Mieux intervenir pour prévenir et contrer le partage d'images intimes sans consentement chez les jeunes
QUÉBEC, le 25 mars 2026 /CNW/ - Le partage d'images intimes sans le consentement et le sextage chez les jeunes entraînent des conséquences réelles sur les victimes. Le gouvernement du Québec agit pour renforcer les capacités d'action du milieu scolaire, des policiers et des procureurs pour prévenir ce fléau et lutter contre lui, dans le cadre de la méthode d'intervention SEXTO.
La méthode d'intervention SEXTO permet aux écoles et aux services de police du Québec de profiter d'outils de prévention et de déployer des ressources lors d'incidents de sextage dénoncés en milieu scolaire. Les moyens d'intervention scolaires, policiers et judiciaires adéquats peuvent ainsi se déployer efficacement en fonction de la nature et de la gravité de l'acte. L'objectif est d'abord de limiter et de faire cesser rapidement la propagation d'images d'élèves à caractère sexuel et d'accompagner les personnes qui en sont victimes. Le processus vise également à sensibiliser les jeunes aux répercussions importantes et à la nature criminelle de ce type de comportement.
Des investissements totalisant plus de 4 M$ sont prévus pour intensifier le recours à cette méthode d'intervention partout au Québec :
- 2,4 M$ pour soutenir le travail des procureurs aux poursuites criminelles et pénales;
- 1 M$ pour notamment assurer la formation des policiers à l'École nationale de police du Québec et soutenir l'Association des directeurs de police du Québec dans la coordination de l'application de la méthode SEXTO;
- 650 000 $ pour la bonification et la poursuite des stratégies de prévention auprès des jeunes des niveaux primaire et secondaire et de leurs parents par la Sûreté du Québec.
Citations :
« Le sextage et le partage d'images intimes, particulièrement chez les adolescents, sont un phénomène qui peut avoir des conséquences graves et, malheureusement, plusieurs d'entre eux le réalisent trop tard. L'approche SEXTO permet une intervention rapide, ciblée et efficace, grâce à une mobilisation du milieu scolaire, policier et judiciaire autour du même objectif : protéger nos jeunes. Cette méthode a fait ses preuves pour contrer des actes qui, rappelons-le, peuvent être criminels. Le but premier est de sensibiliser les jeunes et les parents. On a tous un rôle pour prévenir ce type de comportement. »
Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité publique, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit et ministre responsable de la région du Nord-du-Québec
« Nos jeunes grandissent dans un monde numérique qui évolue vite. Avec l'approche SEXTO, on pose un geste concret qui s'inscrit directement dans le plan d'action que j'ai lancé cet automne pour prévenir et contrer l'intimidation et la cyberintimidation. C'est essentiel pour offrir aux jeunes des milieux de vie plus sécuritaires et pour veiller à leur bien-être, et je salue cette initiative. »
Kateri Champagne Jourdain, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de la Côte-Nord
« Le partage sans consentement d'images intimes est un véritable fléau chez les adolescents et le gouvernement du Québec agit sur plusieurs fronts pour y mettre fin. Depuis le 4 juin 2025, la Loi visant à contrer le partage sans consentement d'images intimes offre un recours simple et rapide pour prévenir ou faire cesser la diffusion d'une image intime. Le projet SEXTO, offert dans les écoles, s'ajoute donc aux efforts que nous consacrons déjà pour limiter la propagation des images et sensibiliser les jeunes aux conséquences des partages, tant pour les personnes victimes que pour les auteurs. Rappelons qu'un seul texto peut briser quelqu'un; briser son estime, son sentiment de sécurité et sa confiance envers les autres. »
Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et procureur général du Québec
« L'annonce de ces investissements pour mieux protéger les victimes prend particulièrement du sens en cette Semaine de la prévention de la violence et de l'intimidation dans les écoles. Les différents intervenants qui sont appelés à collaborer pour accompagner et défendre les victimes seront ainsi mieux outillés pour agir plus efficacement dans de tels cas. Ils pourront aussi agir davantage en amont pour sensibiliser les jeunes aux conséquences de leurs gestes et empêcher que ces actes répréhensibles n'aient lieu en milieu scolaire. »
Sonia LeBel, ministre de l'Éducation
Faits saillants :
- Créée en 2016 par le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme et le Directeur des poursuites criminelles et pénales en réponse au phénomène du sextage chez les adolescents et adolescentes, la méthode d'intervention SEXTO et son déploiement à l'échelle du Québec ont ensuite été intégrés au Plan d'action concerté pour prévenir et contrer l'intimidation et la cyberintimidation 2020-2025, porté par le ministère de la Famille.
- La méthode d'intervention SEXTO est opérationnelle sur l'ensemble du territoire couvert par les corps de police municipaux et la Sûreté du Québec depuis le printemps 2025.
- La mesure SEXTO s'inscrit dans le Plan d'action concerté pour prévenir et contrer l'intimidation et la cyberintimidation 2025-2030, intitulé Le respect, une valeur à partager. Ce plan préconise la vision d'un Québec où chaque personne se sent respectée dans les sphères de sa vie sociale, scolaire et professionnelle et peut s'épanouir dans la confiance et la sécurité. Il est doté d'une enveloppe de 15 M$ sur cinq ans.
Liens connexes :
Plan d'action concerté pour prévenir et contrer l'intimidation et la cyberintimidation
Rapport d'évaluation de la mesure d'intervention SEXTO
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SOURCE Cabinet du ministre de la Sécurité publique

Source : Maxime Tardif, Attaché de presse, Cabinet du ministre de la Sécurité publique, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit et ministre responsable de la région du Nord-du-Québec, 819 444-7064, [email protected]; Maya Dura, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de la Famille et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, 367 990-2589, [email protected]; Julien Garon, Attaché de presse, Cabinet du ministre de la Justice et procureur général du Québec, 367 995-6635, [email protected]; Marylène Le Houillier, Directrice des communications, Cabinet de la ministre de l'Éducation, 819 383-6625, [email protected] Information : Relations médias, Direction des communications, Ministère de la Sécurité publique, 418 646-6777, poste 30274, [email protected]; Responsable des relations de presse, Ministère de la famille, [email protected]; Relations avec les médias, Ministère de la Justice, [email protected]; Responsable des relations de presse, Ministère de l'Éducation, Ministère de l'Enseignement supérieur, [email protected]
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