Une nouvelle étude d'IBM révèle que l'IA progresse plus rapidement que les mécanismes de gouvernance au Canada - Des lacunes en matière de gouvernance soulèvent des enjeux de contrôle et de souveraineté numérique alors que l'IA s'intègre aux activités quotidiennes English
MARKHAM, Ontario, 7 mai 2026 /CNW/ - Alors que les organisations canadiennes élargissent l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans leurs opérations quotidiennes, une nouvelle étude de l'IBM Institute for Business Value révèle que les mécanismes de supervision et de gouvernance peinent à suivre le rythme.
L'étude mondiale, menée en collaboration avec la Dubai Future Foundation, a sondé plus de 1 000 hauts dirigeants dans 20 pays et 21 secteurs d'activité, dont le Canada. Elle examine la façon dont les organisations gouvernent l'IA à mesure qu'elle passe de projets expérimentaux à des systèmes sur lesquels les gens comptent au quotidien.
Ces résultats surviennent alors que les discussions sur l'intelligence artificielle et la souveraineté numérique s'intensifient au Canada, alimentées par l'adoption croissante de l'IA dans les services publics, les secteurs réglementés et les systèmes qui influencent les décisions de tous les jours. Cette expansion rapide confie de nouvelles responsabilités aux organisations, sans leur offrir une visibilité suffisante sur le fonctionnement réel des systèmes d'IA.
« On ne peut pas gouverner des systèmes qu'on ne voit pas », affirme Manav Gupta, vice-président et chef de la technologie d'IBM Canada. « Les systèmes d'IA agissent maintenant comme des infrastructures critiques, ce qui soulève de réelles questions de confiance, de reddition de comptes et de souveraineté pour les entreprises, les gouvernements et les institutions canadiennes. La gouvernance est ce qui rend la souveraineté numérique concrète et applicable. »
Les principales conclusions montrent que la gouvernance peine à suivre l'essor de l'IA
L'étude démontre que les organisations canadiennes souhaitent élargir l'utilisation de l'IA, mais que plusieurs ne disposent pas des cadres de gouvernance nécessaires pour garder le contrôle.
- 63 % des dirigeants canadiens affirment que les lacunes en matière de gouvernance de l'IA compliquent déjà le déploiement de l'IA à grande échelle.
- Les irrégularités liées à l'IA coûtent environ 144 millions de dollars par année aux grandes entreprises canadiennes, notamment en raison d'erreurs, de biais, de redondances et de déploiements non coordonnés.
- La moitié de ces pertes est attribuable à des lacunes de gouvernance, et non à des défaillances de la technologie elle-même.
L'adoption croissante de l'IA soulève des questions de contrôle et de responsabilité
À mesure que les systèmes d'IA s'intègrent aux opérations quotidiennes, les attentes augmentent quant à la capacité des organisations d'expliquer comment l'IA appuie les décisions, comment elle se comporte concrètement et qui demeure responsable lorsque les résultats ont un impact sur les personnes ou les services.
« Nous voyons la conversation évoluer au Canada », ajoute M. Gupta. « À mesure que les organisations s'appuient davantage sur l'IA dans des situations réelles, les Canadiens veulent des réponses plus claires sur le contrôle de ces systèmes, la façon dont les décisions sont prises et les mécanismes d'intervention lorsqu'un problème survient. »
La souveraineté numérique repose sur le contrôle, pas sur l'isolement
Le débat public sur la souveraineté numérique se concentre souvent sur les frontières ou l'emplacement des données, en accordant moins d'attention aux enjeux de contrôle et d'accès. L'étude met en lumière un défi plus immédiat à mesure que l'utilisation de l'IA s'étend.
Lorsque les systèmes d'IA influencent des décisions en santé, en transport, en services financiers ou dans les programmes publics, les organisations doivent être en mesure de savoir quels outils d'IA elles utilisent, de comprendre comment les décisions sont générées, de contrôler l'accès et les mises à jour, et d'intervenir lorsque les systèmes se comportent de façon imprévue.
« La souveraineté numérique, c'est une question de contrôle, pas d'isolement », souligne M. Gupta. « Les organisations ont besoin d'une gouvernance qu'elles peuvent appliquer et démontrer concrètement, pas seulement de politiques sur papier. »
Cette approche reflète un consensus grandissant au Canada selon lequel la souveraineté découle de la transparence et du contrôle opérationnel, et non d'isolement technologique.
Une gouvernance coordonnée réduit les risques et améliore les résultats
L'étude analyse également les organisations qui coordonnent la gouvernance de l'IA sur l'ensemble du cycle de vie des systèmes d'IA -- une approche appelée gouvernance par orchestration.
À l'échelle mondiale, les organisations qui adoptent cette approche déclarent des gains de productivité plus élevés, de meilleurs rendements sur leurs investissements en IA et beaucoup moins de pertes liées aux erreurs ou aux défaillances de l'IA. Malgré ces avantages, seulement 18 % des organisations canadiennes indiquent disposer actuellement de systèmes permettant de coordonner et de gouverner l'IA dans leurs opérations quotidiennes.
Les systèmes doivent permettre un contrôle opérationnel
Les organisations doivent trouver un équilibre entre le maintien de l'autorité nécessaire et le rythme de l'innovation, tout en étant soumises à une surveillance accrue de la part des organismes de réglementation, des auditeurs et des conseils d'administration. Or, de nombreux environnements technologiques ont de la difficulté à fournir des réponses cohérentes et vérifiables à ces exigences, ce qui crée un écart entre les politiques établies et la réalité opérationnelle. IBM Sovereign Core est une nouvelle plateforme logicielle conçue pour aider les organisations à concevoir et exploiter des environnements souverains prêts pour l'IA et à vérifier leur contrôle, offrant ainsi aux entreprises et aux gouvernements une approche de bout en bout de la souveraineté numérique.
L'étude complète, L'IA en mouvement : orchestrer l'IA à grande échelle pour la souveraineté et la résilience, est accessible à l'adresse suivante : https://www.ibm.com/thought-leadership/institute-business-value/en-us/report/ai-orchestration-layer.
Personne-ressource pour les médias
Lorraine Baldwin
Communications, IBM Canada
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SOURCE IBM
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