Un sondage de KPMG montre que les entreprises canadiennes adoptent rapidement les agents d'IA alors qu'elles planifient pour une main-d'œuvre qui intègre pleinement les humains et l'IA
MONTRÉAL, le 6 mai 2026 /CNW/ - Les chefs d'entreprise canadiens préparent une main-d'œuvre future constituée à la fois d'humains et d'agents d'intelligence artificielle. Une nouvelle étude de KPMG Canada montre que les entreprises adoptent de plus en plus les systèmes d'IA agentive, ce qui marque un changement notable dans la façon dont les entreprises fonctionnent, embauchent des talents et gèrent leurs employés.
KPMG a sondé 306 dirigeants d'entreprises canadiennes sur la façon dont l'IA est utilisée dans leur organisation. L'étude révèle que, bien que l'IA soit la priorité d'investissement numéro un, l'IA agentive, qui fonctionne de manière autonome avec une supervision humaine minimale, est un élément clé de la stratégie des entreprises pour stimuler l'efficacité opérationnelle. Plus des trois quarts (77 %) utilisent déjà des agents pour les aider dans des tâches comme le partage des connaissances entre les services, et les deux tiers (66 %) évoluent vers un modèle de main-d'œuvre pleinement intégrée, dans lequel les humains collaborent directement avec des agents d'IA.
« Alors que les entreprises accélèrent le déploiement des agents d'IA, nous assistons à un changement générationnel dans la façon dont le travail est effectué. Les dirigeants conçoivent désormais des rôles, des équipes et des processus en supposant que humains et agents d'IA collaboreront : les agents sont responsables de la recherche et de la coordination, et les humains se concentrent sur le jugement, la décision et la responsabilité, a déclaré Stephanie Terrill, associée directrice canadienne, Transformation numérique, KPMG Canada. Ce changement a des répercussions sur tout, des modèles d'exploitation à la gouvernance et à la gestion des risques, en passant par les priorités commerciales et de gestion des effectifs. Les entreprises qui réalisent des progrès sont celles qui traitent les agents comme plus qu'un simple outil de productivité et qui redéfinissent activement la structure du travail. »
Plus de la moitié des répondants au sondage canadien (59 %) affirment que les agents d'IA ont déjà changé la façon dont leur entreprise recrute des talents en début de carrière, tandis que 63 % affirment la même chose au sujet des talents expérimentés. Les répondants s'attendent également à ce que les agents aient une incidence sur le processus d'évaluation du personnel. Parmi les évolutions attendues, 39 % des entreprises prévoient d'intégrer les compétences de collaboration avec l'IA dans les évaluations de performance et les descriptions de poste. Un même pourcentage entend renforcer la valorisation des capacités humaines, comme la pensée critique ou la compréhension contextuelle, face aux tâches désormais prises en charge par l'IA. Enfin, 36 % envisagent de revoir leurs critères de promotion afin de privilégier la maîtrise de l'IA et la capacité à déléguer efficacement aux agents. Les chefs d'entreprise prévoient également qu'au cours des deux à trois prochaines années, les agents piloteront des projets pour des équipes (39 %) ou travailleront aux côtés d'humains pour accomplir certaines tâches (31 %).
Dans un contexte où plus de la moitié (52 %) des répondants affirment s'attendre à ce que l'IA égale le raisonnement humain au cours des trois à cinq prochaines années, les entreprises mettent de plus en plus l'accent sur la pensée créative (46 %), les compétences en résolution de problèmes (44 %) et l'adaptabilité (43 %) lors de l'embauche de talents en début de carrière.
