MOINS DE LOURDEUR, PLUS D'INVESTISSEMENT : LE CPQ PROPOSE DE METTRE L'ENVIRONNEMENT D'AFFAIRES AU CŒUR DES PRIORITÉS DU GOUVERNEMENT
MONTRÉAL, le 19 févr. 2026 /CNW/ - Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) dépose aujourd'hui son mémoire prébudgétaire, qui propose un ensemble de mesures structurantes visant à améliorer durablement la productivité, la compétitivité et la résilience de l'économie québécoise dans un contexte géopolitique et économique marqué par l'incertitude.
Face aux pressions internationales, aux tensions commerciales et aux défis structurels internes, le CPQ appelle à un repositionnement stratégique de l'environnement d'affaires québécois. Ses recommandations touchent notamment l'allègement réglementaire, les infrastructures, les marchés publics, la fiscalité, l'innovation, le capital humain, la transition énergétique et la soutenabilité des finances publiques.
Alléger le fardeau réglementaire pour libérer l'investissement
Le CPQ identifie la lourdeur réglementaire et administrative comme un frein majeur à l'investissement privé et à la réalisation de projets. Il recommande de faire de l'allègement réglementaire une priorité gouvernementale, d'améliorer la coordination interministérielle, d'éviter les dédoublements entre les différents paliers de gouvernement et d'évaluer systématiquement l'impact économique de toute nouvelle réglementation.
« Dans un monde où l'agilité économique est devenue un avantage stratégique, le Québec ne peut se permettre de freiner ses propres entreprises par des délais chroniques, des processus complexes et des exigences redondantes. Chaque nouvelle réglementation doit être évaluée en fonction de son impact sur notre compétitivité et sur le niveau de vie des Québécois », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Miser sur nos secteurs stratégiques et notre avantage énergétique
Le CPQ insiste sur la nécessité de capitaliser sur les atouts du Québec, notamment dans les secteurs de l'énergie renouvelable, de la forêt, des minéraux critiques et stratégiques, de l'aéronautique, de l'aluminium, des sciences de la vie et du manufacturier en général. Il recommande le renouvellement et le renforcement des stratégies industrielles existantes et le maintien de l'avantage hydroélectrique comme levier d'attractivité.
Il met également en garde contre des hausses tarifaires énergétiques qui compromettraient la compétitivité des industries fortement consommatrices d'énergie et souligne l'importance de préserver l'accès à une énergie stable et à coût compétitif.
Accélérer les infrastructures et optimiser les marchés publics
Constatant un déficit de maintien d'actifs croissant et des retards dans la réalisation de projets annoncés, le CPQ propose d'accélérer les investissements en infrastructures, de prioriser l'entretien des actifs existants et d'adopter une planification plus prévisible.
Il recommande également d'utiliser davantage les marchés publics comme levier de développement économique, en privilégiant une approche fondée sur la valeur globale, la qualité, la durabilité et les retombées économiques, plutôt que sur le seul critère du plus bas soumissionnaire conforme. Le CPQ propose notamment de favoriser les fournisseurs locaux et de faire des contrats publics de véritables bancs d'essai pour l'innovation québécoise.
Une fiscalité plus compétitive pour stimuler l'investissement et l'innovation
Le CPQ propose de réduire le taux d'imposition des sociétés de 11,5 % à 10 %, notamment pour les bénéfices réinvestis et les revenus d'exportation, ainsi que d'envisager un allègement des cotisations au Fonds des services de santé afin de renforcer l'attractivité fiscale du Québec.
Il recommande également d'élargir le congé pour grands projets et le crédit d'impôt pour investissement et innovation (C3I), d'améliorer les incitatifs à la recherche et développement, d'élargir les dépenses admissibles, de relever le plafond du crédit d'impôt pour la recherche, l'innovation et la commercialisation (CRIC) et de mieux soutenir la protection et la commercialisation de la propriété intellectuelle.
« Les gains de productivité ne se décrètent pas : ils se construisent par l'investissement, l'innovation et l'intégration technologique. Pour y parvenir, le Québec doit offrir un cadre fiscal réellement compétitif et prévisible, capable d'attirer des projets d'envergure et de soutenir la modernisation de nos entreprises », souligne Norma Kozhaya, vice-présidente à la recherche et économiste en chef du CPQ.
Investir dans le capital humain et ajuster l'immigration économique
Bien que le taux de postes vacants ait diminué, la disponibilité et l'adéquation des compétences demeurent des enjeux majeurs. Le CPQ recommande l'adoption rapide d'une nouvelle politique en éducation des adultes et en formation continue, un soutien accru à la formation en entreprise, ainsi qu'un meilleur arrimage entre immigration économique et besoins réels du marché du travail.
Il appelle également à des ajustements au Programme des travailleurs étrangers temporaires et à une révision des seuils d'immigration permanente en fonction d'indicateurs objectifs du marché du travail.
Transition climatique et finances publiques : concilier ambition et rigueur
Le CPQ insiste pour que les sommes dédiées à la lutte contre les changements climatiques soient utilisées à cette fin et que les entreprises disposent des incitatifs nécessaires pour investir dans la décarbonation, l'efficacité énergétique et l'économie circulaire.
Enfin, il rappelle l'importance de préserver la soutenabilité des finances publiques, d'instaurer une véritable culture d'évaluation et d'optimisation des dépenses et de moderniser l'appareil gouvernemental afin d'accroître l'efficience des services publics, notamment en santé.
À propos du CPQ :
Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic. www.cpq.qc.ca
SOURCE Conseil du patronat du Québec

Source : Anne-Sophie DesRoches, Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales, Conseil du patronat du Québec, [email protected], Cell. : (514) 238-1825
Partager cet article