QUÉBEC, le 1er janv. 2026 /CNW/ - Chaque année, le 1er janvier marque pour des centaines de milliers de Québécois un moment de renouveau. On promet de mieux manger, de faire davantage d'activité physique, de réduire le stress… et bien sûr, pour des dizaines de milliers de Québécois, d'en finir avec la cigarette. Pour ces fumeurs, l'accès à des outils de cessation efficaces n'est pas un luxe : c'est souvent la condition essentielle d'un succès durable.
Or, malgré l'importance de ce moment symbolique, le Québec demeure l'une des seules juridictions au Canada à avoir interdit les saveurs de vapotage, une mesure adoptée en 2024 et présentée comme un moyen de réduire l'utilisation chez les jeunes. Une interdiction qui, deux ans plus tard, n'a fait ni reculer le vapotage chez les jeunes, ni contribué à réduire le tabagisme de manière significative.
Au contraire.
Les données publiques disponibles montrent que :
- le taux de tabagisme demeure relativement stable, oscillant autour de 10 % de la population adulte récente au Québec ;
- l'usage du vapotage chez les jeunes n'a pas reculé et continue même d'augmenter ;
- la majorité des adultes qui cessent de fumer grâce au vapotage le font à l'aide de saveurs autres que tabac, car elles réduisent l'association psychologique avec la cigarette, facilitant la transition.
Parallèlement, Santé Canada reconnaît le vapotage comme un outil de cessation tabagique pour les fumeurs adultes, lorsqu'il est utilisé de manière encadrée et dans une perspective de substitution. La science existe. Les données existent. Les témoignages aussi. Pourtant, les fumeurs du Québec doivent composer avec un accès affaibli à ce qui, pour beaucoup, constitue l'option la plus prometteuse pour quitter le tabac.
« On demande aux gens d'arrêter de fumer, puis on complique l'accès aux solutions qui les aident réellement à y parvenir. C'est incohérent », affirme Valérie Galant, porte-parole de la CDVQ. « L'interdiction des saveurs a été présentée comme une mesure protectrice, mais les résultats montrent aujourd'hui qu'elle pénalise d'abord les fumeurs adultes qui veulent changer. Nous proposons une approche pragmatique : garder le contrôle, protéger les jeunes, mais permettre à ceux qui veulent arrêter d'accéder à un outil efficace. »
La CDVQ appelle le gouvernement du Québec à réviser sa réglementation, à la lumière des données et des bonnes pratiques observées à l'international. Partout où le vapotage avec saveurs est encadré -- plutôt qu'interdit -- on observe une baisse plus rapide du tabagisme et une meilleure transition des fumeurs vers des alternatives moins nocives.
En ce 1er janvier, alors que tant de Québécois amorcent leur démarche pour une vie sans fumée, nous lançons un appel au réalisme politique et à la responsabilité sanitaire : donnons aux fumeurs les moyens de réussir leurs résolutions. Interdire n'est pas une stratégie. Accompagner, outiller et encadrer, oui.
SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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