MONTRÉAL, le 4 févr. 2026 /CNW/ - À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, l'Association pulmonaire du Québec (APQ) rappelle l'importance du dépistage précoce du cancer du poumon, un cancer encore trop souvent diagnostiqué à un stade avancé.
Le cancer du poumon demeure le cancer le plus fréquent et le plus mortel au Québec. Chaque année, plus de 10 000 personnes reçoivent un diagnostic et plus de 6 000 en décèdent, en grande partie parce que la maladie est détectée trop tard.
« Le cancer du poumon évolue souvent sans symptôme à ses débuts. Le dépistage est un outil essentiel pour sauver des vies. Plus on agit tôt, plus les chances de traitement efficace et de guérison augmentent », souligne Dominique Massie, directrice générale de l'Association pulmonaire du Québec.
Des groupes plus à risque
Certaines personnes présentent un risque accru de développer un cancer du poumon, notamment :
- les personnes qui fument ou ont fumé quotidiennement pendant 20 ans ou plus, de façon continue ou discontinue ;
- les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).
On estime qu'une personne sur cinq atteinte de MPOC développera un cancer du poumon, ce qui renforce l'importance d'un suivi et d'un dépistage adaptés pour ces populations.
Pourquoi miser sur le dépistage précoce?
Le dépistage vise à détecter le cancer à un stade peu avancé, souvent avant l'apparition des symptômes. Actuellement, plus de 50 % des cancers du poumon sont diagnostiqués au stade IV, soit le stade le plus avancé, alors que les chances de survie sont considérablement réduites (source : Projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon, MSSS).
Détecter le cancer plus tôt permet non seulement d'améliorer les chances de guérison, mais aussi de recourir à des traitements et à des chirurgies moins invasifs, tout en réduisant la mortalité chez les personnes à très haut risque.
Quel examen permet de dépister le cancer du poumon?
Le dépistage repose sur la tomodensitométrie à faible dose, aussi appelée scanner ou TACO dans plusieurs régions du Québec.
Cet examen :
- est rapide (moins de cinq minutes) ;
- est indolore ;
- utilise une faible dose de rayons X pour produire des images détaillées du thorax.
Il permet de détecter précocement des anomalies pulmonaires, dont des nodules suspects, parfois bien avant l'apparition de symptômes.
Qui a accès au programme de dépistage au Québec?
Actuellement, le programme québécois de dépistage du cancer du poumon s'adresse aux personnes qui :
- ont entre 55 et 74 ans ;
- présentent un risque élevé (notamment un long historique de tabagisme) ;
- sont assurées par la RAMQ.
Le dépistage avant 55 ans n'est pas encore intégré au programme public, malgré les bénéfices démontrés d'une détection plus précoce chez certaines personnes à très haut risque. La Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique ont déjà abaissé l'âge d'accès au dépistage, reconnaissant l'urgence d'agir plus tôt. Il est temps d'emboîter le pas et d'adapter les critères de dépistage aux réalités des patients, afin d'éviter des diagnostics tardifs.
Un résultat positif ne signifie pas nécessairement la présence d'un cancer, mais indique qu'une investigation plus approfondie est requise.
Un appel à l'action
En ce 4 février, Journée mondiale contre le cancer, l'Association pulmonaire du Québec invite les personnes à risque à s'informer, à discuter du dépistage avec un professionnel de la santé et à ne pas attendre l'apparition de symptômes pour agir.
SOURCE Association pulmonaire du Québec

Pour plus d'informations, communiquez avec : Dominique Massie, Directrice générale de l'Association pulmonaire du Québec, [email protected], 514 287-7400 #224
Partager cet article