Lutte contre le crime organisé - 2 M$ pour contrer le crime organisé en milieu autochtone
Nouvelles fournies par
Cabinet du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure15 juil, 2026, 17:30 ET
QUÉBEC, le 15 juill. 2026 /CNW/ -- Le gouvernement Fréchette poursuit ses efforts pour contrer la criminalité organisée qui touche les communautés autochtones. C'est dans cette optique que le vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et ministre des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, M. Ian Lafrenière, est fier d'annoncer la conclusion d'une entente de 2 M$ avec le gouvernement fédéral pour soutenir le projet d'Équipes mixtes d'enquête visant à contrer les activités criminelles organisées en milieu autochtone.
Cette initiative permettra à Québec :
- d'accroître la collaboration entre la Sûreté du Québec (SQ) et les corps policiers autochtones (CPA);
- d'optimiser le partage de renseignements;
- de mener des enquêtes portant spécifiquement sur les activités criminelles organisées en milieu autochtone;
- d'arrêter les individus impliqués dans ces activités.
Le financement pour l'année 2026-2027 permettra d'intégrer jusqu'à huit corps de police autochtone au sein de diverses équipes d'enquête et de renseignement de la SQ. De plus, un membre de la SQ sera affecté à l'Akwesasne Mohawk Police Service en renfort à une ressource existante, pour accroître la capacité opérationnelle de l'équipe et améliorer le partage de renseignements. Finalement, ces équipes pourront accueillir des membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), favorisant une collaboration accrue entre les corps policiers. Les efforts se concentreront principalement sur le trafic d'armes à feu et de stupéfiants et sur le blanchiment d'argent.
Certaines régions ont été ciblées compte tenu des phénomènes préoccupants qui s'y déroulent :
- L'Abitibi, dont la proximité avec l'Ontario favorise le trafic interprovincial d'opioïdes;
- La Côte-Nord, théâtre d'événements violents opposant des trafiquants de stupéfiants en quête de contrôle de territoires;
- Les villes de Saguenay et de Québec, touchées par des conflits associés aux redevances liées au trafic de stupéfiants;
- La rive-sud de Montréal, en raison de sa proximité avec la frontière américaine, parfois utilisée pour divers trafics;
- La Gaspésie, en raison de sa position maritime et de sa proximité avec le Nouveau-Brunswick, touchée par le trafic transfrontalier de stupéfiants et la présence du crime organisé.
D'autres régions pourront s'ajouter en fonction des priorités et des capacités actuelles des équipes.
Citations :
« Le trafic d'armes à feu et de stupéfiants, l'extorsion et le blanchiment d'argent ne connaissent pas les frontières territoriales; nos réponses non plus. Avec cette entente, nous unissons les forces de la SQ, des corps de police autochtones et de nos partenaires fédéraux pour frapper directement là où ça compte. Je salue le travail des policiers autochtones qui connaissent leur territoire mieux que quiconque : cette collaboration renforcée est un pas de plus vers des communautés plus sûres. »
Ian Lafrenière, vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit
« Le crime organisé n'a pas sa place dans nos communautés. Cette initiative conjointe démontre l'importance de notre partenariat avec les corps policiers autochtones, dont l'expertise et le leadership sont essentiels pour assurer une réponse adaptée et efficace sur le terrain. En renforçant la collaboration entre les forces de l'ordre, nous serons mieux outillés pour perturber les réseaux criminels et lutter contre le trafic d'armes à feu, le trafic de drogues et le blanchiment d'argent dans les territoires autochtones et leurs régions avoisinantes. Le gouvernement du Canada est fier d'appuyer cette initiative essentielle pour renforcer la sécurité de nos communautés partout au Québec. »
M. Gary Anandasangaree, ministre de la Sécurité publique du Canada
« La lutte contre la criminalité organisée exige une collaboration étroite, un partage efficace du renseignement et la mise en commun de nos expertises. En travaillant de concert avec les services policiers autochtones et nos partenaires, nous renforçons notre capacité d'intervention et notre efficacité opérationnelle afin d'assurer la sécurité des communautés. »
Johanne Beausoleil, directrice générale de la Sûreté du Québec
« Nous saluons la création de ces équipes mixtes d'enquête : elles répondent à une préoccupation portée depuis des années par nos communautés et nos directions policières. Leur réussite reposera sur une gouvernance qui inclut les corps policiers autochtones, un partage efficace du renseignement et des ressources qui renforcent la capacité de nos services sur le terrain. »
M. Jean Duchesneau, président de l'Association des directeurs de police des Premières Nations et Inuit du Québec et directeur du Service de police de Wendake
« La lutte contre le crime organisé exige une collaboration étroite entre tous les acteurs de la sécurité publique. Les corps de police des Premières Nations jouent un rôle essentiel, grâce notamment à leur connaissance du territoire et des réalités communautaires. En renforçant les partenariats entre les corps policiers autochtones, la Sûreté du Québec et la GRC, nous nous donnons les moyens d'agir de façon plus concertée, plus efficace et plus durable pour protéger nos populations. »
M. Francis Verreault-Paul, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador
Faits saillants :
- Le financement obtenu dans le cadre de cette entente couvre l'année 2026-2027 et provient du Programme de contribution pour combattre les crimes graves et le crime organisé de Sécurité publique Canada.
- L'initiative permettra d'intégrer jusqu'à huit membres de CPA au sein de différentes équipes d'enquête et de renseignement de la SQ. Un membre de la SQ sera également affecté à l'Akwesasne Mohawk Police Service, s'ajoutant à une ressource déjà présente.
Lien connexe :
Programme de contribution pour combattre les crimes graves et le crime organisé
Pour en savoir plus sur nos activités ministérielles, suivez-nous dans les médias sociaux :
www.facebook.com/securiteinterieureqc
instagram.com/securiteinterieure_qc
SOURCE Cabinet du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure

Source: Maxime Tardif, Attaché de presse, Cabinet du vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, 819 444-7064, [email protected]; Information: Relations médias, Direction des communications, Ministère de la Sécurité intérieure, 418 646-6777, poste 30274, [email protected]
Partager cet article