Prisonnier de la rue en raison d'une dette de 300$
MONTRÉAL, le 15 févr. 2026 /CNW/ - Encore en 2026 au Québec, le gouvernement refuse l'accès à un logement subventionné à une personne en situation d'itinérance si elle a contracté une dette liée à un logement social dans le passé. Pour quelques centaines de dollars, la CAQ empêche ainsi certaines personnes de sortir de la rue et de pouvoir reconstruire leur vie. Québec solidaire demande à la ministre de l'Habitation, Caroline Proulx, de faire preuve de flexibilité et de permettre l'accès aux logements subventionnés malgré les faibles dettes dans un dossier.
« Refuser un logement social à une personne en situation d'itinérance pour une dette de 300$ qu'elle n'a pas les moyens de rembourser à court terme, ça n'a tout simplement aucun sens. Évidemment, chaque dette doit être remboursée, mais permettons d'abord à ces personnes de se stabiliser dans un logement, de se réorganiser financièrement, puis d'établir un plan de remboursement. Penser que les choses pourraient se faire autrement démontre une grave déconnexion et un manque d'humanité avec la réalité des personnes qui vivent dans la rue », a déploré le responsable solidaire en matière d'itinérance, Guillaume Cliche-Rivard.
La crise de l'itinérance exige de lever les barrières administratives qui empêchent l'accès au logement pour les personnes les plus vulnérables. Québec solidaire a fait plusieurs propositions en ce sens, notamment en facilitant l'accès aux logements subventionnés, en permettant la colocation en HLM et en adaptant les règles aux réalités des personnes en situation d'itinérance.
La proposition d'aujourd'hui vise à retirer un frein à l'accès aux logements subventionnés, une mesure qui pourrait toucher des centaines de personnes qui souhaitent quitter la rue et reconstruire leur vie. Permettre l'accès au logement malgré de petites dettes, avec un mécanisme de remboursement adapté, constitue une solution simple, humaine et efficace.
Québec solidaire demande à la ministre de l'Habitation de modifier rapidement les règles afin de permettre l'accès aux logements subventionnés pour les personnes en situation d'itinérance ayant une dette liée à un logement antérieur.
Il est grand temps de changer d'approche.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Yssia Tormin, Attachée de presse, aile parlementaire de Québec solidaire, 367-995-2364 ou [email protected]
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