L'incertitude économique continuera de peser sur le marché de l'habitation : SCHL
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Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)22 juil, 2026, 10:00 ET
OTTAWA, ON, July 22, 2026 /CNW/ -- L'activité sur le marché de l'habitation devrait demeurer modérée tout au long de 2026, car l'incertitude économique, le ralentissement de la croissance démographique, les coûts d'emprunt élevés et la croissance des revenus modeste limitent la demande de logements au Canada. C'est ce que révèle la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) dans sa mise à jour de mi-année des Perspectives du marché l'habitation 2026. En plus des perspectives nationales, la SCHL publie des données prévisionnelles pour 18 marchés partout au pays.
L'économie du Canada devrait croître lentement en 2026. Elle sera soutenue par les dépenses de consommation, les investissements publics et les exportations. Cependant, l'incertitude demeure élevée puisque les tensions géopolitiques, surtout le conflit entre les États-Unis et l'Iran, risquent de faire monter l'inflation temporairement. De plus, l'incertitude commerciale entre les États-Unis et le Canada continue d'influencer les investissements des entreprises et les décisions d'embauche. Comme la demande de logements demeure modérée, les prix des habitations devraient baisser en 2026 avant de revenir à une croissance modeste en 2027 et en 2028.
On s'attend à ce que les ventes de logements se rétablissent graduellement jusqu'à la fin de 2028, mais demeurent inférieures aux niveaux observés au cours de la dernière décennie. Les conditions du marché de la propriété devraient différer d'une région à l'autre au Canada. Les ventes devraient rester élevées dans les marchés des Prairies, où la croissance des prix sera probablement la plus forte. Le Québec devrait quant à lui enregistrer de modestes hausses des prix en raison des conditions du marché, qui y sont plus équilibrées qu'ailleurs. Du côté de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, les problèmes d'abordabilité devraient persister. De plus, l'activité devrait s'affaiblir sur le marché de l'habitation.
Les mises en chantier d'habitations devraient continuer de diminuer tout au long de la période de prévision, car les constructeurs réagissent à la faiblesse de la demande, aux stocks importants et aux coûts de construction élevés. On s'attend à ce que les niveaux de construction soient faibles par rapport aux moyennes historiques en Ontario et en Colombie-Britannique, en particulier sur les marchés des copropriétés. On prévoit aussi que l'activité dans les Prairies et au Québec ralentira par rapport aux récents sommets.
La construction de logements locatifs devrait diminuer graduellement par rapport aux sommets de 2025. Il sera important de maintenir une offre durable de logements locatifs neufs pour répondre aux besoins futurs en matière de logement. En effet, les conditions économiques devraient s'améliorer vers la fin de l'horizon prévisionnel et de plus en plus de nouveaux ménages locataires devraient entrer sur le marché.
On s'attend à ce que le marché locatif continue de se détendre à mesure que l'offre augmentera, surtout dans les grands centres. La hausse des taux d'inoccupation dans des marchés comme Toronto, Vancouver et Montréal devrait ralentir la croissance moyenne des loyers, en particulier pour les loyers demandés. Dans les Prairies, les loyers devraient augmenter légèrement, car la demande y est forte par rapport à d'autres marchés. Partout au Canada, les problèmes d'abordabilité persisteront, car les loyers demeureront élevés par rapport aux revenus.
« Les baisses de prix n'ont pas encore suffi à ramener la demande sur le marché, car l'incertitude économique, la croissance des revenus et les conditions d'emprunt ont toutes éloigné les acheteurs. Nous nous attendons à ce que les conditions s'améliorent à moyen terme. Toutefois, la construction résidentielle devrait encore être freinée, car le secteur tient compte des stocks élevés d'aujourd'hui et de l'affaiblissement de la demande. »
- Kevin Hughes, économiste en chef adjoint, SCHL
Consultez le rapport complet, qui comprend des données prévisionnelles pour 18 marchés à travers le Canada, sur l'Observateur du logement de la SCHL.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est une société d'État fédérale et le pilier du système canadien du logement. Depuis plus de 80 ans, la SCHL appuie le fonctionnement des marchés du logement partout au pays au moyen de solutions de financement du logement, y compris l'assurance prêt hypothécaire et la titrisation, tout en fournissant des données, des résultats de recherche et des renseignements sur le marché fiables et impartiaux pour éclairer la prise de décisions et l'élaboration de politiques. Grâce à sa présence d'un bout à l'autre du pays, à son expertise approfondie en matière d'économie et de financement du logement et à son point de vue de l'ensemble du système, la SCHL favorise un marché du logement plus stable et efficace qui soutient les ménages, les collectivités et l'économie en général.
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Liens connexes :
- Mise à jour sur le marché locatif de mi-année 2026 | SCHL
- Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026 | SCHL
- Rapport sur l'offre de logements - printemps 2026 | SCHL
- Au-delà de Toronto et Vancouver : problèmes d'abordabilité au Canada | SCHL
SOURCE Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)

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