Réaction de la FTQ au discours inaugural de la CAQ - Les travailleuses et les travailleurs ne sont pas dans les priorités gouvernementales
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(FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec05 mai, 2026, 17:27 ET
MONTRÉAL, le 5 mai 2026 /CNW/ - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du discours d'ouverture prononcé cet après-midi par la première ministre, Christine Fréchette, mais reste sur sa faim en ce qui a trait à un véritable projet de société pour le Québec.
À l'heure actuelle, la plus grande priorité des Québécoises et des Québécois est l'augmentation du coût de la vie. Le coût de l'épicerie et du logement monte en flèche. Or, la seule mesure annoncée pour venir en aide à la population vise une infime minorité, soit les acheteurs d'une première résidence. Les priorités des travailleuses et des travailleurs trouvent très peu d'écho dans ce discours inaugural.
« On déplore le fait qu'il n'y ait aucune véritable mesure structurante pour lutter contre le coût de la vie, entre autres pour le panier d'épicerie, pour les locataires et les personnes âgées qui vivent dans la pauvreté. Un discours d'ouverture qui leur donne très peu d'espoir de voir leur situation s'améliorer », déplore le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.
Par ailleurs, la FTQ salue l'engagement du gouvernement de modifier la réglementation d'approvisionnement gouvernemental afin de maximiser l'obtention de contrats publics pour les entreprises québécoises. Il est inacceptable que des contrats municipaux ou gouvernementaux échappent aux entreprises locales au profit d'entreprises américaines en raison de critères d'appels d'offres qui ne sont pas adaptés à la situation économique.
« Quant au projet de loi sur la constitution, il aurait été sage de le mettre de côté et d'amorcer une démarche consultative à la mesure de l'importance du projet de loi pour donner au Québec une constitution qui fait l'unanimité et non pas le projet d'un ministre qui s'entête à vouloir avoir raison à tout prix. Il faut appeler un chat un chat, il n'y a aucune adhésion à ce projet. Une constitution, ça ne s'écrit pas sur un coin de table », conclut Olivier Carrière.
La FTQ rappelle que bâtir l'avenir du Québec se fait avec les travailleuses et les travailleurs, ainsi qu'avec l'ensemble de la société civile. Cela passe par un retour à un véritable dialogue social et par la mise en place d'une politique industrielle ambitieuse, capable de répondre aux défis économiques et sociaux actuels. La première ministre n'a envoyé aucun signal sur ces deux fronts.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
SOURCE (FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809, [email protected]
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