Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine
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Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)24 mars, 2026, 08:35 ET
MONTRÉAL, le 24 mars 2026 /CNW/ - Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.
Il s'agit d'une première vague de débrayage qui pourrait s'étendre si l'employeur continue de faire traîner les négociations.
Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA
Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l'on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d'imposer ces conditions à l'ensemble de leurs tables de négociation. C'est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.
Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.
La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre
Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d'alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.
« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d'appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu'il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n'accepterons pas qu'elles s'appauvrissent pendant que leurs patrons s'enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN).
« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l'employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu'à dire "assez, c'est assez !" et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n'est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu'ils méritent », conclut-elle.
À propos
La FSSS-CSN est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es travaillant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l'application d'une plateforme salariale, la création d'une mutuelle de formation, l'élaboration d'un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
SOURCE Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Pour plus d'information : Idriss Amraoui; [email protected]; 438 871-2263
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