MONTRÉAL, le 18 janv. 2026 /CNW/ - Aujourd'hui marque la première journée de la Semaine pour un Québec sans tabac 2026. Pour l'occasion, la Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) lance un message sans équivoque : le Québec n'est pas sérieux dans sa lutte au tabac. Alors que le Québec présente un taux de tabagisme plus élevé que la moyenne canadienne, le gouvernement Legault persiste à adopter des mesures qui, dans les faits, affaiblissent l'utilisation d'outils de cessation tabagique et rendent le parcours des fumeurs adultes plus difficile plutôt que de réduire efficacement la place de la cigarette.
« On prétend s'attaquer au tabac, mais on a retiré des options, dont les saveurs dans le vapotage, et on augmente les obstacles pour les gens qui veulent arrêter. Pendant ce temps, la cigarette demeure le produit le plus simple à obtenir. C'est l'inverse d'une politique sérieuse », a déclaré Valérie Gallant, porte-parole de la CDVQ.
Des obstacles qui nuisent à la cessation
La CDVQ souligne que l'abolition des saveurs dans le vapotage et la difficulté d'accès à certaines autres solutions de cessation constituent un non-sens : au lieu d'aider les fumeurs adultes à quitter la cigarette, on réduit l'accessibilité aux outils de cessation tabagique, ce qui complique le chemin vers l'arrêt.
« L'abolition des saveurs a causé un tort réel aux vapoteurs adultes. Pour plusieurs, les saveurs jouent un rôle fondamental dans leur effort pour arrêter la cigarette. En les retirant, le gouvernement a fragilisé le processus de cessation en plus de créer un fiasco sans nom dans le vapotage dont la CDVQ a fait grand état au cours des derniers mois : marché noir, hausse de la consommation chez les jeunes et circulation de produits dangereux, » a ajouté Mme Gallant.
La Suède, des résultats plutôt que des slogans
La CDVQ invite le gouvernement et sa nouvelle ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Sonia Bélanger, à s'inspirer des juridictions qui obtiennent des résultats mesurables. La Suède est souvent citée parce qu'elle a réduit le tabagisme au point d'atteindre -- ou d'être tout près d'atteindre -- le seuil « sans fumée », généralement défini comme moins de 5 % de fumeurs quotidiens.
Cette performance est associée à une stratégie qui met l'accent sur la sortie de la cigarette et l'accès à des alternatives de nicotine moins nocives pour les adultes, dont le vapotage, plutôt que de retirer des options qui peuvent soutenir la transition hors du tabac.
« Le Québec devrait viser la même logique : moins de cigarettes, plus de sorties possibles. Une vraie lutte au tabac, ce n'est pas d'empiler des interdictions contre-productives; c'est de mettre l'efficacité au cœur des décisions et d'aider concrètement les fumeurs à tourner la page », a conclu Valérie Gallant.
Un enjeu massif, une réponse insuffisante
La CDVQ rappelle qu'il y a encore plus de 1 million de fumeurs au Québec. Dans ce contexte, elle demande au gouvernement de recentrer ses actions sur une priorité : réduire la cigarette en misant sur des mesures cohérentes, réalistes et axées sur la cessation -- plutôt que de compliquer l'accès à des solutions utilisées par des adultes pour arrêter de fumer. Enfin, il serait important que la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac et sa porte-parole Flory Doucas soient, pour une fois, au diapason de notre volonté de s'attaquer réellement au tabac au lieu de répéter sans nuance les lignes anti-vapotage habituelles du gouvernement.
SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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