Le secteur de l'énergie devient la cible cybernétique la plus coûteuse au Canada, tandis que l'IA permet de réduire les coûts des atteintes de plusieurs millions de dollars
- Le coût moyen d'une atteinte de données au Canada a atteint un sommet historique de 7,11 M$ CA.
- Le secteur de l'énergie est devenu la cible cybernétique la plus coûteuse au pays, avec un coût moyen de 9,21 M$ CA par atteinte.
- La compromission de la chaîne d'approvisionnement est devenue le principal facteur d'augmentation des coûts, ajoutant près de 368 000 $ CA par incident.
- L'utilisation intensive de l'IA et de l'automatisation en cybersécurité a permis de réduire les coûts des atteintes d'environ 3,41 M$ CA.
MARKHAM, ON, le 29 juill. 2026 /CNW/ -- Les organisations canadiennes déboursent désormais en moyenne 7,11 M$ CA par atteinte de données, selon le rapport 2026 d'IBM sur le coût d'une atteinte de données, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis le lancement de cette étude.
Les résultats mettent en lumière l'évolution du paysage des cyberrisques au Canada, alors que des atteintes plus importantes, des délais de confinement plus longs et des menaces croissantes visant les infrastructures essentielles font grimper les coûts. Les organisations doivent également composer avec des atteintes de plus en plus vastes et persistantes : le nombre moyen de dossiers compromis a augmenté de 8 % d'une année à l'autre pour atteindre 28 500, tandis que le cycle de vie moyen d'une atteinte s'est allongé de 6 % pour atteindre 205 jours. Malgré ces défis, les organisations qui utilisent largement l'IA et l'automatisation en cybersécurité enregistrent des coûts d'atteinte nettement inférieurs ainsi que des délais de réponse plus rapides.
Le secteur de l'énergie devient le plus coûteux au Canada en matière d'atteintes de données
Les organisations du secteur de l'énergie ont enregistré les coûts moyens d'atteinte les plus élevés au Canada, soit 9,21 M$ CA par incident. Elles sont suivies par les organisations du secteur des technologies (9,02 M$ CA) et du secteur industriel (8,89 M$ CA).
Ces résultats illustrent l'impact financier croissant que peuvent avoir les cyberincidents sur les secteurs d'infrastructures essentielles.
« Le changement que nous observons est significatif. Les cybercriminels ciblent de plus en plus les secteurs où une interruption peut entraîner des répercussions opérationnelles et économiques importantes, tout en cherchant le maillon le plus faible dans la chaîne d'approvisionnement », explique Chris Sicard, leader de la sécurité chez IBM Canada. « Lorsqu'une atteinte touche une organisation des secteurs de l'énergie, de l'industrie ou de la technologie, les répercussions peuvent largement dépasser les frontières de l'organisation elle-même. Chaque fournisseur, partenaire ou plateforme tierce connectée élargit la surface d'attaque. »
La compromission de la chaîne d'approvisionnement devient le principal facteur d'augmentation des coûts
Le rapport IBM révèle également que la compromission de la chaîne d'approvisionnement constitue désormais le principal facteur contribuant à l'augmentation des coûts des atteintes au Canada, ajoutant en moyenne 367 899 $ CA par incident. Les pénuries de compétences en cybersécurité (+314 500 $ CA) et les difficultés à prioriser les menaces (+311 300 $ CA) arrivent aux rangs suivants.
À mesure que les organisations deviennent plus interconnectées, les cyberrisques dépassent les frontières organisationnelles traditionnelles. Même les entreprises disposant de programmes de sécurité matures peuvent être exposées par l'entremise de fournisseurs, de sous-traitants, d'éditeurs de logiciels ou de partenaires d'affaires de confiance.
L'IA procure un avantage de 3,41 M$ CA en cybersécurité
Les organisations qui ont déployé l'IA de façon intensive dans leurs opérations de sécurité ont enregistré un coût moyen d'atteinte de 5,5 M$ CA, comparativement à 8,91 M$ CA pour celles qui ne l'utilisent pas, soit une différence d'environ 3,41 M$ CA par atteinte.
Ces organisations ont également identifié et contenu les atteintes beaucoup plus rapidement, réduisant ainsi les répercussions financières et opérationnelles des incidents. Les atteintes ont été détectées en moyenne en 124 jours et contenues en 57 jours, comparativement à 154 jours et 71 jours, respectivement, pour les organisations n'ayant pas recours à l'IA dans leurs opérations de sécurité.
« Les organisations qui tirent le plus grand avantage de l'IA et de l'automatisation sont celles qui les ont intégrées de façon étendue à leurs opérations », ajoute Sicard. « Elles détectent les menaces plus rapidement, réagissent plus efficacement et réduisent l'impact financier des atteintes de plusieurs millions de dollars. »
Le rapport révèle également que 28 % des organisations canadiennes ont signalé avoir subi une attaque générée par l'IA, démontrant à quel point les cybercriminels adoptent rapidement les technologies fondées sur l'intelligence artificielle.
Recommandations pour les organisations canadiennes
- Renforcer la gestion des identités et des accès afin de réduire les risques liés aux comptes compromis et aux attaques fondées sur les identifiants.
- Améliorer la visibilité sur les fournisseurs, vendeurs et partenaires tiers afin de limiter les risques liés aux compromissions de la chaîne d'approvisionnement.
- Étendre l'utilisation de l'IA et de l'automatisation en cybersécurité pour accélérer la détection, l'investigation et la prévention des menaces.
- Réduire les délais de réponse aux incidents en testant régulièrement les plans d'intervention et en priorisant plus rapidement les menaces à fort impact.
Le rapport 2026 a été réalisé par le Ponemon Institute et commandité, analysé et publié par IBM. Il s'appuie sur l'analyse d'atteintes de données subies par 602 organisations à l'échelle mondiale entre mars 2025 et février 2026. Une étude complémentaire menée en mai 2026 auprès de 456 de ces organisations a également été réalisée. Parmi celles-ci, 78 % ont indiqué être au courant des récents rapports portant sur des modèles d'IA de pointe très avancés, tels que Mythos.
Personne-ressource pour les médias
Lorraine Baldwin
Communications, IBM Canada
[email protected]
SOURCE IBM
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