MONTRÉAL, le 15 févr. 2026 /CNW/ - La Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) a réagi fortement au récent sondage de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), rapporté par La Presse1, concernant l'évolution du vapotage chez les jeunes. Selon les données publiées, « le pourcentage d'adultes qui vapotent est resté relativement stable (5,8 % en 2024 contre 6,7 % en 2023). Chez les jeunes de 16 à 19 ans, il a chuté pour passer de 20 % en 2022 à 13 % en 2024 ». Pour la CDVQ, conclure à un succès des politiques d'interdiction sur cette base est pour le moins naïf et aussi très inquiétant.
« Prétendre que les jeunes vapotent moins parce que les chiffres déclarés diminuent est une lecture déconnectée de la réalité du terrain. Tout le monde sait que le vapotage est plus présent que jamais chez les jeunes. Allez visiter une cour d'école secondaire et vous constaterez le fléau. », a commenté Valérie Gallant, porte-parole de la CDVQ.
L'interdiction n'a pas réglé le problème : elle l'a déplacé
Depuis l'abolition des saveurs par le gouvernement de la CAQ, le marché noir et le commerce en ligne ont connu un essor sans précédent si bien que les produits de vapotage sont devenus plus accessibles que jamais, sans contrôle de qualité et sans vérification d'âge. De plus, cela a privé des dizaines de milliers de fumeurs adultes québécois d'un moyen efficace et reconnu pour arrêter de fumer. « Avant l'abolition des saveurs, les boutiques de vapotage et les dépanneurs effectuaient un contrôle rigoureux de l'âge en exigeant une pièce d'identité. Maintenant, puisque le crime organisé a pris le contrôle de la vente des produits de vapotage, ces produits sont maintenant disponibles dans les cours d'école, sur Instagram, sur des centaines de sites Internet ou par des réseaux parallèles. On a remplacé un marché contrôlé et sécuritaire par un marché noir avec les conséquences que l'on connaît. », a poursuivi Mme Gallant.
Appel à une politique plus lucide et équilibrée
Dans ce contexte, la CDVQ appelle le gouvernement à revoir son approche. Il doit :
- Réévaluer l'interdiction des saveurs pour les adultes ;
- Miser sur l'encadrement et la prévention plutôt que sur la prohibition ;
- Reconnaître que la réduction des méfaits et la protection des jeunes ne sont pas incompatibles.
- S'attaquer sérieusement au marché noir.
« Le Québec doit se doter d'une véritable politique sans fumée qui permettra aux fumeurs d'avoir accès facilement à des produits de cessation tabagique sécuritaires et qui protégera nos jeunes. Présentement, le gouvernement vit dans un monde de licornes et se laisse aveugler par des statistiques qui ne tiennent pas la route dans la réalité quotidienne. », a conclu Valérie Gallant.
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SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984
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