L'urgence d'une politique industrielle au Québec
MONTRÉAL, le 22 août 2026 /CNW/ -- Le Syndicat des Métallos presse l'actuel gouvernement du Québec ainsi que tous les candidats aux prochaines élections, de mettre le cap sur une politique industrielle cohérente et de prendre les moyens pour sauvegarder les emplois menacés par la guerre tarifaire, de concert avec le fédéral.
Les Métallos seront très attentifs aux mesures de soutien d'urgence annoncées dans les prochains jours. Elles devront atteindre leur cible ultime, soit les travailleur.euse.s affecté.e.s. Les premiers signaux d'un ralentissement économique se font sentir et l'entrée en vigueur de nouveaux tarifs ne peut qu'alourdir la tendance, observe le Syndicat, qui appelle de ses vœux une politique industrielle plus vigoureuse de la part des gouvernements.
« Ces dernières années, le gouvernement du Québec s'est acharné à casser du sucre sur le dos des travailleur.euse.s et de leur syndicats. On a plutôt besoin d'une collaboration pour que le Québec se dote d'une politique industrielle. Il en va de la résilience de notre économie. À l'aube des élections, les partis doivent s'engager pour assurer l'avenir des bons emplois au Québec et travailler de concert en ce sens avec les organisations syndicales représentant les travailleur.euse.s », souligne le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.
Le Québec doit faire davantage avec les ressources naturelles que sont le bois, l'aluminium, l'acier et nos autres minerais stratégiques et le gouvernement doit donner l'impulsion en ce sens, soulignent les Métallos. « Ça commence par s'assurer qu'on utilise notre bois, notre acier et notre aluminium et tout ce qui est produit ici, dans les contrats publics et les projet financés par les différents paliers de gouvernement. On ne veut plus voir des ponts construits avec de l'acier étranger », renchérit Nicolas Lapierre.
Les Métallos demandent aux autorités de redoubler d'ardeur devant le dumping sur le marché local de produits en provenance de pays aux pratiques commerciales déloyales. « C'est pas normal qu'il soit pratiquement impossible d'acheter dans nos quincailleries des boulons fabriqués ici, alors que nos membres à Marieville en fabriquent et qu'en plus ils sont de qualité. Il faut surveiller nos frontières pour empêcher d'être inondés par les produits qui ont plus de difficulté à entrer aux États-Unis », poursuit Nicolas Lapierre.
« Il faut faire converger nos différents leviers pour que chaque dollar investi au Québec, chaque subvention gouvernementale, chaque crédit d'impôt, chaque dépense en infrastructure, chaque contrat d'électricité avantageux soit assorti d'exigences en matière de maintien et de création d'emploi au Québec. L'économie, en bout de ligne, ce sont des hommes et des femmes qui travaillent ici, font vivre leur famille, consomment ici. C'est pour eux et elles qu'il faut réfléchir à une politique industrielle pour maximiser les retombées économiques ici », conclut le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre, qui invite par ailleurs le gouvernement fédéral à renforcer les programmes d'assurance emploi et à pérenniser les mesures temporaires déjà mises en place, notamment quant au travail partagé.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.
SOURCE Syndicat des Métallos (FTQ)

Renseignements : Clairandrée Cauchy, 514 774-4001, [email protected]
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