Deux nouvelles études d'IBM révèlent que les organisations canadiennes accélèrent l'adoption de l'IA, mais que la gouvernance, la préparation de la main-d'œuvre et la reddition de comptes peinent à suivre le rythme.
TORONTO, le 22 juin 2026 /CNW/ - Alors que les chefs de la direction au Canada accélèrent l'adoption de l'IA pour stimuler la productivité et la croissance, les membres de la haute direction à l'échelle du pays avertissent que la gouvernance, la supervision et la préparation de la main-d'œuvre ne suivent pas le rythme, créant un « écart de contrôle » grandissant.
De nouvelles conclusions tirées de deux études mondiales de l'Institut de valeur commerciale IBM (IBV) -- l'une menée auprès de 2 000 chefs de la direction et l'autre auprès de 2 000 leaders technologiques de la haute direction -- révèlent un défi commun : les cadres canadiens font face à un décalage croissant entre leur ambition de déployer l'IA à l'échelle de l'entreprise et les bases organisationnelles et de gouvernance nécessaires pour soutenir cette expansion.
Alors que 90 % des chefs de la direction au Canada affirment intégrer l'IA dans plusieurs flux de travail et que 80 % estiment la déployer au rythme nécessaire pour atteindre leurs objectifs d'affaires, seulement 43 % des initiatives d'IA ont généré le retour sur investissement attendu au cours des deux dernières années.
« Les organisations canadiennes cherchent encore à déterminer comment déployer l'IA à grande échelle de manière responsable, affirme Manav Gupta, vice-président et chef de la technologie d'IBM Canada. Ce que nous observons, c'est un écart croissant entre la rapidité d'adoption et les cadres de gouvernance, les modèles opérationnels et la préparation de la main-d'œuvre nécessaires pour la soutenir. Réduire cet écart sera essentiel pour tirer pleinement parti de l'IA et demeurer compétitif. »
Une ambition en IA qui dépasse les capacités de supervision
Les leaders technologiques de la haute direction au Canada interrogés prévoient le déploiement de 1 189 agents d'IA en moyenne d'ici 2027, soit une augmentation de 36 % par rapport à aujourd'hui. Cela illustre à quelle vitesse l'IA passe de l'expérimentation aux opérations quotidiennes.
Pourtant, seulement 9 % des leaders technologiques canadiens se sentent pleinement prêts pour cette nouvelle vague de déploiement de l'IA.
Parallèlement, plus des deux tiers (68 %) affirment être responsables de systèmes d'IA qu'ils ne contrôlent pas entièrement, tandis que près des trois quarts (73 %) indiquent que l'adoption de l'IA dépasse les capacités de gouvernance de leurs technologies de l'information (TI). En fait, la moitié (50 %) des directeurs des systèmes d'information (DSI) et directeurs de la technologie (DT) au Canada citent désormais les enjeux de sécurité et de conformité comme principaux obstacles à l'expansion efficace de l'IA.
La main-d'œuvre : une dimension essentielle souvent sous-estimée
L'étude auprès des chefs de la direction met également en lumière un défi humain plus immédiat à mesure que l'utilisation de l'IA augmente.
En effet, 80 % des chefs de la direction au Canada conviennent que le succès de l'IA dépend davantage de l'adoption par les employés que de la technologie elle-même.
D'ici 2028, les chefs de la direction canadiens prévoient que plus de la moitié (53 %) de leur main-d'œuvre devra acquérir de nouvelles compétences pour exercer ses fonctions actuelles, et qu'environ un tiers (29 %) devra être entièrement requalifié pour occuper de nouveaux rôles.
Déployer l'IA de façon responsable
Certaines organisations canadiennes adaptent déjà leurs fondations technologiques afin de soutenir le rythme rapide de l'innovation en IA.
« Nous concevons des architectures modulaires afin que les composantes puissent évoluer au fil des avancées technologiques, sans compromettre l'ensemble du système, explique Boris Alexandre, chef de l'information pour l'Amérique du Nord chez Airbus Canada. Cette approche nous permet d'intégrer rapidement les innovations tout en soutenant des produits dont le cycle de vie s'étend sur plusieurs décennies. »
Pour consulter d'autres résultats des études 2026 d'IBM auprès des chefs de la direction et des leaders technologiques, téléchargez le Sommaire des statistiques canadiennes.
Méthodologie de l'étude
L'Institut de valeur commerciale IBM (NYSE: IBM), en collaboration avec Oxford Economics, a mené un sondage auprès de 2 000 chefs de la direction et dirigeants équivalents dans 33 régions et 21 secteurs d'activité, de février à avril 2026. Le sondage portait sur la manière dont les dirigeants redéfinissent les modèles d'affaires, les structures opérationnelles et les capacités d'exécution dans une économie alimentée par l'IA, avec une analyse supplémentaire sur la façon dont les organisations traduisent leurs ambitions en IA en résultats concrets à l'échelle de l'entreprise.
L'Institut de valeur commerciale IBM, en collaboration avec Oxford Economics, a également interrogé 2 000 dirigeants responsables des décisions liées aux TI, aux technologies ou à l'IA dans 33 régions et 19 secteurs, de janvier à avril 2026. L'étude visait à recueillir des données sur la manière dont les organisations gèrent les défis financiers, opérationnels et de gouvernance liés à l'expansion de l'IA, ainsi qu'à identifier les organisations ayant développé les capacités structurelles nécessaires pour déployer l'IA efficacement, en les segmentant selon leur niveau de préparation, leur efficacité opérationnelle et la maturité de leur gouvernance.
Personne-ressource pour les médias :
Lorraine Baldwin
Communications, IBM Canada
[email protected]
SOURCE IBM
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