La montée des attaques pousse les entreprises à lutter contre l'IA, bien que d'importantes lacunes en matière de préparation persistent
MONTRÉAL, le 2 mars 2026 /CNW/ - Selon une nouvelle étude de KPMG Canada, la fraude au moyen de IA devient rapidement une menace majeure pour les entreprises canadiennes, près des trois quarts (72 %) d'entre elles ayant perdu jusqu'à 5 % de leurs profits annuels en raison d'escroqueries attribuables à l'IA l'an dernier.
Les résultats soulignent que le paysage de la fraude devient de plus en plus complexe; 81 % des entreprises qui ont été victimes de fraude au cours de la dernière année affirment avoir été victimes d'une attaque facilitée par l'IA, et sept entreprises sur dix ont été ciblées à plus d'une reprise.
Par conséquent, neuf chefs d'entreprise sur dix (94 %) se disent préoccupés par les attaques facilitées par l'IA au cours de l'année à venir. Pourtant, malgré les risques, seulement 26 % ont un plan d'intervention complet et éprouvé pour se défendre contre les attaques facilitées par l'IA comme les hypertrucages et les clones vocaux.
« La fraude facilitée par l'IA change les règles du jeu. Les entreprises canadiennes ne sont pas seulement témoins d'un plus grand nombre de tentatives d'attaque : celles-ci sont plus sophistiquées, plus difficiles à repérer et plus rapides à exécuter, ce qui laisse de nombreuses entreprises vulnérables et mal préparées pour se défendre », a déclaré Myriam Duguay, associée et leader nationale, Juricomptabilité, Forensic - Enquête, Intégrité & Règlement de différends, KPMG au Canada.
« Au-delà des répercussions financières immédiates, les conséquences sur la réputation d'une attaque frauduleuse peuvent être dévastatrices. Une seule escroquerie peut ébranler la confiance des clients, entraîner la perte de clients et causer des dommages durables à la marque d'une entreprise. Aujourd'hui, avec l'augmentation des attaques facilitées par l'IA qui peuvent imiter les interactions commerciales légitimes avec une précision alarmante, la marge d'erreur devient très mince et il est encore plus essentiel d'avoir de solides défenses contre la fraude. »
Les attaques les plus courantes auxquelles les entreprises ont été confrontées étaient des courriels/conversations d'hameçonnage générés par l'IA (60 %), des documents hypertruqués (39 %) et des appels d'usurpation d'identité faisant appel à un clone vocal de membres de la haute direction (24 %).
Faits saillants du sondage :
- 72 % affirment avoir perdu entre un et cinq pour cent des profits de leur entreprise à la suite d'attaques frauduleuses facilitées par l'IA au cours des 12 derniers mois.
- 81 % des 251 chefs d'entreprise canadiens interrogés par KPMG qui ont été victimes de fraude au cours des 12 derniers mois affirment que l'attaque était attribuable à l'IA.
- 72 % des entreprises qui ont été victimes d'attaques frauduleuses alimentées par l'IA l'an dernier affirment avoir été ciblées plus d'une fois
- 94 % des répondants affirment être préoccupés par le risque d'attaques facilitées par l'IA ciblant leur entreprise au cours des 12 prochains mois.
- 26 % affirment avoir un plan officiel, complet et éprouvé d'intervention en cas d'incident de fraude qui couvre explicitement les attaques facilitées par l'IA.
La bataille des robots : Lutter contre la fraude au moyen de l'IA grâce à des outils d'IA
Comme la fraude facilitée par l'IA devient de plus en plus fréquente et difficile à détecter, les entreprises canadiennes déploient de plus en plus l'IA comme outil de défense, plus de la moitié (52 %) d'entre elles affirmant lutter directement contre l'IA au moyen de l'IA en tirant parti de la technologie pour repérer les anomalies, authentifier les utilisateurs et repérer le contenu manipulé.
Reconnaissant la nécessité de renforcer leurs défenses, six répondants sur dix prévoient d'augmenter leurs budgets de prévention et de détection de la fraude jusqu'à 7 % cette année. De plus, 81 % des entreprises offrent une formation de sensibilisation à la fraude à leurs employés tous les 6 à 12 mois. Les principaux domaines d'investissement comprennent la technologie de détection, la formation des employés et les contrôles des transactions, selon le sondage.
« Les entreprises reconnaissent qu'elles font face à une nouvelle réalité dans la lutte contre la fraude, et elles déploient des outils avancés pour suivre le rythme des menaces qui évoluent rapidement, » affirme Marilyn Abate, associée, Services en gestion des risques de KPMG au Canada, qui se spécialise dans les enquêtes de fraude et les enquêtes juricomptables dans le secteur des services financiers. « Bien qu'il s'agisse d'un bon pas en avant, la technologie à elle seule ne suffit pas. Il ne s'agit pas seulement d'acheter de la technologie; il faut donner aux gens les moyens de bien l'utiliser, de combler les lacunes en matière de compétences et d'exécuter des programmes qui évoluent au rythme des menaces.
« La bonne nouvelle, c'est que les entreprises ne restent pas les bras croisés : elles commencent à investir, à s'adapter et à traiter la fraude facilitée par l'IA comme un risque stratégique pour l'entreprise. « Bien que le mouvement prenne de l'ampleur, de nombreuses entreprises ont encore beaucoup de travail à faire pour moderniser et renforcer pleinement leurs défenses contre la fraude en évolution rapide facilitée par l'IA », ajoute-t-elle.
En plus de la formation spécialisée du personnel, mesdames Duguay et Abate font les recommandations suivantes pour améliorer les programmes de lutte contre la fraude à l'ère de l'IA :
- Voir la prévention de la fraude non seulement comme un problème technologique, mais aussi comme une capacité stratégique qui intègre la gouvernance, les talents et la responsabilisation.
- Éviter d'améliorer progressivement les modèles d'exploitation qui étaient en place avant la montée de l'IA et de se fier aux vérifications ponctuelles.
- Utiliser plutôt des contrôles continus fondés sur le risque pour prévenir, détecter et perturber les tentatives de fraude plus tôt dans le cycle de vie.
Pour en savoir plus sur la lutte contre la fraude facilitée par l'IA, visitez KPMG.ca.
À propos du sondage sur la fraude au sein des entreprises de KPMG au Canada
KPMG Canada a mené un sondage auprès de propriétaires d'entreprise ou de cadres supérieurs de 251 entreprises canadiennes au sujet des cas de fraude dont ils ont été victimes. L'enquête s'est déroulée du 4 au 13 février 2026 à l'aide du principal groupe de recherche sur les affaires du Angus Reid Group. Cinquante-cinq pour cent des entreprises sondées ont des revenus bruts annuels de 300 millions à un milliard de dollars; 23 % d'entre elles ont des revenus de 1 milliard de dollars ou plus; et 22 % ont des revenus entre 50 millions et 299,9 millions de dollars. Aucun répondant d'entreprise déclarant des revenus de moins de 50 millions de dollars en revenus annuels n'a été inclus dans l'enquête. Plus de la moitié (62 %) des entreprises sondées sont des sociétés privées et 38 % sont cotées en bourse. Cinquante pour cent sont basés en Ontario, 19 % en Alberta, 13 % en Colombie-Britannique et 10 % au Québec. Les autres répondants proviennent d'autres régions du Canada.
Un mot sur KPMG Canada
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SOURCE KPMG LLP
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