OTTAWA, ON, le 9 juill. 2026 /CNW/ - Les incertitudes commerciales avec les États-Unis et le conflit au Moyen-Orient continuent de peser sur l'économie canadienne. C'est ce qui ressort d'une nouvelle analyse de Signal49 Recherche, qui prévoit une croissance du PIB de seulement 0,5 % en 2026.
« L'économie canadienne traverse une période de turbulences avant un retour à la stabilité, alors que les consommateurs ressentent les effets de divers facteurs nationaux et internationaux qui alimentent l'inflation », déclare Pedro Antunes, économiste en chef à Signal49 Recherche. « Même si d'importants risques à la baisse pèsent sur nos prévisions cette année, les perspectives de croissance pourraient nettement s'améliorer en 2027 si les tensions commerciales s'atténuent. Nous tablons sur une croissance du PIB canadien de 2,1 % l'an prochain. »
L'Accord Canada-États-Unis-Mexique constitue le principal frein à l'économie canadienne en 2026. Les prévisions de Signal49 Recherche reposent toutefois sur l'hypothèse d'un assouplissement marqué des mesures tarifaires d'ici la fin de l'année, à l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis. Aux États-Unis, une inflation persistante, alimentée par la hausse des prix de l'énergie et les droits de douane, pourrait d'ailleurs inciter l'administration américaine à assouplir plusieurs de ces mesures tarifaires et à concentrer ses efforts sur des secteurs ciblés de longue date, comme l'automobile, les pièces pour automobiles et l'acier.
Dans ce contexte, la Réserve fédérale américaine doit composer avec des impératifs complexes. Bien que le choc énergétique ait joué un rôle, les droits de douane accentuent davantage les pressions inflationnistes aux États-Unis qu'au Canada. Signal49 Recherche prévoit que l'inflation américaine atteindra 3,6 % en 2026, ce qui pourrait amener la Fed à relever ses taux plutôt qu'à les réduire. De son côté, la Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % tout au long de l'horizon prévisionnel, la faiblesse de la croissance intérieure et le taux de chômage élevé contribuant à contenir les pressions inflationnistes.
Malgré la récession technique et la faible confiance des consommateurs, les dépenses sont demeurées vigoureuses et devraient le rester d'ici la fin de 2026. La hausse des prix de l'essence, alimentée par le conflit au Moyen-Orient, a accéléré la progression annuelle de l'indice des prix à la consommation au Canada. Toutefois, ces pressions ne se sont pas encore propagées de façon marquée aux composantes excluant l'énergie, signe d'une demande plus faible.
Par ailleurs, le ralentissement démographique lié aux changements apportés à la politique d'immigration se répercute à la fois sur le marché du travail et sur celui de l'habitation. Malgré de modestes gains d'emplois tout au long de la période de prévision, le taux de chômage devrait reculer, car la faible croissance de la population active limitera l'offre de main-d'œuvre. Du côté de l'habitation, alors que les logements achevés mais inoccupés atteignent un niveau record, on s'attend à ce que les constructeurs réduisent le nombre de nouvelles mises en chantier, surtout compte tenu du ralentissement démographique attendu au cours des prochaines années. Ces dernières années, les mises en chantier ont été soutenues par la construction d'immeubles d'appartements locatifs, mais ces projets avaient été lancés avant que la nouvelle politique d'immigration ne freine la demande pour ce type de logements.
L'investissement des entreprises au Canada demeure quant à lui à la traîne, après avoir reculé pendant cinq trimestres consécutifs jusqu'au premier trimestre de 2026. Une hausse des dépenses en machines et matériel, en exploration minière, en bâtiments non résidentiels et en logiciels a toutefois contribué à compenser ce repli, sans pour autant suffire à empêcher une contraction globale. Même si le portrait d'ensemble demeure sombre, la confiance des entreprises a cessé de s'éroder au premier trimestre de l'année, malgré les pressions tarifaires persistantes et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Malgré leurs déficits actuels, les gouvernements fédéral et provinciaux misent sur les grands projets et les chantiers prioritaires. La plupart des provinces ont mis en place d'ambitieux plans d'investissement public, tandis que le gouvernement fédéral cherche à stimuler l'investissement du secteur privé. Outre l'augmentation des dépenses de défense, la simplification des processus d'approbation par le Bureau des grands projets vise également à accélérer la réalisation des projets. Le plan plus vaste du gouvernement fédéral, qui vise à mobiliser 500 milliards de dollars d'investissements, s'avère ambitieux : il devrait soutenir l'économie au cours des prochaines années, et ses retombées devraient stimuler la croissance à long terme.
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SOURCE Signal49 Research

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