La CAQ refuse des investissements majeurs en transport collectif
DRUMMONDVILLE, QC, le 31 mars 2026 /CNW/ - Les porte-parole de la FTQ et la CSN sont sidérés d'apprendre que, faute d'entente-cadre, la CAQ laissera délibérément dormir la part qui revient au Québec dans le Fonds pour le transport en commun du Canada.
Ainsi, le Québec ne recevra absolument rien pour le développement de son transport collectif, alors que l'Ontario a déjà encaissé plus de deux milliards de dollars.
Une fois de plus, la CAQ nous fait la démonstration des impasses dans lesquelles elle entraîne le Québec dans la plupart des négociations avec le fédéral. Un juste retour fiscal pourrait bénéficier aux usagères et aux usagers du transport, mais aussi aux automobilistes, puisque l'augmentation du transport en commun améliore la fluidité sur les routes.
C'est là une autre preuve du désintérêt complet de la CAQ envers le transport collectif et public : des sommes importantes sont disponibles et le Québec est la seule province à ne pas en profiter. C'est impensable ! L'inaction de la CAQ prive les collectivités québécoises du financement qu'elles réclament pour développer leurs réseaux de transport collectif. Quand on sait à quel point les besoins sont criants et que les sociétés de transport sont contraintes de couper dans leurs services et de reporter des projets essentiels en raison du manque de financement, on ne peut qualifier autrement que d'irresponsable le laxisme de ce gouvernement.
De plus, il est clairement établi que la principale source d'émission de gaz à effet de serre (GES) au Québec est attribuable au transport. Alors que l'Ontario investit les deux tiers de son budget de transport dans le développement du transport collectif, le Québec fait l'inverse : il consacre les deux tiers de l'enveloppe budgétaire du transport au réseau routier.
« La création du Fonds pour le transport en commun du Canada a été annoncée en 2024. C'est incompréhensible et révoltant que le gouvernement du Québec n'ait pas encore d'entente-cadre comme en a l'Ontario. Pendant ce temps, on retarde la création d'emplois pour la fabrication et pour l'opération des tramways et des autres véhicules de transport collectif. Ce laxisme explique en partie le report de l'atteinte des cibles de réduction de GES du Québec. Ce n'est cependant pas surprenant, étant donné le bilan désastreux de la CAQ en matière de transport collectif », affirment conjointement Caroline Senneville, présidente de la CSN, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.
Il n'y a aucun plan pour soutenir réellement les sociétés de transport. Nous réclamons un transport collectif et public abordable, efficace et accessible à toutes et à tous.
Le financement du transport collectif n'est pas une ligne de dépense comptable à réduire : c'est un service public indispensable. La logique de la recherche de rentabilité à tout prix ne tient pas la route pour les services publics. Demandons-nous aux hôpitaux et aux écoles d'être rentables ? Non ! Alors, pourquoi appliquer cette logique au transport en commun ? C'est une question de vision et de projet de société.
Nous réclamons un financement suffisant et pérenne, en ce qui concerne les opérations des sociétés de transport et le développement d'une offre à la hauteur des besoins en mobilité durable et abordable.
Ces aberrations doivent cesser. L'inaction ne fera qu'aggraver la situation.
« Diriger le Québec par improvisation a ses limites. Les besoins sont criants. Les solutions existent. L'argent est sur la table. Ce qu'il manque, c'est la volonté politique », de conclure Caroline Senneville et Olivier Carrière.
Ensemble, la CSN et la FTQ représentent près d'un million de personnes syndiquées.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour plus d'informations : Thierry Larivière (CSN) - 514 966-4380; David Francke-Robitaille (FTQ) - 514 961-4489
Partager cet article