« Nous entrons dans une phase où l'IA ne se contente pas de soutenir le travail en arrière-plan, mais façonne maintenant activement la façon dont les entreprises perçoivent les talents. « Cela modifie la façon dont les employeurs évaluent les personnes, en mettant davantage l'accent sur le jugement, la pensée critique et la capacité à évoluer dans des environnements intégrant l'IA, a déclaré Lewis Curley, associé, Ressources humaines et changement organisationnel, KPMG Canada. « En parallèle, cela renforce l'importance des compétences humaines. Selon notre enquête, 65 % des chefs d'entreprise affirment que les capacités sociales et interpersonnelles sont maintenant plus importantes que l'expertise technique, ce qui souligne que la réussite dépendra de la capacité des personnes à combiner efficacement ces atouts avec l'IA. »
Les entreprises canadiennes ont plus de difficultés à obtenir un RCI que leurs homologues mondiaux
Bien que 70 % des entreprises canadiennes affirment que l'IA apporte une réelle valeur ajoutée pour l'entreprise, seulement 3 % d'entre elles ont obtenu des retombées mesurables sur leurs investissements en IA. Le principal obstacle identifié par les répondants est un déficit de compétences au sein de la main-d'œuvre. À l'échelle mondiale, 8 % des répondants ont obtenu des retombées mesurables sur leurs investissements en IA.
Un autre obstacle auquel font face les chefs d'entreprise est l'adoption inégale des agents d'IA au travail. Au Canada, 31 % des employés opposent une résistance à l'adoption de la technologie, comparativement à 16 % à l'échelle mondiale. Plus de la moitié (51%) des répondants estiment que les préoccupations liées à la confiance et à l'éthique expliquent l'hésitation des employés, et près de 40 % affirment que celle-ci est attribuable à des inquiétudes liées à la sécurité de leur emploi ou à un manque de confiance dans leurs compétences et capacités dans le domaine de l'IA.
Pour combler l'écart, M. Curley affirme que les entreprises ne doivent pas se contenter de former leur personnel pour qu'il travaille avec des agents d'IA, elles doivent également réfléchir à la façon dont la collaboration entre l'humain et l'IA créera de la valeur au sein de leur entreprise.
« Lorsque les entreprises cherchent à perfectionner leur main-d'œuvre, elles doivent avoir une idée claire de la façon dont leurs employés peuvent utiliser les agents d'IA de manière à avoir un impact significatif sur l'entreprise, a déclaré M. Curley. Un employé qualifié peut créer un agent pour automatiser certaines tâches et accomplir le travail plus rapidement, mais si cet agent n'est pas utilisé sur des activités générant des résultats, les entreprises n'obtiendront pas les retombées qu'elles recherchent. »
Alors qu'elles préparent leur main-d'œuvre à une nouvelle façon de travailler, les grandes entreprises établissent des protocoles clairs concernant le moment et la façon d'utiliser les agents d'IA. Parmi les autres principales mesures, mentionnons la création d'environnements de bac à sable où le personnel peut s'exercer à utiliser les outils, et l'élaboration de lignes directrices propres à chaque rôle pour mieux travailler ensemble et déléguer plus intelligemment.
« L'enjeu n'est pas la technologie, mais la capacité des équipes à s'en emparer avec confiance et efficacité. Lorsque les gens ne comprennent pas comment travailler avec ces outils ou ne leur font pas confiance, l'adoption stagne, tout comme le rendement du capital investi, a déclaré M. Curley. L'IA agentive change notre façon de travailler, et dans ce nouvel environnement, tous les employés deviennent des gestionnaires, responsables de la supervision et de la délégation de tâches aux agents. Les entreprises qui se démarquent investissent autant dans le développement des capacités de gestion de leur main-d'œuvre que dans leurs compétences en IA. La création de valeur passe désormais par la capacité de chacun à déléguer, évaluer et donner une rétroaction efficace. »
À propos du sondage
Le rapport Global AI Pulse de KPMG International est une étude mondiale trimestrielle qui recueille les points de vue de 2 110 cadres dirigeants et chefs d'entreprise provenant de 20 marchés à l'échelle mondiale. Le sondage a été mené du 19 février au 27 mars 2026. Parmi les 306 répondants canadiens, 28 % ont déclaré des revenus annuels entre 50 et 99 millions de dollars; 28 % ont déclaré des revenus entre 100 et 499 millions de dollars; 20 % ont déclaré des revenus entre 500 et 999 millions de dollars; 12 % ont déclaré des revenus entre 1 et 4,9 milliards de dollars; 8 % ont déclaré des revenus entre 5 et 19,9 milliards de dollars et 5 % ont déclaré des revenus de 20 milliards de dollars ou plus.
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SOURCE KPMG LLP
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