent une urgence absolue. Plutôt que de reconnaître l'ampleur de la crise et d'agir sans délai, le gouvernement s'est retranché derrière des mesures existantes, sans offrir de réponse concrète à la détresse vécue sur le terrain. Une posture que la députée libérale a fermement dénoncée.
« Cela fait plus de trois ans que je talonne le gouvernement sur la hausse alarmante de la violence faite aux femmes et, surtout, sur le manque de ressources pour leur venir en aide, mais à chaque fois, la CAQ ne semble pas prendre la pleine mesure de l'urgence de la situation. Nous ne sommes qu'au début de février et déjà six femmes ont perdu la vie, simplement parce qu'elles étaient des femmes, ici au Québec, en 2026. La peur s'est installée, la tension est palpable, notre filet de protection est défaillant. Combien de féminicides faudra-t-il encore pour que ce gouvernement agisse et prenne les mesures adéquates? »
- Brigitte B. Garceau, députée de Robert-Baldwin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Marc Lapointe, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 418-580-9754, [email protected]; Catherine Dostie, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 581-999-6434, [email protected]
Partager cet article